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La rentrée scolaire s'annonce tendue dans les Pyrénées-Orientales

mercredi 28 août 2013 à 17:40 Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon

Les enseignants pourraient bien se mettre en grève dans plusieurs établissements scolaires des Pyrénées-Orientales le jour de la rentrée, mardi 3 septembre. Les syndicats dénoncent notamment des classes surchargées. L'inspection d'académie se veut confiante.

Conférence de presse de la FSU
Conférence de presse de la FSU © Radio France - Mathieu Ferri

La rentrée s'annonce  tendue dans les établissements scolaires du département des Pyrénées-Orientales. Dans plusieurs lycées, les professeurs menacent déjà de faire grève face au manque de moyens. Un préavis a été déposé pour le jour de la rentrée, mardi 2 septembre,  au lycée Arago de Perpignan, dans les collèges Jean-Macé, et Albert-Camus, mais aussi dans les établissements de Font-Romeu .23 postes équivalent temps-plein ont pourtant été créés dans le primaire, pour cette première rentrée vraiment façonnée par le ministre socialiste Vincent Peillon  mais si c'est mieux que rien, ce n'est pas assez disent les syndicats. Car la population continue d'augmenter dans le département, et avec elle le nombre d'élèves : 441 petits nouveaux devraient arriver en primaire, pour seulement 10 nouvelles classes.

Des classes, malgré ces efforts, qui restent bondées . Au lycée, la norme du rectorat est de 36 par classe, c'est une moyenne, par endroit ça monte à 37ou  38. Les profs qui n'ont que 34 élèves s'estiment heureux, alors que c'est déjà beaucoup. C'est d'ailleurs dans le secondaire que la préoccupation est la plus grande.

En maternelle et en primaire, il y a toujours un ajustement après la rentrée, les inspecteurs font le tour des écoles, et redéploient les instituteurs en fonction du nombre d'élèves mais au collège et au lycée, ce système n'existe pas, les effectifs des élèves et des profs sont prévus à la fin de l'année scolaire précédente, et ils ne sont pas revus ensuite. Résultat, les prévisions ne sont pas toujours justes , mais on ne peut rien changer ensuite. Les encadrants sont donc obligés de bricoler à la rentrée, figé dans ce carcan, en faisant appel parfois à des personnels en contrat précaire pour boucher les trous.

Les enseignants ne veulent pas parler que de chiffres, ils mettent en avant la qualité de l'enseignement car en plus du manque de bras et de têtes pour éduquer les élèves, il y a tout le reste : la crise et les difficultés des familles que les profs se reçoivent de plein fouet et  certains craquent , et n'hésitent plus à démissionner.

La grève ou pas sera décidée le jour même de la rentrée, en fonction de l'humeur des personnels. De son côté l'inspection reste confiante, une rencontre a déjà eu lieu avec les syndicats et tout le monde espère que ce préavis de grève sera levé d'ici mardi prochain.

Rentrée 01 SNES

Rentrée 02 FSU