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Climat – Environnement

A pieds ou à palmes pour visiter la réserve des îles du Cap Corse

lundi 23 juillet 2018 à 9:14 Par Damien Triomphe, France Bleu RCFM

Sur la réserve des îles du Cap Corse, il y a moins de voitures et moins de touristes qu'ailleurs. Et pourtant, chaque année, ce sont plus de 50 000 promeneurs qui marchent sur les 26 kilomètres de sentier douanier. Sans compter les dizaines de bateaux qui mouillent chaque jour dans ses eaux.

Mezzana, la plus grande des îles Finocchiarola.
Mezzana, la plus grande des îles Finocchiarola. © Radio France - Damien Triomphe

Cap Corse, France

"Ça mérite de couper le moteur, et de se laisser aller". Sur son bateau, le conservateur de la réserve naturelle des îles du Cap Corse, Alain Camoin, surveille les touristes trop peu précautionneux. Il travaille là depuis 32 ans. Le site n'est ni le plus célèbre, ni le plus fréquenté de Corse, d'où le calme qui y règne sur mer comme sur terre. Un calme relatif l'été, évidemment... d'autant plus que, d'année en année, les visiteurs viennent plus nombreux. "Quand on a fondé la réserve, je me demandais bien pour qui je travaillais !" se souvient Alain Camoin, "Il n'y avait personne ! Bon, maintenant, le dernier décompte fait état de 54 000 visiteurs pour l'année."

La réserve des îles du Cap Corse s'étend sur les communes de Rogliano, Ersa et Centuri en Haute-Corse. Plusieurs points de la côte ne sont pas accessibles en voiture. Deux solutions s'offrent aux touristes : les promenades en bateau autour de la pointe, ou bien les 26 kilomètres du sentier douanier, qui relient Centuri à Macinaggio. Dans les deux cas, une seule consigne : ne laisser aucune trace de son passage.

La tour génoise de Santa Maria, construite au XVI° siècle. Une partie de la tour n'existe plus, après avoir été bombardée par les navires anglais à la fin du XVIII° siècle. - Radio France
La tour génoise de Santa Maria, construite au XVI° siècle. Une partie de la tour n'existe plus, après avoir été bombardée par les navires anglais à la fin du XVIII° siècle. © Radio France - Damien Triomphe

La tour de Santa Maria, bombardée il y a 200 ans, mais toujours debout

Les passionnés d'histoire sont les bienvenus : plusieurs sites archéologiques recensés, trois lieux de culte, notamment l'église de Sant'Agnellu, ou encore quatorze moulins à vent sont toujours répartis sur la pointe du Cap Corse, battue par des vents dépassant souvent les 100 km/h, 

Mais les plus visibles restent les tours génoises, nombreuses à être encore dressées autour de la pointe du Cap Corse. La plus réputée : la tour de Santa Maria, fondée au XVI° siècle. Ses fondations, aujourd'hui immergées, ont été renforcées il y a une quinzaine d'années. Mais toute une partie de la tour a été détruite il y a plus de 300 ans, suite aux bombardements des navires anglais menés par l'amiral Nelson qui combattait les révolutionnaires français, en 1793.

Les îles Finocchiarola tirent leur nom de "finochju", fenouil en corse. Une espèce de fenouil sauvage pousse toujours sur les îlots. - Radio France
Les îles Finocchiarola tirent leur nom de "finochju", fenouil en corse. Une espèce de fenouil sauvage pousse toujours sur les îlots. © Radio France - Damien Triomphe

Les îles Finocchiarola : rien que pour nos yeux !

Les trois îlots abritent une biodiversité fragile, et donc très protégée. C'est d'ailleurs de là qu'est née la réserve naturelle : pour protéger le goéland d'Audouin, une espèce endémique. Aujourd'hui, les îlots sont des refuges pour les oiseaux marins. Et pas pour eux seulement : ces îles sont à l'origine d'anciens sommets de colline, sur lesquels se sont retrouvés piégés plusieurs autres espèces animales et végétales lorsque le niveau de la mer s'est élevé. L'accostage, mais également la baignade autour sont formellement interdits et peuvent être verbalisés par les employés de la réserve. 

Mais ailleurs, masque, tubas et palmes sont indispensables à la baignade dans les eaux de la réserve, comme au pied de la tour de Santa Maria par exemple. Les herbiers de posidonie, signe de bonne santé des fonds, servent de refuge aux espèces sous-marines.