Rugby - FCG : Fabien Gengenbacher, le 10 de der

France Bleu Isère jeudi 17 avril 2014 à 18:11

Fabien Gengenbacher, l’arrière reconverti au poste d’ouvreur pour le match de samedi contre Bayonne

L’arrière du XV rouge-et-bleu sera titulaire à l’ouverture ce samedi contre Bayonne. Un poste auquel il n’a quasiment plus joué depuis l’épopée de la montée en Top 14. Un pari osé par le staff grenoblois.

Avant son départ à Bayonne, Stewart remplacé par Gengenbacher

L’enjeu est fort et l’attitude confiante du manager Fabrice Landreau contraste avec ses traits tirés. La rencontre de samedi face à Bayonne est le moment clé de la saison du FCG, et il le sait. Pourtant, elle se déroulera sans l’habituel ouvreur Blair Stewart, non retenu dans le groupe des vingt-six annoncé par le coach en début de semaine. Parce que dans le grand renouvellement d’effectif effectué par le FCG, le néo-zélandais pliera bagages à la fin de la saison, direction : Bayonne. Pour éviter tout « conflit d’intérêt », Landreau a donc préféré se passer de son titulaire.

Un pari osé

C’est Fabien Gengenbacher (30 ans, 1,82 m), l’arrière, qui se verra donc confier les clés du camion rouge-et-bleu. Fabien Gengenbacher en numéro 10, c’est un pari osé par Fabrice Landreau. Mais le remplaçant de Blair Stewart, formé à Bourgoin et passé par Lyon , possède des atouts dans sa manche parmi lesquels un bon jeu au pied d’occupation et une vision de jeu d’arrière. Sa pointe de vitesse et ses appuis apporteront de la fraîcheur dans la ligne grenobloise et dynamiseront le jeu isérois.

Gengenbacher a déjà fait ses preuves en 10

Ces qualités, le public grenoblois a pu les admirer lors du match contre Montpellier, tout du moins pendant une période. Après une première mi-temps catastrophique, le repositionnement de l’arrière en dix avait transfiguré l’équipe. Plusieurs prises d’intervalles bien senties, des passes précises, la performance de Gengenbacher a été remarquable. Sa passe à hauteur pour l’essai de Benjamin Thiéry à la 55e minute est un modèle. D’une manière générale, la performance collective du FCG ce jour-là donne du poids à la candidature de Gengenbacher. Mais l’argument ultime de Fabrice Landreau reste le match à Mayol contre Toulon. Aligné d’entrée à l’ouverture, Gengenbacher avait effectué un match sérieux, en claquant notamment un drop à la 52e. Les coups de pied de Wilkinson avaient par la suite donné de l’air aux Toulonnais, avant ce fameux essai d’Alipate Ratini sur interception offrant la victoire aux Grenoblois (21-22).

Une maigre expérience à l'ouverture

Mais avoir Gengenbacher à l’ouverture ne garantit pas toujours la victoire, comme en atteste la rencontre face aux London Wasps en Amlin Cup (Challenge européen). L’équipe iséroise, certes largement remaniée, s’était inclinée lourdement à domicile face à des Anglais venus conquérants au Stade Lesdiguières. Une défaite 47 à 7, sept essais encaissés et une attaque grenobloise moribonde avec un seul essai inscrit. Capitaine et ouvreur de son équipe, Fabien Gengenbacher était passé au travers, comme toute l’équipe.En Top 14, la seule vraie expérience de Fabien Gengenbacher à l’ouverture remonte à 2011 , l’année de la montée. En Top 14, sur les trente matchs, l’arrière de formation en effectue neuf à l’ouverture, pour un bilan de sept victoires. Depuis, c’est le désert. À part ce match fou contre Toulon, la défaite en Amlin Cup et la deuxième mi-temps contre Montpellier.

À l’annonce de ce repositionnement, « Géjo », comme l’appellent ses coéquipiers, s’est tout de suite attelé à la tâche. Lors de l’entraînement de mardi, alors que ses coéquipiers s’étiraient, l’arrière s’est appliqué à peaufiner son jeu au pied d’occupation. Re-belote jeudi, une longue séance de jeu au pied était au programme avec Jordan Michallet, l’ouvreur remplaçant. Pour effectuer ses derniers réglages avant le match de samedi soir.

Reportage : Simon van der Does.Édition : Jean-Luc Mounier.

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