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Le Mans fait son Cirque : la Ville tente de reporter les spectacles

Par Géraldine Houdayer, France Bleu Maine vendredi 20 juin 2014 à 19:36

Festival Le Mans fait son Cirque
Festival Le Mans fait son Cirque © festival le Mans fait son Cirque

Le Mans ne fera pas son cirque fin juin. La parade du samedi 28 est sans doute maintenue, mais pas les spectacles au village. La Ville tente de négocier un Village fin août ou début septembre.

Le Mans ne fera donc pas son cirque pendant quatre jours cette année. En tout cas pas en juin. Seule la parade du samedi soir est maintenue, "sauf perturbations", d'après la ville du Mans. Le village et ses chapiteaux, promenade Newton, ne seront pas montés la semaine prochaine. Mais vendredi toute la journée, le maire du Mans, Jean-Claude Boulard, a tenté de négocier un report du Village à fin août ou début septembre avec les compagnies.

Actions en justice

Mais ce n'est pas gagné. Yannick Javaudin est l'administrateur de la compagnie Cheptel Aleïkoum, qui devait jouer trois fois sous chapiteau le week-end prochain. Il représente aussi une grosse douzaine de compagnies, qui ne veulent pas entendre parler de report : "Les compagnies sont déjà engagées sur d'autres festivals à la fin de l'été."

Yanick Javaudin ne comprend pas cette annulation . Il maintient que la douzaine de compagnies qu'il représente ont assuré qu'elles joueraient bien au Village pendant le festival. Du coup, si le festival est simplement annulé, ces compagnies comptent intenter une action en justice et demander le paiement intégral des frais engagés et des prestations prévues à la ville du Mans. Yannick Javaudin le reconnaît : une annulation serait un grand gâchis. Le Mans fait son cirque, c'est 40.000 spectateurs en tout.

"Nous étions dans un dialogue apaisé, on va passer à un vrai combat" - Yannick Javaudin, administrateur de la compagnie Cheptel Aleïkoum

Yannick Javaudin, administrateur de la compagnie Cheptel Aleïkoum

Au coeur de cette annulation, toujours, les menaces de grève des intermittents du spectacle au niveau national. Les intermittents contestent toujours le nouvel accord sur l'assurance chômage, malgré le r etrait provisoire de la mesure la plus contestée, les délais de paiement, par le premier ministre Manuel Valls. La CGT-spectacle appelle même à durcir le mouvement au niveau national.

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