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Dijon va dépenser sept millions d'euros pour transformer le lac Kir en spot de surf

Par Marion Bastit, France Bleu Bourgogne mercredi 1 avril 2015 à 5:30

En 2018, on pourra surfer sur le lac Kir grâce à un générateur de vagues artificielles.
En 2018, on pourra surfer sur le lac Kir grâce à un générateur de vagues artificielles. © Maxppp

A Dijon, la municipalité veut installer un générateur de vagues artificielles sur le lac Kir pour attirer les surfeurs du Grand Est. Le projet devrait coûter près de sept millions d'euros. La mairie espère en tirer plus d'un million d'euros de revenus par an et en faire un nouvel argument touristique.

Voilà une nouvelle qui devrait faire plaisir aux surfeurs bourguignons : en 2018, ils pourront dompter les vagues sur le lac Kir à Dijon. La municipalité a décidé d'y installer un générateur de vagues artificielles. Il devrait coûter près de sept millions d'euros, mais il sera vite rentabilisé : la mairie espère gagner plus d'un million d'euros par an grâce à ce nouvel équipement. L'idée a germé dans l'esprit d'Émilien Fleury , notre champion de surf dijonnais. Installé à Saint-Jean-de-Luz depuis 2009, il croise bon nombre de Bourguignons sur les spots de surf du Sud-Ouest. Quand il découvre le Wavegarden , le générateur de vagues artificielles, il pense tout de suite à Dijon.

 

Plus de 7000 signatures

En janvier dernier, il lance une pétition pour réclamer l'installation d'un wavegarden sur le lac Kir. En trois mois, il recueille plus de 7 000 signatures. Il contacte donc Charles Rozoy, le champion de natation handisport dijonnais, conseiller municipal à la mairie de Dijon, pour lui faire part de son projet.

"J'ai vu que ça tenait la route, et j'ai dit banco !" Charles Rozoy

"Au début, je lui ai dit : 'C'est quoi cette folie ?!', se souvient Charles Rozoy. Et puis j'ai vu ce que faisait la société Wavegarden, il m'a montré la pétition... J'ai vu que ça tenait la route, et j'ai dit "Banco !". Le dispositif permet d'adapter la taille et la fréquence des vagues au niveau des surfeurs, et donc de toucher un public allant des débutants aux professionnels de la glisse. Mais il coûte très cher : sept millions d'euros. Le Centre national de développement du sport et la Fédération française de surf ont déjà annoncé leur soutien au projet dijonnais.

 

Un appel aux dons est lancé

"On peut vendre des sessions d'avance, des planches de surf dédicacées..." Charles Rozoy

Charles Rozoy compte aussi beaucoup sur le crowdfunding, le financement participatif. "On peut faire appel aux dons, et notamment vendre des sessions d'avance, des planches de surf dédicacées... avance-t-il. On peut vendre plein de choses qui permettraient de mettre ce projet en avant, et de faire un énorme projet de crowdfunding."

"On attend à peu près un million d'euros de retombées par an" Charles Rozoy

Pour lui, le projet serait vite rentabilisé. "On attend à peu près un million d'euros de retombées par an, avec la location de matériel, les planches, les combinaisons, les gants et les chaussons pour l'hiver, plus l'accès payant, environ 30 euros la demi-journée... En sept ans, c'est rentabilisé, et on commence à faire de l'argent."

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Moins froid que la mer du Nord

"On peut même imaginer faire venir des Suisses et des Allemands" Charles Rozoy

D'autant qu'il y a un vrai marché du surf à Dijon. "On aura tout le Grand Est, et on peut même imaginer aller chercher des Suisses et des Allemands qui ne peuvent pas aller surfer parce qu'ils n'ont pas de vagues à proximité, espère-t-il. Et même des gens du Nord, tous ceux qui n'ont pas envie d'aller surfer en mer du Nord quand il fait froid, ils peuvent venir chez nous." Mais il faudra encore un peu de patience avant d'aller surfer sur le lac Kir. Les premiers rouleaux devraient déferler au printemps 2018.

 

La playlist musicale idéale du surfeur

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