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A Liévin, l'église Saint Amé inaugure ses nouveaux vitraux en hommage aux mineurs tués en 1974

mercredi 27 novembre 2013 à 9:25 Par Claire Mesureur et Eric Turpin, France Bleu Nord

Quarante ans après la catastrophe minière de Liévin qui a fait 42 morts, l'église Saint Amé dévoile ses nouveaux vitraux. La ville a fait appel en 2008 à l'artiste Judith Debruyn. Elle a réalisé une quarantaine de vitraux qui évoquent la catastrophe. L'inauguration a lieu le mercredi 4 décembre.

Les nouveaux vitraux de l'église Saint Amé de Liévin
Les nouveaux vitraux de l'église Saint Amé de Liévin © Ville de Liévin

C’était le 27 décembre 1974, un immense coup de grisou. Il n'était pas encore 6h30. Les mineurs reprenaient le travail après quatre jours d'arrêt pour les fêtes de Noël. La déflagration est terrible. Le coup de grisou fait 42 morts et 6 blessés graves, C’est la plus grande catastrophe minière du 20e siècle après celle de Courrières en 1906.

Depuis, Liévin n'en finit pas de se souvenir. Le chevalement est encore debout, entretenu avec dévotion par les élus. En 1994, un monument est érigé grâce à une souscription publique, sur le rond-point juste à côté, et l'horloge de l'église Saint Amé est restée bloquée sur cette heure fatidique : 6h17.

A son tour, l’église Saint Amé rend un nouvel hommage aux victimes de la catastrophe. Érigée en 1876, à peu près au moment où on découvrait le charbon à Liévin, elle avait été rasée en 1915 durant la Première Guerre mondiale. Elle avait été reconstruite à l'identique. Mais faute de moyens, à la place des vitraux, du plastique teinté qui ne donnaient pas d'âme à l'édifice!

Le mal est donc maintenant réparé. La semaine prochaine, à l'occasion de la Sainte Barbe, la ville inaugure un ensemble d'une quarantaine de vitraux qui redonnent des couleurs, à la fois à l'église mais aussi au quartier qui l'entoure.

Judith Debruyn redonne du sens à l'histoire

Judith Debruyn, maître verrier - Radio France
Judith Debruyn, maître verrier © Radio France

Et des vitraux donc, qui rendent hommage à la corporation minière et aux victimes de la catastrophe, mais pas seulement. Judith Debruyn, l'artiste à qui la ville a confié le chantier, a voulu surtout redonner du sens et un visage à l'histoire.

On aurait pu imaginer des vitraux résolument contemporains qui tranchent avec le caractère historique de l'édifice, mais en l'occurrence, Judith Debruyn a donné dans l'hyper réalisme.

Ces vitraux sont des scènes de la vie quotidienne : la ducasse, le marché, le retour du mineur à la maison, et bien sûr Sainte Barbe qui trône au dessus de l'entrée de l'église.

Tout ça, c'est plein de couleurs. Quand le soleil donne, c'est tout le chœur de l'église qui resplendit. Saint Amé a retrouvé son âme. Et pour ne pas oublier les 42 victimes de la catastrophe, leurs noms apparaissent en transparence, de part et d'autre de la Sainte Barbe.

Les vitraux seront inaugurés le mercredi 4 décembre, le jour de la Sainte Barbe, de la fête des mineurs, entre autres. Et pour l'occasion l'église sera éclairée de l'intérieur tous les soirs jusqu'à la fin de l'année pour donner encore plus de relief à l'œuvre de l'artiste.

 

L'église Saint Amé de Liévin dévoile ses nouveaux vitraux