Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Le gouvernement renonce à limiter le salaire des grands patrons

-
Par , France Bleu

Le "dialogue" plutôt que la réglementation. Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a expliqué ce vendredi qu'il n'y aurait finalement pas de loi pour encadrer la rémunération des dirigeants des grandes entreprises. C'était pourtant une promesse du candidat Hollande.

Le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici.
Le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici. © Maxppp

Les syndicats patronaux "se sont engagés"

"Il n’y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises, j’ai choisi d’agir dans le dialogue", explique Pierre Moscovici dans un entretien aux Echos, ce vendredi. Projet défendu par le gouvernement depuis l'élection de François Hollande, l'encadrement des rémunérations des patrons des grandes entreprises privées, annoncé parfois avant l'été, ne verra donc pas le jour.Le ministre de l'Economie estime que les garanties données par le Medef et l'Afep (l'Association française des entreprises privées) sont suffisantes. "Ils se sont engagés à présenter rapidement un renforcement ambitieux de leur code de gouvernance", explique-t-il. L'enjeu : changer les règles qui permettent de définir les rémunérations de ces patrons, en y associant notamment l’assemblée des actionnaires.Bercy assure cependant rester vigilant. "Nous préférons miser sur une 'autorégulation exigeante'. Mais attention : si les décisions annoncées ne sont pas à la hauteur, nous nous réservons la possibilité de légiférer", avertit le ministre.

Nouvelle couleuvre à avaler pour l'aile gauche de la majorité

Politiquement, cette décision pourrait avoir des conséquences au sein de la majorité et braquer l'aile la plus à gauche. Interrogé sur ce point, le député PS Jean-Christophe Cambadélis a refusé de qualifier ce choix de "reculade", mais a concédé ne pas être "au niveau que nous nous étions nous-mêmes fixé". "La réalité de la crise est complexe, c'est très, très difficile aujourd'hui de faire passer ce type de loi dans un moment où nous avons besoin de tous pour avancer", a-t-il regretté sur iTélé.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéoL'interview politique de Christophe Barbier - Jean-Christophe CambadélisLa taxe à 75% durera bien deux ans

Autre promesse du candidat Hollande : la fameuse taxe à 75% pour les salaires dépassant le million d'euros annuel, dont le champ d'application a été réduit puisqu'elle ne sera plus payée par les salariés eux-mêmes, mais par les employeurs. Pierre Moscovici donne dans son interview un calendrier.Le projet de loi sera présenté au Parlement "dans le cadre du budget 2014, et aura une durée limitée à deux ans", explique le ministre.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess