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La piscine, cet infernal bouillon de culture

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Par , France Bleu

Claire, fraiche et transparente, la belle piscine de vos vacances ? Nenni : même bien entretenue, les piscines sont de véritables marmites de déchets en décomposition où croupissent joyeusement microbes en tout genre, vieux cheveux, morve et reliefs de peaux mortes. A vous faire regretter les plages bondées : voyage dans l’enfer du grand bain avec nos confrères de Slate.fr qui ont mené l'enquête.

Dans le bel intérieur carrelé de la paisible piscine des vacances, une horrible soupe de déchets organiques.
Dans le bel intérieur carrelé de la paisible piscine des vacances, une horrible soupe de déchets organiques. © Maxppp

Vous en aviez rêvé sous la clim glacée du 33ème étage de votre bureau. Vous en creviez d’envie devant la télé quand, maudissant, amer et blafard, l’hiver qui s’éternise, la pluie tombait dehors sur le béton boueux. Six mois plus tard, hop, cochet devant, laquais derrière, il fait chaud sur la départementale des vacances et maintenant Elle est là, vous tend les bras, comme le juste retour d’une vilaine année morose.

Elle , c’est la piscine de l’été. Celle de votre ami Jean-Louis, de votre tante Sophie. Ou du camping des Glouglous Fleuris , de la résidence du Pré-Mazout , de la colo des Enfants joyeux . Ou, mais c’est moins rigolo, de votre municipalité chérie de Saint-Mouze-le-Val.

Morve, peaux mortes, excréments et vilains microbes

Un maillot, un bonnet, une serviette, ou rien du tout, vous voilà prêt à sauter dans l'eau limpide et fraîche. Un éclair de conscience vous retient comme un hoquet avant la dinde trop faisandée : et si c'était un piège ? Bien joué. La maligne cache bien son jeu : elle est un atroce bouillon de culture, dans lequel flotte vicieusement tout un tas de sales choses. Nos confrères de Slate.fr, qui ont mené l’enquête, en font un inventaire rapide bien que non-exhaustif : cheveux, peaux mortes, résidus de déodorant. Mais aussi morve, poils, urine et excréments, en quantité particulièrement non négligeable. Sans compter les milliards de vilains virus et bactéries plus ou moins dangereux qui s’y ébrouent avec joie.

Un nageur qui barbote pendant deux heures dans une piscine excrète entre 20 et 80 millilitres d’urine et produit entre 10 centilitres et 1 litre de sueur

Gloups, vous entends-je gloupser… Vous avez raison : d’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, sollicitée par Cécile Cazenave, journaliste chez Slate , un nageur qui barbote pendant deux heures dans une piscine excrète entre 20 et 80 millilitres d’urine et produit entre 10 centilitres et 1 litre de sueur. Pas de panique, le chlore est là pour dégrader l’ensemble. Sauf qu’il lui faut du temps. Beaucoup de temps.

Et que pendant que les milliards de bactéries et autres joyeusetés du genre se disperseront allègrement dans l’eau bleue où jouent, innocents, les enfants de la cousine Julie, le chlore, lui, dégradera laborieusement tout ce qui lui tombe sous la main. Le problème, c’est qu’entre l’indigeste résidu de cheveux et le microscopique amalgame de vilains virus gastroentériteux, le chlore ne fait pas la différence et ne met pas de priorité : pendant que lui mange, les autres prolifèrent…

Plus l’eau sent le chlore, moins elle est propre

La forte odeur de chlore qui vous prend au nez à l’approche de la galère du petit bain vous rassure ? Raté. Complètement raté. Out, over. Slate.fr explique : "Les molécules de chlore vont d’abord se combiner avec la matière organique apportée par les baigneurs et tenter de l’oxyder pour l’éliminer. Cette réaction forme de nouvelles molécules appelées "chloramines "." Or ce sont ces chloramines qui sentent vraiment mauvais et vous picotent les naseaux : si l’eau sent, c’est que la réaction chimique n’est pas terminée. Et l’eau, déjà vous dites-vous, sent quand même très souvent…

La seule riposte efficace est de prendre garde à ce que chaque baigneur prenne une vraie douche avant de sauter dans l’eau. Vous passerez pour un saint en appliquant la maxime autour de la piscine de la tante Sophie. Et à la piscine municipale, pour un très grand malade.

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