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Au Festival international des cinémas d’Asie de Vesoul, des petites mains gèrent les sous-titres en direct

Par Jean-François Fernandez, France Bleu Besançon vendredi 14 février 2014 à 11:56

FICA Vesoul 009 sous titre film
FICA Vesoul 009 sous titre film © JEF_FERNANDEZ - Jean-Francois Fernandez

Pour bien juger un film en compétition, il faut le comprendre, sans forcément pratiquer la langue. Le FICA a inventé les sous-titres «maison ».

Au FICA, le festival international des cinémas d'Asie, 90 films sont proposés au public et aux membres du jury. La particularité de ce festival, c'est de proposer en quelques jours un tour d'horizon de la cinématographie des pays d'Asie.

Il n'est pas question là de films commerciaux avec distribution internationale. Parfois, les organisateurs vont chercher la seule version d'un film jamais projetée en Europe.

FICA Vesoul 009 sous titrage - Aucun(e)
FICA Vesoul 009 sous titrage - Jean-Francois Fernandez
Alors se pose le problème de rendre ces films accessibles au public français. Des mois en amont du festival, des équipes de traducteurs se chargent du sous-titrage en langue française des films projetés, un travail en coulisses que l'on ne soupçonne pas.

Juichu TUNG est taïwanaise, elle a enseigné le chinois au lycée Belin de Vesoul avant de reprendre des études à Besançon. Elle est traductrice: "les films sont en anglais. Je vérifie si la traduction correspond bien. Il y a des termes spécifiques, c'est notre culture... ".

FICA WEB sous titres Juichu TUNG

Robert Pépin, lui, se charge de l'aspect technique: un vidéo projecteur qui affiche sous le film les sous-titres maison. "On suit le film et l'anglais. En fonction du sens et de l'avancement des images, on déclenche les sous-titres ".

FICA sous titres Robert PEPIN

Sur une demi-heure, on compte environ 700 diapos, comme dans une présentation "powerpoint". La difficulté, c'est que chaque diapo avec chaque sous-titre est envoyée en direct dans la salle, à la main, en fonction de l'avancement du film.

Sans ces travailleurs de l'ombre, les films ne seraient pas accessibles à tous.