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Du 13 mai 2013 au 20 juin 2013

Festival de Cave

Festival de Cave
Festival de Cave

Le Festival de Caves créé par la Compagnie Mala Noche dirigée par Guillaume Dujardin présente sa 8ème édition.

Festival de caves : Mode d’emploiComme son nom l’indique, les spectacles sont joués dans des caves, sous-sols et autres petits lieux de Besançon, de Franche-Comté et de l’axe Rhin-Rhône. Les lieux sont tenus secrets, c’est pourquoi, il faut absolument réserver. L’équipe du Festival contacte les spectateurs la veille de la représentation afin de leur donner un lieu de rendez-vous. Compte tenu de la petitesse des lieux et pour des questions de sécurité, le nombre de spectateurs est limité (suivant les lieux, entre 20 et 50 spectateurs).Pour réserver, les spectateurs appellent le 09 54 51 78 90 et y laissent un message. Ils seront systématiquement rappelés.Ils peuvent également envoyer un message à festivaldecaves@yahoo.frIls seront informés du lieu de rendez-vous. À Besançon, ces rendez-vous sont systématiquement dans la boucle ou à proximité.Le jour du spectacle, ils se présenteront au rendez-vous, les modalités de billetterie seront réalisées et ils seront amenés dans la cave du spectacle.Nous sommes présents sur le lieu de rendez-vous à partir de 19 h 30.Les spectacles commencent à 20 h précises.Il faut penser à se munir de vêtements chauds. En plein milieu du printemps, certaines caves gardent encore la fraîcheur de l’hiver.L’EditoIl y a dans ces endroits secrets, cachés, que sont ces caves transformées en théâtre le temps d‘un printemps, quelque chose de rare.La contrainte imposée par la cave est transformée en liberté. Car ce que nous ne pouvons pas montrer, nous devons l’imaginer.Ces lieux exigus, sans fenêtre, souterrains deviennent alors la source et le prétexte aux imaginations illimitées.Le théâtre qui peut s’y inventer devient infini. Tout y est possible, surtout ce qui ne devrait pas l’être. Notre métier retrouve alors pleinement sa fonction : celle d’inventer, d’imaginer…Le fait d’imaginer est à la fois un acte politique et poétique. S’imposer de regarder autrement le monde. En accepter sa complexité. Et inventer des formes esthétiques qui permettront de raconter ce monde sans réalisme ni moralisme.Être dans ces caves, y fabriquer des spectacles, les partager avec des spectateurs qui y deviennent presque par magie d’une curiosité infinie, nous impose d’inventer. Le théâtre devrait être toujours un ailleurs. Pour nous, cet ailleurs est souterrain. Quelques mètres carrés qui nous obligent à être politiques et poétiques. Sous la terre, regarder le monde. Et le réinventer. Afin de le montrer autrement.Cet espace de liberté que ces caves imposent, je le chéris tous les jours. Je le goûte, j’en profite et j’en suis fier.Guillaume DujardinGenèse du projetEn 2005, la Compagnie Mala Noche créait dans la cave d’un particulier bisontin, "Le Journal de Klemperer", monologue adapté du journal tenu entre 1933 et 1945 par le philologue allemand Victor Klemperer. Ce spectacle se faisait en partenariat avec le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon. La cave était le moyen de rappeler les conditions de survie et la nécessité de se cacher pour un intellectuel comme Klemperer sous un régime dictatorial. Le lieu « cave » s’est révélé être un lieu formidable de création et a remporté un succès certain. Les spectateurs et comédiens présents lors de cette création ont compris l’intérêt que pouvait comporter un lieu comme celui-là.Cet événement nous a donné l’envie de mettre en place, en 2006, un projet de création de spectacles multiples dans une période limitée, une sorte de festival, que nous avons appelé “Festival de Caves”, dans lequel la seule exigence serait de choisir des textes et des formes incitant les spectateurs à réfléchir et à rêver. Les mots seraient au centre de ces créations. Ce projet nécessitait l’invention d’une économie particulière, loin des créneaux habituels. La proximité avec les spectateurs, le décor naturel, la petitesse de la “scène”, la limitation des éclairages engendrent des formes artistiques particulières. Mais nous cherchons à montrer que ces formes peuvent être nombreuses, que les styles peuvent être différents malgré l’apparente fixité des lieux.La première année nous avons exclusivement joué à Besançon, l’architecture de cette ville permettant d’accéder à des caves patrimoniales fortes, belles, remplies d’Histoire. Depuis, nous sommes sortis des murs de Besançon, pour aller dans des communes proches, puis dans toute la Franche-Comté. Depuis deux ans, d’autres communes extérieures à la Franche-Comté se sont jointes à l’aventure, ce qui fait qu’en 2013, nous présenterons des spectacles sur tout l’Axe Rhin-Rhône, de Strasbourg à Lyon, de Nantes à Besançon.Guillaume Dujardin