Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Refus de mariage gay à Bollène : le parquet ouvre une enquête préliminaire

mardi 27 août 2013 à 11:37 Par Aurélie Lagain, France Bleu Vaucluse

Le parquet de Carpentras ouvre une enquête préliminaire, après que Marie-Claude Bompard, maire Ligue du Sud de Bollène, a refusé de marier deux femmes.

Hôtel de ville de Bollène
Hôtel de ville de Bollène © Creative commons - / Véronique PAGNIER

Cette fois-ci, le sujet investit le terrain judiciaire : le parquet de Carpentras a ouvert lundi une enquête préliminaire, alors que le maire de Bollène, la Ligue du Sud Marie-Claude Bompard, a refusé de marier le 10 septembre prochain Angélique et Amandine.

L'enquête est ouverte à l'encontre du maire pour obstruction à la loi par une personne dépositaire de l'autorité publique.

Marie-Claude Bompard évoque sa "conscience" pour refuser de célébrer ce mariage, pour refuser également de déléguer un autre élu. Elle doit être auditionnée prochainement. Elle encourt cinq ans de prison et 75.000€ d'amende selon le code pénal. Elle peut être suspendue en conseil des ministre, ou être révoquée.

Pas de plainte des fiancées

Les deux fiancées n'ont pas voulu porter plainte, elles ont été entendues par la gendarmerie.

Le Parti socialiste accuse Marie-Claude Bompard de "discrimination inacceptable contre les couples de même sexe."

Au Front national, dont faisait partie Marie-Claude Bompard il y a quelques années, Florian Philippot, vice-président du parti, estime que le maire de Bollène doit "respecter la loi", arguant que "l'argument religieux est totalement irrecevable dans une République laïque", même s'il "comprend la conviction personnelle" de l'élue.

(avec AFP)