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La fraude à la SNCF, c'est 300 millions d'euros par an

jeudi 29 août 2013 à 14:43 France Bleu

Selon une estimation du ministère des Transports, la fraude aux titres de transports représente un manque à gagner annuel d'environ 300 millions d'euros pour la SNCF. La RATP, quant à elle, chiffre à 100 millions d'euros les pertes liées à la fraude. Le ministère prévoit d'intensifier les actions menées conjointement par les services de sécurité de la RATP et la SNCF et les forces de l'Ordre.

SNCF train
SNCF train © Fotolia.com

Sélectionner une réduction à laquelle on n'a pas droit, prendre un billet ne correspondant pas au trajet prévu, voire voyager sans billet : la fraude aux titres de transports est chose courante à la SNCF. Au total, chaque année, le manque à gagner pour la société de chemins de fer est d'environ 300 millions d'euros. 

Le chiffre est donné par le ministre des Transports Frédéric Cuviller, dans une réponse à un député UMP publiée ce mardi au Journal Officiel. Un chiffre considérable, qui égale presque le bénéfice net enregistré par la SNCF en 2012 (383 millions d'euros). Et ce malgré les moyens déployés par l'entreprise : 10.000 contrôleurs sillonent les voies, dont 1.600 "ne mènent que des actions anti-fraude ". 

Le tramway et le bus plus touchés que le métro

A la RATP, les chiffres de la fraude sont moindres, mais atteignent tout de même une moyenne annuelle de 100 millions d'euros. Comme pour les chemins de fer, l'essentiel de ces fraudes concernent des titres non validés ou des voyages sans billet. Mais en outre, le ministère nous apprend que la fraude concerne plus les modes de transport en surface, c'est-à-dire le tramway et le bus, que le métro et le RER. 

Conséquence : les moyens de contrôle vont être renforcés, notamment, annonce Frédéric Cuviller, avec le renforcement "des actions conjointes des services internes de sécurité (...) à la SNCF ou à la RATP, et des forces de l'ordre de la police et de la gendarmerie nationales ou des polices municipales ". 

La SNCF, de son côté, affirme mettre en place une veille accrue sur la revente de billets sur internet et sur les fraudes aux abonnements. Selon une source interne citée par nos confrères du Figaro , la compagnie fait la différence entre "la fraude systématique pratiquée par les usagers qui ne paient jamais leurs billets, la fraude involontaire de ceux qui n'ont pas eu le temps de prendre leurs billets, et la falsification de billets ".