Culture – Loisirs

La corrida de A à Z

Par Anne Jocteur Monrozier, France Bleu Gard Lozère mercredi 4 juin 2014 à 11:40

El Juli et “Velero”, taureau grâcié lors de la Feria du Riz à Arles en 2013
El Juli et “Velero”, taureau grâcié lors de la Feria du Riz à Arles en 2013 © MaxPPP

De "aficionado" à "zapatillas", le lexique utile pour mieux comprendre la tradition tauromachique.

Abrivado : mot provençal signifiant "élan, hâte" désignant le transfert simulé des taureaux depuis les pâturages vers l'arène, par un lâcher dans les rues fermées d’une commune. En Espagne, l’équivalent de l’abrivado est appelé "encierro".

Aficionado : amateur de tauromachie, passionné de corrida. Les aficionados se regroupent au sein d'associations, les "peñas" et les "clubs taurins".

Alternative : cérémonie d'investiture au cours de laquelle un torero novice, le "novillero", devient "matador de toros".

Banderille : bâtons d'environ 80 cm de long, terminés par un harpon et recouverts de papier de couleur, posées par paires sur le garrot du taureau par les "peones".

Bravoure : Instinct offensif du taureau, la bravoure est la qualité essentielle de l'animal. Par opposition au taureau "bravo", le taureau "manso" refuse le combat.

Bronca : manifestation de colère des spectateurs, le plus souvent sous forme de huées ou de sifflets, les "pitos".

Capote : cape doublée en soie colorée (rose cyclamen, jaune citron ou bleu azur), accessoire essentiel du torero à pieds.

Corrida : combat avec des taureaux adultes, par opposition aux "novilladas". Lors d'une feria, le programme de la corrida quotidienne est annoncé sur un "cartel" ("affiche" en espagnol).

Estocade : coup d'épée par lequel le matador met le taureau à mort.

Garrocha : lance du "picador". Par extension, c'est aussi la lance en bois utilisée par les éleveurs dans les "ganaderias".

Habit de lumières : le costume du torero est composé de la "chaquetilla" (veste courte en soie brodée), le "chaleco" (gilet), la "taleguilla" (culotte), la "camisa" (chemise blanche à jabot), la "pañoleta" (cravate en soie), la "faja" (ceinture en soie), les "medias" (paire de bas superposés), les"zapatillas" (escarpins souples et légers), la "montera" (toque en astrakan) à laquelle est fixée la "coleta" (chignon postiche).

Indulto : grâce accordée au taureau en reconnaissance de sa bravoure exceptionnelle.

Lidia : le combat. Il se compose en trois actes, les "tercios". Chaque action ou séquence de la "lidia" est appelée "suerte".

Mano a mano : compétition entre deux toreros, combattant en alternance les six taureaux d'une corrida.

Muleta : leurre en tissu rouge, de forme ovoïde, fixé sur un bâton et utilisé par le matador pendant le troisième "tercio".

Olé !  : exclamation enthousiaste soulignant la bonne exécution des passes.

Passe : figure consistant à appeler le taureau sur un leurre, capote ou muleta, et à conduire sa charge, si possible le long de son corps.

Tercio : une corrida comprend trois phases ou tercios. Le premier s'effectue avec la cape et la pique, le deuxième avec les banderilles et le troisième avec la muleta... et le plus souvent, la mise à mort.

Toreador : terme désuet, popularisé par l'opéra Carmen de Georges Bizet, utilisé par les profanes pour désigner le torero.

Torero : celui qui combat le taureau lors d'une corrida à pied ou à cheval. Les toreros sont regroupés en équipes ou "cuadrillas" dirigées par le "matador", chargé de tuer le taureau, assisté par les "peones" et le "picador". Dans une corrida à cheval, le torero est appelé "rejoneador".

Véronique : célèbre passe dans laquelle le torero présente la capote tenue à deux mains, face au taureau, en faisant un geste similaire à celui que, selon l'imagerie populaire, fit Sainte Véronique en essuyant le visage du Christ en route pour le Calvaire.

Vuelta : tour de piste effectué par le torero sous les applaudissements du public, souvent accompagné de lâcher de fleurs de la part des spectateurs. Une vuelta peut également être accordée à un taureau exceptionnel.