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Spectacles

Retour sur la carrière et la vie de Fernand Raynaud

mercredi 25 septembre 2013 à 13:15 Par Jérôme Pivette, France Bleu Pays d'Auvergne

à l'occasion des 40ans de sa disparition, retrouvez la biographie de cet humoriste qui a marqué son temps.

Retour sur la carrière et la vie de Fernand Raynaud
Retour sur la carrière et la vie de Fernand Raynaud

Né le 19 mai 1926 à Clermont-Ferrand, Fernand Raynaud est le fils d’un contremaître chez Michelin (un père auquel il sera très attaché, sa mère meurt en 1953). Ecolier indiscipliné du quartier de l’Oradou, il fait rire ses camarades de classe au grand désespoir de son père qui, lui, ne sera jamais ébloui par la réussite de son fils. En 1940, il a treize ans et  vit au rythme de la ville imprégnée de la culture Michelin. En pleine guerre, il part, sur un coup de tête, en vélo à Paris pour aller faire l’artiste. En 1946, il doit faire son service militaire et se retrouve dans une caserne à Berlin. De cette période, il gardera une aversion profonde pour l’armée qu’il raillera à plusieurs reprises. 

Ce n’est qu’à l’âge de 26 ans qu’il commence à vivre de son métier de comique : auparavant, il a exercé de multiples métiers (vente de rustines, d’espaces publicitaires, employé aux statistiques, projectionniste de cinéma, apprenti fourreur ou architecte, représentant…) tout en faisant le siège des cabarets parisiens. En 1954, sa carrière démarre grâce à Jean Nohain, présentateur vedette de la télévision française. Au cours de l’émission 36 chandelles , il rencontrera d’autres amuseurs tels Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Darry Cowl, Omer ou Raymond Devos. En 1958, il monte la revue Boum Vlà le facteur au Sully d’Auteuil avec Jean Schoubert, son fidèle pianiste et ami. La même année, il s’envole vers Tahiti pour jouer dans un film intitulé Houla Houla  ; à son retour il part en tournée avec « Auguste ». L’année suivante, il participe à la tournée du Cirque Amar, une expédition qui durera neuf mois.

Pendant quelques années, il va habiter à Gennevilliers puis à L’Etang –la-Ville, avec sa femme Renée Caron, épousée en 1955, et dont il aura deux enfants, Pascal et Françoise. Fin observateur, il va nourrir ses sketches des personnages croisés dans les villes (le 22 à Asnières, par exemple). Avec son chapeau à moitié écrasé et son long manteau, il devint le tailleur, le garçon de café, le douanier vaniteux, le militaire rigide et bête et rencontra, au fil des spectacles, un grand succès populaire. 

En 1960, il ose se produire seul en scène pendant trois heures, au Théâtre des Variétés, et, triomphe un an et demi durant. En 62, il présente au Théâtre de l’Etoile le spectacle Fernand à Londres . Il sera à l’affiche de toutes les grandes  salles parisiennes et, emporté par le succès, il sillonnera le Canada, l’Afrique, le Pacifique. Plus inattendu, il se lancera aussi des défis en interprétant Monsieur Jourdain dans le Bourgeois gentilhomme de Molière ou Sganarelle dans Don Juan

En août 1973, à Cannes, après avoir applaudi le spectacle du comique Thierry Le Luron, il participe à un repas où il est le treizième convive. Le superstitieux Jacques Chazot, s’exclame « Quelqu’un de nous va mourir cette année ». Réponse de Fernand  « C’est toujours le dernier arrivé qui a la poisse. C’est moi qui fais le treizième ». Le 28 septembre, alors qu’il se rend à Clermont-Ferrand  pour un gala, il se tue au volant de sa Rolls-Royce (sa passion) percutant à grande vitesse le mur du cimetière à l’entrée de Cheix-sur-Morge, près de Riom. Il sera inhumé à Saint-Germain-des-Fossés (Allier).

 

 

Bibliographie sélective

-CD audio Les classiques **** – Fernand Raynaud (Editions Eponymes n°9, 2009)

Choix de 12 sketches

-Fernand Raynaud par Pierre Koulak (Editions Sigest, 2013)

Les souvenirs du comédien et mai de F. Raynaud

-Fernand Raynaud de Jean Schoubert (Flammarion, 1993)

Les souvenirs de son pianiste et ami 

-Fernand Raynaud de Renée Raynaud (Ed ; Pierre-Marcel Favre, 1986)

Les souvenirs de la femme de l’artiste

 Liens Internet

https://fr-fr.facebook.com/pages/Association-des-Amis-de-Fernand-RAYNAUD/178438972204781

Comme son nom l’indique sur Facebook

 

http://www.ina.fr/video/CPF09003348/les-deux-poles-video.html

Interview de Fernand RAYNAUD, humoriste et de son cousin germain François, dans son petit village. Ils racontent leurs souvenirs d'enfance communs près de Clermont Ferrand.

 

http://www.youtube.com/watch?v=5wckLtKTBJ8

Fernand Raynaud était le fils d'un obscur contremaître des usines Michelin. Il deviendra le comique le plus célèbre, le plus riche, et le plus audacieux de son temps.

Les 30 Glorieuses ont été les années d'après-guerre où la croissance fut la plus spectaculaire de toute l'Histoire de la France. Elles correspondent à l'entrée des Français dans la société de consommation et la modernité programmée.

 

Sketches célèbres

Allô Tonton, pourquoi tu tousses ? - Aux deux folles - Avec deux croissants...- J'm'amuse -

C'est étudié pour - Heureux !- J'ai souffert dans ma jeunesse - La 2 CV de ma sœur-

La bougie - La chatte à ma sœur - Le douanier - La pipe à pépé - La prévention routière - 

La tasse de lait - Le 22 à Asnières - Le bègue - Le bluff - Le fromage de Hollande - 

Le défilé militaire - Le match de boxe - Le paysan (Ç'a eu payé, Crésus) - Le peintre et son modèle - Le plombier - Le réfrigérateur - Le tailleur - Le timbre à 0 Fr. 25 - Les œufs cassés -

L'inspecteur des platanes - Ma sœur s'est mariée- Moi, mon truc c'est le vélo - Ne me parle pas de Grenoble - Restons Français - Un certain temps - Un mariage en grandes pompes - Vive le camping - Vlan, passe-moi l'éponge - Zanzi Bar – 

 

Chansons

 Si tu savais (comédie musicale Purée de nous z'otres), Les gens riaient, Et vlan' passe moi l'éponge (paroles de Jacques Martin)[2], La chanson de Paris.

 

Cinéma on le retrouve dans des rôles identiques à ceux qu'il incarnait sur scène, le personnage portant le plus souvent son propre prénom.

1955 : La Bande à papa de Guy Lefranc : Fernand Jérôme

1955 : 33 tours et puis s'en vont d'Henri Champetier

1956 : Fernand Cow-boy de Guy Lefranc : Fernand Mignot

1956 : La vie est belle de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault

1957 : C'est arrivé à 36 chandelles de Henri Diamant-Berger et Fernand Rivers

1957 : Fernand clochard de Pierre Chevalier : Fernand

1958 : Arènes joyeuses de Maurice de Canonge : Fernand Cyprien de Chalamond

1958 : Le Sicilien de Pierre Chevalier : Fernand

1959 : Houla-houla de Robert Darène : Fernand Martin

1959 : Minute papillon de Jean Lefèvre : Oscar

1959 : La Marraine de Charley de Pierre Chevalier : Charley Rivoire/Gabrielle de la Motte

1960 : Le Mouton de Pierre Chevalier : Fernand Castel

1961 : Auguste de Pierre Chevalier : Auguste Roussel

1962 : C'est pas moi, c'est l'autre de Jean Boyer : Fernand Raynaud/Gaspard

1962 : Nous irons à Deauville de Francis Rigaud

1968 : Salut Berthe ! de Guy Lefranc : Adrien Chautard

1969 : L'Auvergnat et l'autobus de Guy Lefranc : Julien Brulebois

 

Télévision

1961 : La Belle Américaine, où il apparait dans le film de Robert Dhéry

1967 : Au théâtre ce soir : Auguste de Raymond Castans, mise en scène Christian-Gérard, réalisation Pierre Sabbagh, Théâtre Marigny

 

Théâtre

1957 et 1958 : Auguste de Raymond Castans, mise en scène Jean Wall, Théâtre des Nouveautés puis théâtre des Célestins.

1962 : Le Bourgeois gentilhomme de Molière, mise en scène Jean-Pierre Darras, Théâtre Hébertot

 

 

Biographie de la Documentation de Radio France, septembre 2013