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Culture – Loisirs

Alise-Sainte-Reine a fêté « son » chanoine Kir

samedi 28 avril 2018 à 22:51 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Il avait été maire de Dijon de 1945 jusqu’à sa mort en 1968. Mais il était natif d’Alise-Sainte-Reine. A l’occasion du 50e anniversaire de la mort du chanoine Kir, le village lui a rendu un bel hommage festif ce samedi 28 avril.

Deux rues étaient décorées façon "Saint-Vincent tournante". Les visiteurs ont pu y trinquer à la mémoire du chanoine Félix Kir
Deux rues étaient décorées façon "Saint-Vincent tournante". Les visiteurs ont pu y trinquer à la mémoire du chanoine Félix Kir © Radio France - Jacky Page

Alise-Sainte-Reine, France

Truculent maire de Dijon, le chanoine Kir était mort le 25 avril 1968. Il était né le 22 janvier 1876 à Alise-Sainte-Reine, où son père exerçait la profession de barbier. C'est dans le cimetière du village que le chanoine est inhumé. Pour marquer le cinquantième anniversaire de sa disparition, l'association locale Deuza avait organisé ce samedi un événement festif.

Cela a commencé par une messe célébrée par le curé de la paroisse, le père Lionel Canat, très inspiré par son illustre confrère : « j’aime beaucoup le chanoine Kir, parce qu’il avait un petit côté, un peu comme moi, provocateur, et une foi très populaire auprès des gens qui étaient loin, les agnostiques, comme on dit. Et ça, c’est quelque chose qui m’habite encore aujourd’hui ».

Dans un mur de l'église Saint-Léger, un buste de l'illustre enfant du pays. - Radio France
Dans un mur de l'église Saint-Léger, un buste de l'illustre enfant du pays. © Radio France - Jacky Page

"On a Vercingétorix, Sainte Reine, et aussi le chanoine Kir"

Le chanoine est entré au Panthéon des célébrités locales, rappelle madame le maire, Amandine Monard : « on a Vercingétorix, on a Sainte Reine, mais on a aussi le chanoine Kir. Les Dijonnais ont un petit peu tendance à l’oublier, mais il est né et enterré à Alise-Sainte-Reine. » Ici, le chanoine est resté dans les esprits. Pierre Maillard s’en souvient, parce qu’il est de sa famille : « je suis son arrière-petit-cousin. C’est ma grand-mère qui était cousine germaine de Kir. Leurs mères étaient sœurs. On était fiers, dans la mesure où c’était quand même un bonhomme hors du commun ».

Hors du commun, certes, mais aussi très proche des gens, se souvient le doyen du village, René, 90 ans : « on habitait rue de l’hôpital, juste en face de la maison où il est né. Il venait souvent chez mes parents. Il venait boire le coup de rouge avec mon père, et puis il discutait d’hommes et de femmes, et de tout. C’était un jovial, il était formidable, il avait du caractère ».

Rue de l'hôpital, la maison natale du chanoine Kir est à vendre - Radio France
Rue de l'hôpital, la maison natale du chanoine Kir est à vendre © Radio France - Jacky Page

Sa maison natale est en vente

La petite maison natale du chanoine est à vendre. Elle semble avoir du mal à trouver preneur. Annie, membre de l’association Deuza, se prend à rêver : « moi je verrais bien un petit musée avec un chanoine Kir en cire, des bouteilles, des produits du terroir ». Avec son amie et adjointe au maire Dominique, elle tient la billetterie à l’entrée de l’une des deux rues décorées où se déroule la partie festive de cette journée commémorative, avec fanfare, artisans d'art, et stands de dégustation animés par des viticulteurs de l'Auxois. On y goûte les vins dans des verres portant l’effigie du chanoine. Un hommage qui aurait bien plu à Félix Kir, bon vivant qui a donné son nom et sa renommée au fameux apéritif bourgogne aligoté-cassis.

Les visiteurs ont pu aussi voir une exposition consacrée à la vie du chanoine, et participer à une séance de dédicaces avec Jean-François Bazin, auteur d'un livre sur cette personnalité politique et religieuse marquante.