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Route du Rhum : boucler son budget jusqu'au jour du départ

Peut-on faire la Route du Rhum avec un budget de 45.000 euros quand d'autres ont des bourses qui tournent autour de 2 millions d'euros ? Nils Boyer, 20 ans, fait en tout cas ce pari. Avec une équipe ultra motivée, il a retapé un bateau mythique, et aujourd'hui il est à quai, prêt à tenter l'aventure dans la classe Rhum. Les skippers peuvent encore trouver de l'argent à quelques jours du départ.

Le bateau de Nils Boyer lui a coûté 1 euro, mais il a fallu tout retaper
Le bateau de Nils Boyer lui a coûté 1 euro, mais il a fallu tout retaper © Radio France

Les budgets des navigateurs de la Route du Rhum ne sont pas forcément comparables, mais ils donnent en tout cas une idée des disparités au départ de la course. Nils Boyer, 20 ans, un enfant du pays de Saint-Malo, a un budget de 45.000 euros. Il concourt dans la classe Rhum, avec un monocoque de 16 mètres. En moyenne, les budgets de cette catégorie oscillent entre 150.000 et 300.000 euros. Et dans la classe Ultime, les financements sont d'un tout autre ordre : le bateau Banque populaire de Loïck Peyron, par exemple, a un budget de 2 millions d'euros pour cette course, qui démarre le 2 novembre.

Nils Boyer, le "plus petit budget" de la Route du Rhum
Nils Boyer, le "plus petit budget" de la Route du Rhum © Radio France

Mais à quoi sert un gros budget? "Ceux qui ont plus de budget ont des bateaux beaucoup plus récents, qui coûtent beaucoup plus cher ", explique Nils Boyer. Et le skipper de 20 ans a une histoire a raconter sur son bateau. "Je suis tombé amoureux de cette machine. C'est un bateau qui était malheureusement tombé dans l'oubli depuis plus de 10 ans ", explique Nils. Construit en 1978, achevé en 1981, il a gagné la Route du Rhum dans sa catégorie avec Hervé Laurent. Il a ensuite fait le tour du monde puis à nouveau la Route du Rhum "avant de s'endormir sous un arbre en Bretagne sud ", raconte le navigateur. Alors quand on lui parle budget, Nils répond "équipe formidable ", "générosité ", "famille ", "super mécaniciens ". 

"Un projet rare et exemplaire"

Et avec ce projet Nils Boyer a réussi à fédérer des petites entreprises. Jean-Yves Claudel, qui dirige trois PME dans le domaine du bâtiment, dont "Arts et Fenêtres", s'est décidé au dernier moment, et "c'est nous qui bouclons son budget ", confie avec fierté le chef d'entreprise. Son financement correspond à "la valeur de sa grand voil e", entre 6.000 et 7.000 euros. "C'est un projet tellement rare, et avec une solidarité exemplaire! Et si je me suis décidé hier [dimanche, ndlr], c'est parce que j'ai eu connaissance de ce projet avant-hier.

\"C'est mon rêve par dessus tout\" - Nils Boyer, qui part avec un budget de 45.000 euros

"L'argent sécurise mon parcours, mais cela ne fait pas tout" - Pierrick Tollemer, skipper classe Rhum

"Le budget ne fait pas tout ", pour Pierrick Tollemer, skipper dans la classe Rhum lui aussi, qui part avec un budget de 180.000 euros. Pour être plus tranquille, il lui manque 20.000 euros. "Ca permet d'être plus à l'aise sur les petites dépenses, ça sécurise mon parcours. C'est comme ça que je le vois ." 

"C'est compliqué d'aller chercher de l'argent , explique le Rennais Pierrick Tollemer, les temps ne sont pas très faciles. Mais je crois qu'il faut proposer des contreparties réelles : coller un autocollant sur un bateau, ce n'est pas très palpable pour une entreprise. Il faut accompagner, il faut animer. On a créé un business club par exemple autour de ce projet. "

\"Les temps ne sont pas très faciles\" - Pierrick Tollemer, qui a notamment fait du crowdfounfing pour financer son projet

"C'est pas le budget qui fait la réussite d'une course" - Christophe Souchaud, skipper en classe Rhum

Christophe Souchaud avant son départ de Saint-Malo.
Christophe Souchaud avant son départ de Saint-Malo. © Radio France

Et puis d'ici le départ, "il peut encore se passer des choses! " Christophe Souchaud en est l'illustration parfaite : vendredi, à huit jour du départ, son assureur l'a lâché. Ce lundi, à 11h, il ne pouvait pas prendre le départ de la course quand finalement, un assureur a sauvé son projet. "Amasser le budget, c'est pharaonique, surtout dans des périodes crises ", explique le skipper qu mène un projet de solidarité avec des personnes handicapées. Un projet qui sort des sentiers battus pour lequel il a fallu convaincre les investisseurs français. Mais "c'est pas le budget qui fait la réussite d'une course. La Route du Rhum c'est quand même le marin, le bateau et la mer ", conclut Christophe Souchaud.

"On ne pouvait pas rêver mieux", Christophe Souchaud, skipper de la Route du Rhum

A lire aussi : Voile | Route du Rhum 2014

 

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