Événements

L'écrivain Edouard Louis montre sa belle gueule à Romans

Par Stéphane Milhomme, France Bleu Drôme-Ardèche vendredi 28 février 2014 à 16:07

"Pour en finir avec Eddy Bellegueule" le livre d'Edouard Louis.
"Pour en finir avec Eddy Bellegueule" le livre d'Edouard Louis. © Le Seuil

L'auteur du roman "Pour en finir avec Eddy Bellegueule" est à la librairie des Cordeliers ce vendredi soir à Romans. C'est le succès littéraire de la rentrée : il est actuellement troisième des meilleures ventes de livres en France.

C'est encore un bel événement pour la librairie des Cordeliers à Romans dans la Drôme. Ses patrons avaient réussi en janvier dernier à faire venir le dessinateur Cabu. Cette fois, l'auteur du roman Pour en finir avec Eddy Bellegueule est à la librairie ce vendredi soir.

Le jeune écrivain signera son ouvrage devant le public à partir de 17h30 puis il participera à une rencontre avec ses lecteurs à la salle Simone de Beauvoir, toujours dans la cité de Jacquemart.

Pour en finir avec Eddy Bellegueule édité aux Éditions du Seuil est la surprise de la rentrée littéraire. Dans ce livre, il raconte ses relations tendues avec sa famille en Picardie, face à la découverte de son homosexualité, puis sa "délivrance" en découvrant la culture, le savoir, lors de ses études.

_____Extrait du livre :

Dans le couloir ils m’ont demandé qui j’étais, si c’était bien moi Bellegueule , celui dont tout le monde parlait. Ils m’ont posé cette question que je me suis répétée ensuite, inlassablement, des mois, des années, 

C’est toi le pédé ?  

En la prononçant ils l’avaient inscrite en moi pour toujours tel un stigmate, ces marques que les Grecs gravaient au fer rouge ou au couteau sur le corps des individus déviants, dangereux pour la communauté. L’impossibilité de m’en défaire. C’est la surprise qui m’a traversé, quand bien même ce n’était pas la première fois que l’on me disait une chose pareille. On ne s’habitue jamais à l’injure.

_____Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule , Le Seuil, janvier 2014, 219 pages, 17 euros.