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Le plan Alerte enlèvement déclenché après la disparition d'un enfant de 8 ans dans les Côtes-d'Armor

Mariage "homo" : l'UMP se divise sur l'attitude à adopter en 2017

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Abroger, réécrire, conserver en l'état ? Une ligne de fracture est en train d'apparaître au sein du principal parti d'opposition sur l'attitude à adopter en 2017, en cas d'alternance, face au texte du mariage pour tous.

Nathalie Kosciusko-Morizet
Nathalie Kosciusko-Morizet © Maxppp

Copé veut réécrire, pas abroger

Durant les longues semaines du débat parlementaire, l'opposition quasi-unanime de l'UMP face au texte du gouvernement avait laissé peu de place aux dissensions internes. Maintenant que la loi est votée, validée par le Conseil constitutionnel et promulguée, un autre débat est en train de s'ouvrir, cette fois-ci au sein du principal parti d'opposition, entre les partisans de l'abrogation du texte et les autres.

Premier à évoquer le sujet et à entretenir une certaine ambiguïté, le président de l'UMP lui-même. Interrogé sur le sujet vendredi soir, Jean-François Copé a prudemment expliqué qu'il y "a des choses sur lesquelles il faudra se pencher" en 2017, si d'aventure il y avait alternance au sommet de l'Etat. Le lendemain, dans le journal Le Monde, il évoquait l'adoption, en précisant "qu'il faudra réécrire le texte pour protéger la filiation et les droits de l'enfant". A aucun moment le patron de l'UMP n'a évoqué d'abrogation pure et simple de la loi.

Hervé Mariton : "Nous devons arrêter les mariages de couples de même sexe en 2017"

De quoi inquiéter certains élus. A commencer par le député de la Drôme Hervé Mariton. "Cela me va si c'est réécrire avec clarté", a-t-il déclaré ce lundi. "Si c'est pour esquiver, cela ne me va pas. Nous devons être capables de respecter les mariages qui ont été pratiqués entre 2013 et 2017 mais d'arrêter les mariages de couples de même sexe et de proposer à la place le contrat d'union civile".

Ne pas promettre l'intenable

Pour d'autres responsables de l'UMP, il ne faut pas promettre un retour en arrière qui dans les faits ne sera pas tenable. C'est le cas de Luc Chatel, vice-président délégué du parti, qui se démarque de la position de Jean-François Copé. "Nous avions déjà pris des positions de ce type-là au moment du PACS, nous ne sommes pas revenus en arrière. (...) C'est un texte que nous avons condamné, sur lequel je me suis opposé, mais je ne crois pas qu'on reviendra en arrière", a confié l'ancien ministre dimanche.

Même son de cloche du côté de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s'était abstenue lors du vote à l'Assemblée. "On doit la vérité aux électeurs", a-t-elle expliqué dimanche. "Quand j'entends les uns ou les autres dire 'on abrogera la loi', comme si on pouvait démarier ou désadopter, je dis que ce n'est pas vrai".

Spectre de la division en vue des municipales

L'UMP arrivera-t-elle à définir une position officielle avant les élections municipales de 2014 ? Elle semble y avoir intérêt, car les positions des uns et des autres pourraient bien perturber çà et là les débats. C'est le cas à Paris où NKM, favorite pour les primaires à venir, est désormais ouvertement critiquée par la Droite forte, qui lui reproche sa position. "Je souhaite que ce ne soit pas Nathalie qui soit désignée", clamait ce lundi Guillaume Peltier sur RTL, alors que Pierre-Yves Bournazel et Jean-François Legaret (deux autres candidats) "ont dit que s'ils avaient été parlementaires, ils se seraient opposés à cette loi".

En attendant, le seul point qui fait consensus au sein du parti est la consigne qui a été passée aux élus de respecter la loi votée, et donc d'accepter de marier les couples homosexuels. En attendant que le texte soit modifié... ou pas.

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