Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Sortir

Bordeaux : les déçus du Reggae Sun Ska

lundi 10 août 2015 à 6:00 Par Yassine Khelfa M'Sabah, France Bleu Gironde

Le festival de Reggae a fêté sa majorité au campus universitaire de Talence, Pessac, Gradignan. 60 concerts ont eu lieu pendant trois jours de fête. C'est le plus ancien et le plus connu des festivals français dédié à ce genre musical. Habitué au Médoc et au grand air, il est organisé depuis deux éditions maintenant dans ce campus. Un lieu qui fait bien des déçus.

Au-delà des concerts, il y a les afters qui attirent les festivaliers et ils ont lieu dans la zone camping
Au-delà des concerts, il y a les afters qui attirent les festivaliers et ils ont lieu dans la zone camping © Radio France - Yassine KHELFA

Le lieu avait été proposé par la Communauté Urbaine de Bordeaux après les intempéries de l'été 2013 qui avaient engendré plusieurs annulations. Il était décrit comme "prometteur" en raison de son emplacement priviligié vers les trams et bus et sa proximité avec le centre de Bordeaux (5km).

Ici dans le campus universitaire de Talence, Pessac, Gradignan, 235 hectares dédiés à des parkings et des immeubles. Un lieu qui ne passe toujours pas pour certains.

"Le site est minable, on devrait être en nature, c'est plus l'endroit des festivals, on est dans un parking, avec la douane qui passe à longueur de journée, on est pas tranquille". — Éric et Eddy venus de Nantes

Les forces de l'ordre sont très visibles autour du festival et sur sur le site même. Ils multiplient les contrôles pour les stupéfiants. L'image du reggae étant associée au cannabis, c'est une déception de plus pour les deux nantais. "On évite de rester trop longtemps au camion et d'être le plus discret possible tout en s'amusant, on ne se balade pas avec beaucoup non plus, on ne veut pas jouer avec le feu." 

  Au delà des concerts il y a les "afters pour les campeurs. Mais ce lieu ne semble pas y être propice. "On est sur un vulgaire parking, quand on est arrivé il y avait des travaux à côté." Carole vient de Marseille. Avec son petit camion qui fait office de camping-car, elle s'est vu refuser l'entrée à la zone camping car elle n'est réservée qu'aux tentes uniquement.

Beaucoup de festivaliers ont dormi dans le parking car leurs camions n'étaient pas accepté en zone camping - Radio France
Beaucoup de festivaliers ont dormi dans le parking car leurs camions n'étaient pas accepté en zone camping © Radio France - Yassine KHELFA

Des changements qui sont peut être la raison d'une baisse de la fréquentation. Les organisateurs attendaient environ 40.000 spectateurs pour cette édition. Bien loin derrière le dernier record enregistré à Pauillac en 2015 avec 85.000 festivaliers.

Les organisateurs attendaient entre 40 000 et 50 000 festivaliers pour cette 18e édition - Radio France
Les organisateurs attendaient entre 40 000 et 50 000 festivaliers pour cette 18e édition © Radio France - Yassine KHELFA

"C'est la première et la dernière fois que je viens à ce festival".

Pedro adepte du mouvement "Rastafarai" déçu du Reggae Sun Ska - Radio France
Pedro adepte du mouvement "Rastafarai" déçu du Reggae Sun Ska © Radio France

C'est la première et la dernière fois que je viens à ce festival" — Pedro, adepte du mouvement "Rastafarai"

Un changement de lieu qui fait bien des déçus. C'est le cas de Pedro, originaire de Porto au Portugal. Il est ici saisonnier dans le Médoc. C'est la première fois qu'il vient au Reggae Sun Ska. Lui qui se définit comme un membre des Rastafari. On les reconnait à leurs dreads et leurs barbes souvent longues. Pour les rastas, la consommation de la marijuana (la "ganja") permet de s’élever vers Dieu. Le campus universitaire n'est pas très adapté à l'esprit reggae, il aurait préféré que ça se passe en dehors de la ville, dans la nature.

"On a rien à faire dans un parking, on devrait être en plein nature, on est pas tranquille, ça casse tout"