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Que retenir du grand oral de Hollande ?

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Par France Bleu

Costume bleu nuit, cravate bleu roi, estrade tournée vers le jardin d’hiver : François Hollande, pour la deuxième fois depuis le début de son quinquennat, s'est lancé jeudi dans la salle des fêtes du Palais de l’Elysée à l’assaut d’un grand oral particulièrement attendu, à l’heure où sa cote d’impopularité culmine dans les sondages.

François Hollande tenait sa seconde grande conférence de presse à l'Elysée
François Hollande tenait sa seconde grande conférence de presse à l'Elysée - - Capture d'écran

Après la remise à plat, "l’offensive de l’An II"

Malmené tant par l’opposition qu’à la gauche de sa propre majorité, alors que la récession agite le spectre d’heures moroses pour les Français, il s’agissait, pour le président de la République, de revenir sur son bilan et tracer, selon ses propres mots, les prochaines étapes de son action et définir le "cap" tant attendu. Notamment en assumant à nouveau les quatre axes grâce auxquels il entend sortir le pays de l’ornière de la crise : "le sérieux budgétaire, la compétitivité, la maitrise de la finance et la réforme du marché du travail".

Devant le parterre de journalistes réunis devant lui sous les ors de l’Elysée, François Hollande est d’abord revenu sur l’héritage de ses prédécesseurs, qu'il a accusés ne pas avoir fait "des choix courageux sur la compétitivité" ou le "sérieux" budgétaire". En somme, faire admettre que sa première année, son An I de présidence, a occupé son gouvernement à une saine remise à plat, un terreau fertile pour y semer les réformes à venir lors de l’"An II", qu’il souhaite tourné vers l’Europe.

Volontarisme sur l'Europe ------------------------- "L’An II, ce doit être l'offensive", a-t-il affirmé, expliquant que l'offensive était d'abord de "lancer une initiative européenne" pour "sortir l'Europe de sa langueur". Une méthode déclinée en quatre axes : un gouvernement économique de la zone euro avec un "véritable président", l'insertion des jeunes, une "communauté européenne de l'énergie" et "une nouvelle étape d'intégration, avec une capacité budgétaire" pour la zone euro et "la possibilité progressivement de lever l'emprunt".
François Hollande à l'Élysée en présence de ses ministres et de 400 journalistes
François Hollande à l'Élysée en présence de ses ministres et de 400 journalistes - - Capture d'écran
Un remaniement ? "Pas aujourd’hui", "pas maintenant" ---------------------------------------------------- François Hollande a renouvelé sa confiance envers Jean-Marc Ayrault "pour les mois à venir" et balaie les rumeurs de gouvernement resserré. Le remaniement est "possible, mais ce n'est pas aujourd'hui, ce n'est pas maintenant, ce n'est pas d’actualité." Retraite : "Dès lors que l’on vit plus longtemps, on devra travailler aussi un peu plus longtemps" -------------------------------------------------------------------------------------------------- "Est-ce que, comme président de la République, je peux laisser 20 milliards d’euros de déficit en 2020 ?" Par esprit de "responsabilité" et de "justice", François Hollande esquisse un nouvel allongement des durées de cotisation. La démographie française, "un atout" rappelle-t-il, nécessite aussi un ajustement pour ne pas que les générations futures portent "le fardeau du financement des retraites". Dans l’objectif d’une réforme des retraites avant la fin de l’année 2013, une deuxième conférence sociale est prévue les 20 et 21 juin, suivie d’une concertation avec les partenaires sociaux qui se poursuivra jusqu’à la fin de l’été. Le droit de vote des étrangers ne doit pas être "un enjeu de campagne" ---------------------------------------------------------------------- Sortant à peine du long débat sur le mariage homosexuel, qu'il promulguera sitôt la validation du Conseil constitutionnel - il défie d'ailleurs un quelconque successeur de vouloir l'abroger par la suite - François Hollande préfère repousser un autre de ses engagements de campagne : le droit de vote des étrangers. Afin que le texte de loi ne devienne pas "un enjeu de campagne", il ne sera présenté au Parlement qu'après les élections municipales de 2014. Hollande maintient son cap sur l'économie ----------------------------------------- Dans sa volonté de rassurer, malgré l'annonce hier de la récession pour le premier trimestre 2013, François Hollande a renouvelé ses ambitions économiques. Pour inverser la courbe du chômage, il faut de la croissance, et donc de l’investissement. Comme il l'avait déjà annoncé, Jean-Marc Ayrault présentera en juin un grand plan d’investissement sur les dix prochaines années, axé autour du numérique, de la transition énergétique, de la santé et des transports. Et évoque le besoin pour la France d’être attractif au-delà des frontières du territoire pour capter les financements étrangers. "Cahuzac ne devrait pas se présenter à quelque élection que ce soit" --------------------------------------------------------------------- François Hollande a aussi profité de l’exercice pour donner son avis sur la potentielle candidature de Jérôme Cahuzac. Suite au scandale provoqué par son ancien ministre, le Président estime que celui-ci "ne devrait se présenter à quelque élection que ce soit". François Hollande a enfin verrouillé son discours. Peu importe le record d’impopularité, dont il ne se défausse pas, le président de la République inclue ses actions dans un temps plus long, celui des effets des réformes prises et des réformes à venir. Il veut "laisser une trace" en 2017 et demande aux Français de le juger "le jour venu, au terme des cinq ans".
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