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Bien-être - Santé

Pénurie d'Amétycine : Jean-Marie n'a plus de chimiothérapie

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Par , France Bleu Nord

Depuis la mi-avril, Jean-Marie Semet n'a plus de séance de chimiothérapie. pourtant, ce patient atteint d'un cancer de la vessie n'était pas arrivé au bout du protocole prévu par son urologue. Mais en raison d'une pénurie d'Amétycine, un médicament anti-cancéreux, il ne peut plus être soigné.

Huit séances de chimiothérapie avaient été prescrites à Jean-Marie, mais le traitement de ce patient atteint d'un cancer de la vessie a été interrompu. En cause : une rupture de stock d'Amétycine.
Huit séances de chimiothérapie avaient été prescrites à Jean-Marie, mais le traitement de ce patient atteint d'un cancer de la vessie a été interrompu. En cause : une rupture de stock d'Amétycine. © Radio France - Claire Checcaglini

Nord-Pas-de-Calais, France

Messages postés sur Facebook, sur Twitter, courriers envoyés à la presse... Depuis plusieurs semaines, Jean-Marie Semet multiplie les alertes pour expliquer sa situation. Atteint d'un cancer de la vessie,  il  n'a pas pu bénéficier d'une chimiothérapie complète en raison d'une pénurie de médicaments. A la mi-avril,  il a été prévenu par une infirmière que sont traitement serait interrompu, faute d'Amétycine. 

En fait,  cette rupture de stock concerne la France entière depuis la fin avril,  comme l'explique l'ANSM, agence nationale de sécurité du médicament. 

Or,  il  n'existe pas de molécule de substitution.  Seule solution proposée par la société française d'urologie : limiter les séances de chimiothérapie à quatre au lieu des huit  habituellement prescrites.  Des consignes contraires au  discours de l'urologue de Jean-Marie. 

"Il a levé les bras au ciel et m'a dit, c'est une catastrophe. Il  m'a expliqué que le fait de n'avoir eu que cinq séances augmentait le risque de récidive. Et  la récidive peut entraîner la formation de métastases et un cancer généralisé". 

Alors, désormais Jean-Marie Semet s'accroche au fait  que ces dernières analyses étaient encourageantes. Son prochain rendez-vous avec son urologue est fixé en janvier pour un simple contrôle, il sait  déjà  que son traitement en reprendra pas.