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A Saint-Maurice-sur-Vingeanne, l'Espérance dispute les championnats de France de quilles

Par Marion Bastit, France Bleu Bourgogne dimanche 15 mars 2015 à 6:00

Ce samedi, l'équipe masculine de l'Espérance affrontait Strasbourg pour une qualification en coupe d'Europe.
Ce samedi, l'équipe masculine de l'Espérance affrontait Strasbourg pour une qualification en coupe d'Europe. © Radio France - Marion Bastit

Tous les week-ends, les passionnés de quilles se retrouvent à l'Espérance, le quillier associatif de Saint-Maurice-sur-Vingeanne. Ce samedi, l'équipe masculine de l'Espérance recevait Strasbourg pour disputer une manche du championnat de France.

Né il y a soixante ans, l'Espérance , le club de quilles de Saint-Maurice-sur-Vingeanne , est une institution. Tous les week-ends , les passionnés s'affrontent sur les deux pistes de ce quillier associatif , entièrement tenu par les bénévoles du club.

L'Espérance compte trente licenciés, dont six filles. Et le club se distingue : cette année, l'équipe féminine tient la tête du championnat de France, tandis que les hommes sont quatrièmes au classement, à égalité avec Strasbourg, qu'ils recevaient ce samedi.

Ouvert tous les week-ends, l'Espérance est entièrement tenu par des bénévoles du club. - Radio France
Ouvert tous les week-ends, l'Espérance est entièrement tenu par des bénévoles du club. © Radio France - Marion Bastit

L'ancêtre du bowling

Mais au fait, quelle est la différence entre le bowling et les quilles ? "Le bowling est né des quilles, raconte Martial Gridelin, qui joue depuis 30 ans. Il a été exporté aux Etats-Unis par des migrants d'Europe de l'Est. Comme ils étaient très fervents de ce sport, ils négligeaient la messe du dimanche soi-disant, alors les Etats-Unis ont interdit le jeu de quilles. Pour contourner la loi, ils ont inventé le bowling avec dix quilles et des grosses boules, alors que nous on joue avec neuf quilles et des petites boules."

"Le bowling est né des quilles" Martial Gridelin, licencié du club

"Une partie de quilles se joue en quatre jeux de trente boules chacun, explique-t-il. Dans chaque jeu, il y a 15 boules de plein et 15 boules de déblai. Dans le plein, les neuf quilles redescendent à chaque lancer. Dans le déblai, tant qu’on n’a pas fait tomber les neuf quilles, elles reviennent, et il faut faire tomber le plus de jeux de quilles possibles avec les 15 boules."

Une partie de quilles se joue en quatre manches de trente boules chacune. - Radio France
Une partie de quilles se joue en quatre manches de trente boules chacune. © Radio France - Marion Bastit

Un sport familial

Guillaume Febvre, le capitaine de l'équipe, est tombé dedans quand il était tout petit. "Mes deux parents ont été joueurs pendant plus de 20 ans, raconte-t-il. Depuis que je sais marcher, je lance des boules, donc c’était logique de prendre une licence dès l’âge de dix ans, l'âge légal pour pouvoir prendre une licence."

"C'est un peu comme une drogue" Guillaume Febvre, capitaine de l'équipe masculine

Ce qu'il aime dans ce sport, "c’est l’adrénaline, c’est la convivialité. C’est familial, c’est jovial aussi quand on gagne… Quand on accroche au sport, on a du mal à s’en détacher. C’est un peu comme une drogue. Et puis c’est très enrichissant, parce qu’on joue au plus haut niveau qu’on peut jouer."

Construit en 1975, l'Espérance accueille tous les week-ends les passionnés de quilles à Saint-Maurice-sur-Vingeanne. - Radio France
Construit en 1975, l'Espérance accueille tous les week-ends les passionnés de quilles à Saint-Maurice-sur-Vingeanne. © Radio France - Marion Bastit

Le rendez-vous des jeunes

Au-delà de la compétition, l'Espérance est aussi le lieu de rencontre des jeunes du village et des alentours. Et pour cause : c'est le seul bar du canton ouvert le samedi soir et le dimanche midi. "Il y a une bonne ambiance, raconte Laurence Méchet, trésorière du club depuis plus de vingt ans. Le samedi soir, les jeunes se retrouvent au quillier avant de partir en boîte de nuit. C’est un peu la maison des jeunes du canton."

"C'est un peu la maison des jeunes du canton" Laurence Méchet, trésorière du club

Les jeunes viennent boire un verre, font valser quelques quilles, et se piquent au jeu. Aujourd'hui, la relève est assurée : les deux tiers des licenciés de l'Espérance ont entre 16 et 30 ans.

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