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Agriculture – Pêche

Meurthe-et-Moselle : une retraite en plein air pour 2000 poules du Pays-haut

lundi 18 janvier 2016 à 20:20 Par Roxane Delaby, France Bleu Sud Lorraine

Sauver les poules d'une mort atroce : c'est l'idée lancée par Rémy Leite et Thibaut Soares de l'association Elyri's Place. Ils ont convaincu un exploitant d'un partenariat pour ne pas conduire ses poules pondeuses à l'abattage, après leur période de production et lancent un appel à l'adoption.

Des poules qui n'ont jamais vu la lumière du jour
Des poules qui n'ont jamais vu la lumière du jour © Maxppp - Maxppp

Tellancourt, France

Objectif de l'opération lancée par l'association Elyri's Place : sauver des poules pondeuses dans les élevages, en en faisant adopter un maximum parmi les bêtes promises à l'abattage. L'initiative de deux bénévoles, Rémy Leite et Thibaut Soares, vient d'un constat : lorsque les poules ont entre 15 et 20 mois, selon leur production, leurs propriétaires s'en séparent parce qu'elles ne pondent plus assez. Ceci, alors que leur espérance de vie peut aller jusqu’à 8 ans. Comme l'exploitant ne peut plus rien en faire, il les revend 1 euro par tête.  Et les gallinacés finissent broyées, puis en nuggets ou en nourriture pour chien.  

L'un des bénévoles d'Elyri's Place s'est rapproché d'un agriculteur de sa connaissance, à Tellancourt dans le Pays-Haut : il lui a exposé sa démarche qui a été très bien accueillie par l'éleveur. L'association a proposé 2 euros par poule. 

Ces poules, qui n'ont jamais vue la lumière du jour, seront recueillies par des associations ou des particuliers qui s'engagent à en prendre soin. Une adoption intelligente, d'après Remy Leite : une poule ne coûte rien à l'entretien, mange les restes de la familles et fournit des œufs frais tous les jours ou presque. 

L'idée de ce sauvetage à grande échelle lui est venu après que son association ait recueilli une première poule il y a quelques mois : 

On a récupéré une poule au mois de juin et quand nous l'avons ramenée à l'association et que nous l'avons posée sur la pelouse, elle a levé les yeux au ciel et elle est restée un quart d'heure immobile à regarder le ciel bleu. D'enfermée et prête à mourir, cette une poule s'est retrouvée libre et en bonne santé. Et ça, quoi qu'on puisse dire sur les sentiments des animaux, on le ressent énormément. Du coup on s'est dit : il y en 2300 autres encore enfermées, on va essayer de leur donner une deuxième chance."