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Mariage "homo" : la ligne Copé divise l'UMP

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Par , France Bleu

Jean-François Copé a appelé dimanche soir les opposants au mariage pour tous qui ont défilé dans la rue à troquer leurs banderoles et slogans contre un bulletin de vote UMP. En ligne de mire : les municipales de l'an prochain. Une stratégie qui divise le principal parti d'opposition.

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Faire d'un engagement "sociétal" un engagement "politique"

A priori, la manifestation de dimanche était bien la dernière. Le président de l'UMP l'a confirmé dimanche soir, précisant en tout cas que ce serait la dernière fois qu'il foulerait le pavé pour s'opposer au mariage pour tous. Car la loi est désormais promulguée et les premières unions seront célébrées dans les jours qui viennent.Alors Jean-François Copé a proposé de politiser le débat, en appelant sur RTL les mécontents à sanctionner la majorité dans les urnes en 2014. "Il est très important que ces centaines de milliers de Françaises et Français qui, à travers leur opposition à ce texte, ont eu un engagement sociétal, le transforment en un engagement politique au sens noble du terme".

Une stratégie qui provoque la colère de Frigide Barjot, qui avait pris la tête du mouvement. "Nous sommes de gauche comme de droite, au-delà de la gauche et au-delà de la droite", a-t-elle protesté. "L'UMP vient chercher des militants et des électeurs, ça n'était pas l'esprit de la Manif pour tous".

Un "problème de gouvernance" au sein de l'UMP

L'UMP elle-même était déjà divisée sur le bien-fondé à manifester (François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Luc Chatel ayant fait le choix de ne pas défiler), mais elle est tout autant sur l'appel de son président. Plusieurs élus ou responsables ont mis en avant un problème de leadership, qui empêche le parti de parler d'une seule voix. A commencer par le vice-président Laurent Wauquiez. "Nous avons trop de désordre en ce moment à l’UMP", a-t-il estimé dimanche. "La situation n’est pas satisfaisante pour les militants, pas satisfaisante pour les Français qui ont besoin d’une opposition qui ait des messages clairs".

Même son de cloche du côté de Bernard Accoyer, ancien président de l'Assemblée nationale, qui évoque un "problème de gouvernance". "La voix de l'UMP est quelque peu balkanisée (…) On ne connaît pas le cap précis", a-t-il déploré lundi matin. L'ex-ministre Dominique Bussereau est lui plus ferme et manifeste carrément son opposition à toute politisation du débat.

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Copé "finit par poser un problème dans la République"

Même si un autre vice-président du parti, Brice Hortefeux, s'échine à dédramatiser en expliquant qu'il n'y a "pas de volonté de récupération", ces dissensions internes inquiètent le PS. Harlem, premier secrétaire, estime qu'il y a une "irresponsabilité de la part de M. Copé, pour des raisons internes, parce qu'il est dans une bataille contre d'autres". "Il est un problème, y compris dans son camp (...) Cette façon qu'il a de jeter des passerelles en permanence avec la droite la plus extrémisée, y compris avec des groupuscules d'extrême droite, finit par poser un problème dans le fonctionnement de la République".

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