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Idées de sorties DOSSIER : Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire

Le Festival International des Jardins vous emmène au paradis

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Par , France Bleu Touraine, France Bleu Orléans

Durant tout l'été et jusqu'au 03 novembre, la 28e édition du Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire vous propose de découvrir la trentaine de nouveautés de cette édition 2019 placée sous le signe du paradis.

Domaine de Chaumont-sur-Loire
Domaine de Chaumont-sur-Loire - E. SANDER — Wikipedia

Chaumont-sur-Loire, France

Écrin de verdure et de pierre dominant le fleuve, le Domaine de Chaumont-sur-Loire se trouve au cœur des paysages culturels du Val de Loire inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Centre d’Arts et de Nature depuis 2008, il est devenu un lieu incontournable de l’art et des jardins.  Il se renouvelle chaque année avec prés de trente jardins éphémères conçus pour le Festival International des Jardins.

Une édition 2019 sous le thème du paradis

Vingt-quatre équipes internationales ont été retenues par le jury du 28e Festival International des Jardins, s’ajoutant aux six invités spéciaux auxquels a été donnée carte verte pour l’édition 2019, ce qui monte à 30 le nombre des nouveautés de cette édition 2019. Une édition très internationale, puisque sont présentes des équipes venues des Etats-Unis, du Japon, de Corée du Sud, d’Italie, des Pays-Bas, de Belgique, mais aussi du Vietnam.

La pluridisciplinarité inhérente à cette manifestation est encore confortée, puisqu’elle fait apparaître de nouveaux métiers aux côtés des paysagistes et des jardiniers, comme des décorateurs de cinéma, des scénographes, des comédiens, une biochimiste végétale, un ingénieur agro-alimentaire et même un bijoutier.

Une serre extraordinaire

Cette année marque l’ouverture, prés du Festival International des Jardins, d’une nouvelle serre abritant des collections végétales inattendues, des associations inhabituelles de plantes, qui changeront au fil des mois, créant des scènes inspirantes et évolutives.

L'arche des roses anciennes

Le Domaine de Chaumont-sur-Loire a décidé de mettre en valeur le patrimoine horticole de la région Centre-Val de Loire en créant une collection de rosiers grimpants et lianes de l’Orléanais. En effet, au début du 20e siècle, la ville d’Orléans s’était spécialisée dans la production de roses polyanthas et d’hybrides de wichuraiana, qui donnèrent naissance à de nombreux rosiers lianes, utilisés pour couvrir les dômes, guirlandes, arceaux et tonnelles des grandes roseraies de l’époque.

Le champs des pivoines

Les pivoines faisaient partie des cadeaux diplomatiques de la Chine puisqu’au début du 19e siècle, l’empereur de Chine offrit un ensemble d’hybrides de pivoines herbacées, communément appelées “pivoines de Chine” à impératrice Joséphine, passionnée de végétaux. Afin de mettre en lumière les relations qui unissent, autour des jardins, le Domaine de Chaumont-sur-Loire à la Chine, et afin d’évoquer le patrimoine horticole de la région Centre-Val de Loire, une collection de pivoines parfumées a été créée dans les Prés du Goualoup.

Des personnalités du monde du paysage ou du jardin venues du monde entier

Comme chaque année, en dehors du concours, sont invitées des personnalités du monde du paysage ou du jardin.

Leon Kluge, esprit africain

L’Afrique est un continent d’une immense diversité, non seulement pour sa faune et sa flore, mais encore pour sa culture et sa spiritualité. Des dunes de sable rouge du désert du Namib aux herbes d’or de la savane du Serengeti, où que vous soyez en Afrique, son rythme battra dans votre cœur, il vous suffit de l’écouter… En descendant les marches de ce jardin creusé dans la terre, vous entendrez et ressentirez l’esprit de l’Afrique jouant jusque dans vos veines. L’eau, qui est le sang vital irriguant l’Afrique, s’écoulera des murs et clarifiera vos pensées. Les motifs sur l’argile des murs vous souffleront un conte africain. Assis au cœur du jardin, vous serez entouré des merveilles de la nature et des esprits africains qui l’habitent.

John Tan, voyage vers un paradis tropical

Ce jardin s’inspire de la spirale d’un symbole maori, le koru. C’est le nom que porte la fronde de fougère argentée en train de se dérouler. Son mouvement circulaire vers l’intérieur évoque le retour au commencement. Il symbolise à la fois une nouvelle vie, une nouvelle étape, de nouveaux départs, la perfection, la renaissance, l’éveil, l’apprentissage, le rajeunissement, et la paix. Souvent associé à l’éducation, le koru est utilisé pour représenter la force et la pureté des relations familiales où règne l’amour. Suivant la courbe d’un sentier de gravier blanc, un jardin entrecoupé d’orchidées et de végétation basse se dessine. En s’épanouissant, les fleurs légèrement roses et pourpres des Arundina graminifolia imposent la sérénité par leur féminité, la grâce et la joie. Des tiges de bois de taille décroissante se dressent de l’extérieur vers l’intérieur du jardin, ou un saule pleureur majestueux domine les plantes. Appelé aussi Salix babylonica, il incarne la stabilité, la fermeté et la résistance aux défis les plus exigeants.

Bernard Lassus, le jardin des hypothèses

Bernard Lassus est une personnalité à part dans le monde du paysage. Il est à la fois artiste et paysagiste, peintre et urbaniste, chercheur et universitaire, théoricien, salué dans le monde entier pour ses vues et ses conceptions profondément originales. Bernard Lassus opère une synthèse entre art, architecture et environnement. C’est un ensemble extraordinaire de jardins de Bernard Lassus qui est présenté cette année à Chaumont-sur-Loire. Le Domaine devenant en quelque sorte le conservatoire de la création de cet artiste-paysagiste hors normes.

David Bitton et Philippe Collignon, Eden, le paradis terrestre de la genèse

On sait peu de choses du jardin d’Adam et Ève, si ce n’est qu’il se situerait au Moyen-Orient, près de l’ancienne Mésopotamie, et que deux arbres y poussaient : L’arbre de la connaissance du bien et du mal, et l’arbre de vie. Ils ont imaginé quatre espaces concentriques et sonores que le visiteur sera amené & traverser successivement. Le premier cercle symbolise le passage entre la vie et l’après. L’obscurité et la chaleur dominent, avec des végétaux entremêlés de lianes et un sol jonché d’ardoises. Une musique sombre vibre dans la tessiture des basses. Les parfums en sont absents. Ayant quitté le monde réel, le visiteur rejoint un deuxième espace d’une blancheur éclatante. Voué a l’introspection, il accorde ses senteurs à l’ambiance sonore. La lumière se réfléchit sur des cailloux de verre. Un jeu de miroirs ouvre ensuite une zone de questionnement. Qui suis-je ? Qu’ai-je fait ? Ou vais-je ?

Pierre-Alexandre Risser, Agapè

En grec, “Agape “ désigne l’amour divin et inconditionnel. D’ Homère à Khalil Gibran, de l’orée de l’Humanité à nos jours, l’amour est une préoccupation constante des êtres. Il se présente dans leur sommeil ou brûle en eux tel un feu sacré. Il se vit dans l’apaisement ou la fureur. Ce jardin invite le visiteur à voyager entre ses rives multiples, douces ou passionnées. Dans l’écrin végétal de l’amour, les feuillages, en frissonnant, éveillent les sens, car l’amour, selon Platon, revêt aussi une forme physique : “Éros”. L’amour de l’esprit de l’autre est la troisième et dernière forme que reconnait le philosophe : “Philia”. En cheminant dans ce jardin, une prière pour le bien-aimé naîtra peut-être sur les lèvres des amoureux... Le Paradis serait un amour désintéresse, une ode à l’amour pour l’amour !

Les jardins du festival 2019

Le jardin des solitudes, Damien DEROUAUX, architecte paysagiste et Sven AUGUSTEYNS, urbaniste, architecte et expert en co-création (Belgique)

Parfum du paradis, Caroline THOMAS, artiste, designer, jardinier (Pays-Bas)

Vers les nuages, Delphine MESTOUDJIAN, Laetitia DEMOL et Emmanuelle NATAF, conceptrices de jardins (France)

Elixir floral, Sandrine TELLIER, paysagiste, et Sophie KAO ARYA, artiste (France)

Mirage, Benoit JULIENNE, scénographe, bijoutier, Aurelle BONTEMPELLI, paysagiste, Eloi BARRAY, constructeur de décors, et Morgane LE DOZE, scénographe, plasticienne (France)

Au-delà des nuages, Natsuka SUZUKI, Takuya NISHIMAKI, Miyu HAYASHI et Ayaka MONDA, étudiants, Yoshinori KITAMURA, enseignant - KYOTO TACHIBANA UNIVERSITY (Japon)

Cultiver les rêves, Dagnachew G. ASEFFA, architecte et urbaniste, Delphine DESMET, ingénieure architecte et urbaniste, Guillaume VAN PARYS, paysagiste-concepteur et urbaniste, Cedric DESMARETS et Michal BUCKO, paysagistes-concepteurs (Belgique)

Le jardin qui chante, Julia FOGG, architecte-paysagiste, et Anny EVASON, artiste (Grande-Bretagne)

Voguer, voler, flotter, Mark THOMANN, architecte-paysagiste, et Naeem SHAHRESTANI, paysagiste (Etats-Unis)

Tous les strelitzias vont au paradis, Stefania NARETTO et Chiara OTELLA, agronomes paysagistes, et Francesca COSMAI, architecte paysagiste (Italie)

Le jardin de la pie, Carrie PRESTON et Farhana RASHEED, architectes-paysagistes, Enora ELMOZNINO, artiste et graphiste, et Tess KRUS, graphiste et designer produit (Pays-Bas)

Le jardin de verre, Bernhard ZINGLER, artiste et architecte-paysagiste, et Stefanie DE VOS, artiste et architecte (Suisse)

Habiter le mur, Windy GAY, formatrice, Justin TUCKER, spécialiste de la fabrication, Dallas MYERS et Beau BURRIS, étudiants (Etats-Unis)

Cultivons notre paradis, Anaelle HUET, Yohan ODIN, Quentin HUILLET et Leo PETITDIDIER, étudiants, Sebastien GUILLET et Vincent BOUVIER, enseignants - AGROCAMPUS OUEST (France)

La métamorphose d'un paradis, Laurent DESCAMPS, jardinier, Adeline LE COCQ et Mariana SARDOEIRA, architectes, Augustin DESCAMPS, paysagiste DPLG, Phuong NGUYEN, Pedro PEDALINO, Daniel ALONSO et Hien VO, paysagistes (Vietnam)

Un paradis sans fin, Stein VAN BRUNSCHOT, architecte-paysagiste, et Jaap VAN DEN LANGENBERG, dessinateur technique (Pays-Bas)

Frontières du paradis, Jong-Ho YUN, artiste (Corée)

Jardin suspendu 2.0, Floriana MARTY, artiste/conceptrice, et Florian VANDERDONCKT, artiste/auteur (France)

Au paradis du jardinier, Dominique HENRY, paysagiste concepteur et géographe, et Karine STOKLOSA, paysagiste conceptrice et gestionnaire de parcs et jardins publics (France)

Le jardin des portes, Vincent JANSSEN et Zeger DALENBERG, architectes-paysagistes et Quentin AUBRY, architecte et ingénieur (Pays-Bas)

Les pieds sur terre, Emmanuelle MESSIER et Fanny BOUCHET, architectes (France)

Jardin de paradis, Claire BIGOT, ingénieur paysagiste, et Marie BIGOT, étudiante (France)

20 Portes, HaeMee HAN, architecte-paysagiste, et Jaeyual LEE, architecte (Etats-Unis)