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Bordeaux rend hommage à celui qui a sauvé 30.000 vies durant la seconde guerre mondiale

Par Xavier Ridon, France Bleu Gironde dimanche 6 avril 2014 à 19:00

Une plaque commémorative a été inaugurée en l'honneur d'Aristides de Sousa Mendes
Une plaque commémorative a été inaugurée en l'honneur d'Aristides de Sousa Mendes © Radio France - Xavier Ridon

Ce dimanche matin, Bordeaux rendait hommage à Aristides de Sousa Mendes. Le consul portugais, en poste dans la ville en 1940, a sauvé plus de 30.000 personnes pendant la seconde guerre mondiale en distribuant des visas. Soixante ans après sa mort, une plaque commémorative a été inaugurée.

En 1940, la ville de Bordeaux accueille le gouvernement français qui fuit les combats. Des milliers de réfugiés affluent dans la ville. Ils veulent quitter le pays, mais les visas se font rares. Contre le choix du gouvernement Salazar, Aristides de Sousa Mendes choisit de délivrer des visas portugais sans condition. En 9 jours, il signe 34.000 visas aidé par sa famille et par le rabbin Kruger. Dix mille de ces visas seront à destination de personnes de confession juive.

Son acte de désobéissance civile, lui vaut d'être traduit devant le Conseil de discipline de Lisbonne et d'être mis d'office à la retraite. Mais aujourd'hui son acte fait de lui un Juste parmi les Nations, un Juste d'Aquitaine et un citoyen d'honneur de la Gironde. Sa réhabilitation ne viendra qu'à la fin des années 1980. Soixante ans après sa mort, une plaque commémorative est inaugurée à l'ancien Consulat du Portugal, quai Louis XVIII à Bordeaux.

"Sa décision était de sauver le plus de monde possible sachant que Bordeaux était envahi de réfugiés." — Gérald Mendes, petit-fils d'Aristides de Sousa Mendes

"Sa décision était de sauver le plus de monde possible sachant que Bordeaux était envahi de réfugiés"

La vie d'Aristides de Sousa Mendes est même devenue une pièce de théâtre, mise en scène par le comédien Armand Eloi.

"Aristides de Sousa Mendes n'était pas tout blanc ou tout noir. Il a dû faire un choix et il a basculé du côté de la lumière."   — Armand Eloi, comédien et metteur en scène

"Aristidès de Souza Mendès n'était pas tout blanc ou tout noir. Il a dû faire un choix et il a basculé du côté de la lumière."

Armand Eloi a mis en scène la vie d'Aristides de Souza Mendès - Radio France
Armand Eloi a mis en scène la vie d'Aristides de Souza Mendès © Radio France - Xavier Ridon

"Avec sa plume, il a fait oeuvre de résistance. C'est un exemple !"