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Orages : réunion de crise dans l'Entre-Deux-Mers ce lundi

Par Mila Ta Ninga, France Bleu Gironde lundi 5 août 2013 à 7:00

Plus une feuille ou un raisin sur les vignes certaines parcelles après le passage de la grêle
Plus une feuille ou un raisin sur les vignes certaines parcelles après le passage de la grêle © Radio France - Mila Ta ninga

Les élus et les représentants de l'Etat n'ont pas tardé à faire les demandes d'état de catastrophe naturelle et même de calamité agricole après le passage de l'orage de grêle vendredi soir. Un chiffre circule déjà : entre 4 et 5.000 hectares détruits à 80%.

La réunion de ce soir sert avant tout à dresser un premier bilan et donner la parole aux élus et viticulteurs afin de dresser une première liste des priorités. Rendez-vous 17h à Grézillac dans les locaux de l'Union Régionale Agricole de Branne-Libourne-Targon (l'URABLT).

Les maires et les élus des communes étaient les premiers sur le terrain pour constater les dégâts causés par la grêle sur les habitations, mais surtout sur le vignoble bordelais. L'orage de vendredi soir a été très violent et très localisé. Il a parcouru une diagonale de Créonnais au Castillonnais. Certains viticulteurs n'ont plus rien à produire : 100% de leurs récoltes sont détruites.

Après les élus locaux, les représentants de l'Etat (conseil général et député) leur ont rapidement emboîté le pas pour partir à la rencontre des viticulteurs touchés.

Tous ont un et même discours : "Il faut faire quelque chose "

Et ce quelque chose, c'est tout simplement la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle ou de calamité naturelle. Deux procédures de plus en plus envisagées et qui seraient bienvenues tant pour les viticulteurs que pour les administrés.

Les demandes sont parties ou presque

Les élus veulent  bien sûr connaître l'ampleur des dégâts pour mieux défendre les dossiers devant les hautes instances de l'Eta.

"L'expertise comptable sera facile : tout est détruit" (Véronique Barthe, viticultrice de 12 hectares à Daignac)

Pour d'autres, les estimations de ce qui est anéanti ou encore sur pied est moins évident. Dans tous les cas, pour les nombreux viticulteurs qui n'ont pas d'assurance grêle, ces reconnaissances pourront permettre et accélérer les aides et remboursements.

"Il ne faut pas seulement reconnaître la calamité agricole"

 

Les impacts de grêles ont été si fort que les bois en sont marqués - Radio France
Les impacts de grêles ont été si fort que les bois en sont marqués © Radio France - Mila Ta ninga

La réunion de crise devra d'abord répondre à cette question : quels sont les exploitants touchés et à quel degré?

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