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Événements

Toros, en avant pour la feria Parentis-en-Born

vendredi 8 août 2014 à 16:43 Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gascogne

Trosi corridas de novillos, rudes, forcément rudes, c’est le menu de la Sant Bertomiu qui débute ce samedi.

La feria de Parentis-en-Born, la Sant-Bertomiu. Fête rude au cœur de l’été en plein Born pays de chasse où l’on aime les gros toros et les grandes bouffes. Trois corridas au programme de ce weekend, une ce samedi et deux demain. Le rendez vous des aficionados qui goûtent la tauromachie de combat.

C’est la Feria du Novillo avec un grand F. Sans jeter le discrédit sur les confrères il est vrai que Parentis a de l’antériorité et de la référence. Les hommes forts du Born, gascons grandes greules et joviaux gastronomes aiment les mélanges solides. On chante là ce qu’on apprend dans les vestiaires de rugby en poussin, On mange tripoux, axoa, ragout, cassolette de daube, escargots et huitres du bassin qui vont bien en noyant le tout dans les rouges du terroir. Et le soir corridas de novillos, toros charpentés, à l’ancienne, hauts, longs, en cornes et de mauvais caractère si possible. Pour le frisson. Cette année on fait dans l’hommage. Guardiola ce soir. La ganaderia fameuse disparaît, c’est la dernière novillada qui est "lidiée" à Parentis.

L’éleveur jette l’éponge faute de combattants. Les Guardiola qui furent toros vedettes durant plus de soixante ans ne sont plus prisés des nouvelles stars et meurent dans l’oubli. Demain matin Albaserrada, les ancêtres des Victorino Martin,  cornus gris bouffeurs de mollets. Ganaderia historique qui titille les papilles gustatives des aficionados exigeants et nostalgiques. Enfin autre hommage celui des Yonnet . L’éleveur emblématique de Camargue s’est éteint  il y a deux semaines à 87 ans. Il avait été le premier français à sortir ses toros à Barcelone, Séville et Madrid. Face aux monstres, des gamins qui montent au front en garance. Tout sauf une sinécure. Total respect.

Guardiola bientôt ne sera plus qu’un souvenir. L’élevage légendaire qui a fait les beaux jours de toutes les grandes arènes disparait frappé par la vindicte des vedettes actuelles qui trouvent ces cornus andalous trop compliqués. Finies les joutes mémorables à Séville, Madrid, Barcelone, Nîmes ou Mont-de-Marsan avec Ruiz Miguel, Nimeño et autre Campuzano ou Ponce.  Juli et comparses ne veulent plus entendre parler des Guardiola.

C’est la dernière fois que l’on verra donc le fer historique dessiné sur une piste. Devant ces massifs cornus charpentés et âpres au combat Diego Fernadez ouvre le bal. Il a 27 ans et traine son envie dans les novilladas dures. L’an dernier le madrilène explose chez lui dans l’arène capitale et redonne de l’espoir à sa jeune carrière. Curro de la Casa n’a pas encore 21 ans. Castillan de Guadalajara il a débuté avec la cavalerie en 2012 et torée ce qui est plutôt correct 16 novilladas en 2013. Cesar Valencia est né en juillet 95 à Caracas au Venezuela. Dés ses débuts en novillada piquée  à St Perdon- Le Plumaçon en 2012 il se fait remarquer par une « toreria » expressive. Sa très bonne prestation à Parentis en aout dernier lui vaut d’avoir été réinvité dans le Born.