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Redoine Faïd : les dernières heures d'une cavale presque sans faute

- Mis à jour le

L’homme le plus recherché de France, le braqueur Redoine Faïd, a été interpellé dans la nuit de mardi à mercredi dans un hôtel de Seine-et-Marne, après avoir échappé à toutes les polices de l’espace Schengen, pendant un mois et demi de cavale (-presque-) sans faute.

Redoine Faïd s'était évadé de sa prison grâce à des explosifs qu'il était parvenu à se procurer.
Redoine Faïd s'était évadé de sa prison grâce à des explosifs qu'il était parvenu à se procurer. © Maxppp

Sa spectaculaire évasion avait fait la une des journaux : de la Belle à la cavale, au retour en cabane, il n’y a parfois qu’un pas... Dans la nuit de mardi à mercredi, un mois après s’être échappé de la maison d’arrêt de Sequedin, dans le Nord, le braqueur Redoine Faïd a été interpellé dans un hôtel de Seine-et-Marne .

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La prison, dont ce spécialiste des braquages avec explosifs s'était échappé en faisant sauter une porte, était située à proximité de la frontière belge : le 20 mai, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait fait état d'une "traque mondiale" pour le retrouver et son signalement transmis à Interpol et à toutes les polices de l'espace de Schengen.

Arrêté dans un B&B en grande banlieue

Finalement, les policiers ont arrêté l'homme le plus recherché de France en grande banlieue parisienne, dans un hôtel de Pontault-Combault, à 15 kilomètres de Villiers-sur-Marne, où Faïd est accusé d'avoir participé avec d'autres braqueurs à une fusillade qui a coûté la vie à la policière municipale Aurélie Fouquet le 20 mai 2010. La police pense qu’il n’aurait pas pu résister à retrouver son fils, qu’il adorait, et sa famille, ce qui aurait précipité sa chute. Un de ses complices d'évasion a également été interpellé.

Lunettes, barbe et postiche

Des armes ont été trouvées par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la criminalité organisée qui se demandent si Faïd ne s'apprêtait pas à retenter un braquage. Méconnaissable, l’homme portait barbe, lunettes et perruque quand il sortait de sa planque, un hôtel B&B discret coincé à la sortie de Pontault-Combault entre un hangar, un Buffalo Grill et la Francilienne, dans une zone industrielle.

Un bâtiment un peu triste d'un étage et d'une cinquantaine de chambres, ouvertes sur l'extérieur et accessibles via un simple code d'accès. Pour payer la nuit à 60 euros, pas la peine de passer par l'accueil : une borne à carte bleue, à l'extérieur, permet de régler en toute discrétion, sans contrôle d'identité. La gérante de l’hôtel évoque un homme poli, correct, qui aurait demandé à ce que le ménage ne soit pas fait le dimanche, "pour être tranquille".

"Peut-être il n'avait pas forcément de moyens d'aller ailleurs. Vous savez la cavale ça coûte cher. Or il avait peu d'argent…"

Dans sa chambre, une arme. Dans sa voiture, une deuxième. Quand, après six semaines d’investigations et 24h de planque, les policiers le cueillent, Redoine Faïd a sur lui plusieurs milliers d’euros. Peut-être pas assez pour se payer une cavale très longue : Mener une cavale nécessite de l'argent et des appuis humains. Et cela se termine très souvent pour les adeptes de la "Belle" par le retour à la case prison. Interrogé sur le lieu de l'arrestation, le Directeur central de la police judiciaire explique ainsi que "peut-être il n'avait pas forcément de moyens d'aller ailleurs. Vous savez la cavale ça coûte cher. Or il avait peu d'argent…"

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