Pas de repreneur pour Virgin

France Bleu lundi 10 juin 2013 à 16:41

La liquidation judiciaire de Virgin semble inévitable.
La liquidation judiciaire de Virgin semble inévitable. © Maxppp

Le tribunal de commerce de Paris a rejeté lundi les deux offres de reprise de Virgin, l'une émanant de Cultura et l'autre de Vivarte.

 Les salariés de Virgin s’étaient rassemblés lundi devant le magasin amiral des Champs-Elysées à Paris avant l’audience pour "la der des der". En vain : le miracle n'est pas venu, et quelques heures plus tard, le sort de Virgin semblait bel et bien scellé. Le tribunal de commerce de Paris a en effet rejeté dans l'après-midi les deux offres de reprise de Virgin, l'une émanant du spécialiste des loisirs créatifs Cultura et l'autre de Vivarte, groupe multi-enseignes de prêt-à-porter et chaussures, qui distribue notamment les marques André ou La Halle.

La liquidation judiciaire pourrait être prononcée le 17 juin

Les syndicats avaient rendu un avis défavorable sur les projets des deux repreneurs potentiels, les jugeant insuffisants ou trop imprécis. Ils déploraient que les offres encore en lice ne portaient que sur une soixantaine de postes fermes, alors que Virgin emploie 960 salariés dans 26 magasins. Le tribunal de commerce de Paris examinera lors d'une audience spéciale le 17 juin à 14h la liquidation judiciaire du distributeur de produits culturels, qui semble désormais inévitable.

Plan de sauvegarde de l'emploi

Victime de l'effondrement du marché des CD et des DVD, Virgin Megastore, qui possède 26 magasins en France, a été placé en redressement judiciaire en janvier avec une période d'observation de quatre mois. Il s’agira pour les syndicats de faire pression sur Lagardère et l’administrateur judiciaire pour abonder le plan de sauvegarde de l’emploi. Butler Capital Partners, actionnaire principal de Virgin, s'est engagé fin mai à verser deux millions d'euros au titre du plan de sauvegarde de l'emploi, contre un million initialement. Lagardère, actionnaire à près de 20% de Virgin, a proposé de reclasser 80 salariés.