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Événements

Feria de Parentis : belle novillada de Monteviejo

samedi 8 août 2015 à 23:47 Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gascogne

Course exigeante mais pas impossible des "petits derniers" de Victorino Martin, sous exploitée par les toreros. Soler coupe la seule oreille.

La feria de la Sent Bertomiu c’est la plus septentrionale des fiestas taurines de France, le royaume de la novillada. Trois courses au programme en deux journées. Première corrida ce samedi avec des toros de Monteviejo pour Juan Miguel, Vicente Soler et l’arlésien Lilian Ferrani. Belle entrée malgré le temps maussade et une seule oreille coupée parle torero de Valencia Vicente Soler, le seul à avoir animé l’après-midi. Le lot de toros superbement présenté a été négligé par les deux autres novilleros du cartel.

Superbe le lot de Montejievo

Incontestablement superbe en présentation, toros aux robes variées, aux pattes blanches, aux armures soldies. Avec une qualité certaine pour au moins trois d’entre eux et deux supplémentaires même si à un degré moindre. Des toros qui ont toutefois manqué de présence, de puissance, de volume, cette "chispa" qui génère l’émotion. Les Monteviejo sont tous partis à la pique au moins trois fois mais en manquant d’ardeur et surtout en étant très mal lidiés. Sans exhaler les réelles essences qui sont l’expression illustrative de la bravoure et de la race. Bref, un rendez-vous manqué.

Sentiment de gâchis

Mais on retiendra surtout de cette course inaugurale un sentiment de gâchis. Si l’on excepte Vicente Soler , qui coupe la seule oreille en toréant avec l’envie, la détermination et l’engagement qui devrait guider tous les novilleros, le reste du trio a été bien pâle. Pâle comme Robert Pattinson dans le premier volume de "Twilight",  une allure de mort vivant marchant vers le confessionnal, l’ail et l’eau bénite, c’est l’image de Juan Miguel Benito allant au sacriffice. A 29 ans on se demande ce qui pousse encore le castillan à l’expression si douloureuse dans la galère, lui qui hérité pourtant du meilleur lot sans rien en pouvoir tirer. Lilian Ferrani, arlésien de 21 ans, a surtout, lui, connu la scoumoune de la vie ordinaire et ses turpitudes. Un grave accident de voiture, puis une sale blessure en 2014 l’ont écarté des arènes. Sans indignité le provençal a tenté sans réussir. Le meilleur de la journée ? les estocades.

Ce dimanche matin 11h toros de Los Maños pour le dacquois Louis Husson et le colombien Guillermo Valencia. 18h, 3e novillada du cycle : toros de Castillero de Huebra (pour Miguel Angel Leon, David de Miranda et Alejandro Marcos).