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Le prix des médicaments pourrait être trois fois moins cher

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Par France Bleu

Une étude présentée hier estime que la France pourrait réduire ses dépenses de médicaments de 10 milliards d'euros en trois ans. La solution, très simple, consisterait à aligner le prix des médicaments sur les tarifs pratiqués par les voisins européens, jusqu'à trois fois moins chers que les nôtres.

Médicaments
Médicaments © Radio France

La France pourrait faire de fortes économies sur les médicaments sans négliger la santé des patients. Lundi 24 juin, la députée écologiste européenne Michèle Rivasi, le pharmacien Serge Rader et le professeur Philippe Even ont publié une étude sur le prix des médicaments.

Comparés à nos voisins européens, la France est l'un des pays où les dépenses de médicaments sont les plus élevées. Comme le précise Serge Rader : "En Italie, on constate que le coût des médicaments en ville et à l'hôpital s'élève pour 2012 à 17,8 milliards d'euros contre 35,5 milliards pour la France, soit 85% de plus à populations égales pour les mêmes résultats sanitaires", dont 33 milliards d'euros concernent des médicaments remboursés par la Sécurité sociale.

Des médicaments trop chers et pas plus efficaces

L'étude met notamment en cause trois dysfonctionnements :

Les Français n'ont pas recours systématiquement aux génériques. En France, le princeps (médicament original) représente 69 % du marché contre 40 à 50 % en Grande-Bretagne et en Allemagne ou encore 20 % aux Etats-Unis alors que son prix reste bien supérieur à celui des génériques produits.Les médecins prescrivent trop souvent des médicaments "plus récents et plus chers" que les "chefs de file", alors que, selon Serge Rader, ils sont "aussi efficaces et moins onéreux", notamment en matière d'antidiabétiques.Des protections "anormales de médicaments franco-français" qui n'ont pas de version générique et certains cas où leur remboursement est injustifié. En 2012, la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) avait annoncé une dépense de médicaments en baisse de 0,8 %. Une très faible diminution en comparaison avec l'Italie où cette même dépense a été réduite de 9,08 %. Pourtant, Michèle Rivasi, Serge Rader et Philippe Even listent une série de dix mesures permettant de réaliser 10 milliards d'économies sur trois ans . Ils suggèrent, entre autre, de remplacer la marge commerciale des grossistes par des honoraires, au moins pour les médicaments les plus chers du marché, assurant ainsi une indépendance entre le circuit de distribution et les prix. Et souhaitent libérer les médecins de "l'influence des laboratoires" en leur fournissant une information indépendante.

La démarche permettrait de favoriser "la renaissance d'une recherche publique" mais prendra du temps. Des négociations sont en cours entre les syndicats de pharmaciens et l'assurance maladie mais l'étude note que "les tentatives d'évolution actuelle s'éternisent".

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