Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Basket – Handball – Volley

Basket - JeepELITE (J18) : Damien Inglis, le travail comme vertu cardinale

-
Par , France Bleu Limousin

Le Limoges CSP reçoit Antibes ce samedi soir (20h) à Beaublanc pour le compte de la 18e journée du championnat de France de basket. Les Limougeauds devront faire sans Isaiah Miles mais pourront compter sur l'autre poste 4. Un Damien Inglis qui revient bien, à force de travail.

Damien Inglis lors de la conférence de presse d'avant match vendredi à Beaublanc
Damien Inglis lors de la conférence de presse d'avant match vendredi à Beaublanc © Radio France - Jérôme Ostermann

Limoges, France

Après leur élimination en Eurocup cette semaine, les joueurs du Limoges CSP ont l'occasion de vite rebondir ce samedi à domicile face à Antibes. Pour ce match de la 18e journée face à la lanterne rouge du championnat de France de basket (3V-14D), le groupe sera de nouveau privé de l'intérieur US Isaiah Miles (cheville). En revanche, l’entraîneur François Peronnet pourra compter sur l'autre poste 4, Damien Inglis. Un joueur en souffrance pendant de longues semaines et sifflé à plusieurs reprises à Beaublanc. A vouloir forcer les choses en attaque, peut-être pour se rassurer, il s'est surtout mis une bonne partie du public à dos. Mais face à Pau (7 points, 4 rebonds, 2 passes, 11 d'évaluation en 19 minutes), il a enfin délivré un match plus en adéquation avec son potentiel. 

Aux yeux de Yacine Aouadi, entraineur adjoint et en charge du travail individuel, ce n'est pas le fruit du hasard :"Tout le monde le voit un peu dans le dur depuis un petit moment mais quand je regarde son quotidien, il travaille. Il vient toujours avec la même patate, sans faire la gueule.Il essaye de faire mieux par le travail et je pense que c'est la meilleure chose à faire. Quand je regarde le match qu'il a fait contre Pau... C'est un joueur qui avait déjà une qualité de passe. Il voit les choses. Sur les prises d'intervalle c'était intéressant. Sur ce qu'il a fait défensivement, il n'y a pas vraiment de question à poser là dessus. Il travaille, donc il savait qu'à un moment donné, ça allait payer. Il a cette capacité à vouloir travailler toujours plus. Par le passé, à chaque fois que j'ai pu voir un joueur en difficulté, frustré, travailler plus que les autres, en général, il arrive toujours à ses fins."

Tout ce qui se passe avant et après le tir, c'est mon travail

Une anecdote pour appuyer le propos. Déjà dans le dur lors du déplacement à Bursa en Turquie, le natif de Cayenne, âgé de seulement 23 ans, a demandé à se faire ouvrir la salle pour aller s’entraîner seul, à 8 heures du matin. Le travail comme vertu cardinale pour Damien Inglis ? Depuis son passage aux Etats Unis où il est resté plus de 3 ans, notamment en NBA avec les Bucks, il en est convaincu :"Ça, c'est qui je suis. C'est la NBA qui m'a amené cette éthique de travail. _Je travaille avant, après. Beaucoup. Énormément. Sur le terrain mais aussi en dehors_. En Europe, on néglige beaucoup tout ce qui est hygiène de vie. Là dessus, les Etats-Unis m'ont énormément apporté. C'est important d'avoir cette bonne éthique de travail et cette bonne hygiène de vie. Et c'est aussi grâce au staff qui m'aide beaucoup."

Damien Inglis travaille son jeu dos au panier avec Jerry Boutsiele à la veille du match face à Antibes à Beaublanc - Radio France
Damien Inglis travaille son jeu dos au panier avec Jerry Boutsiele à la veille du match face à Antibes à Beaublanc © Radio France - Jérôme Ostermann

Damien Inglis qui admet avoir joué un peu à l'envers en forçant ses tirs pour se rassurer une fois au creux de la vague, avant de rectifier :"J'étais à l'envers par rapport à la méthode à employer. Les "non shooter", quand on ne met pas dedans, on se rassure autrement. J’essaye de me concentrer sur tout ce que je peux faire autour. Tout ce qui se passe avant et après le tir, c'est mon travail. Faire attention à donner la balle à Dwight où et comme il veut. De trouver Jerry en haut ou en bas. De l’autre côté, être là en défense, au rebond, tout ce que je peux faire de mieux. Quand je suis arrivé ici, j'étais beaucoup plus sur le scoring. Depuis que j'ai eu cette mauvaise passe, j'essaye de trouver autre chose pour aider l'équipe. Et en ce moment, je suis beaucoup plus dans la création, dans la passe. Ma force, ce n'est pas que de marquer des points. Même si ça fait du bien à soi et à l'équipe. Les points, c'est un plus. Mais mon vrai rôle ici, c'est d'apporter tout autour."

Il y a un décalage entre mon statut et ce que je dois apporter

Sa force, c'est aussi son mental qui n'a pas flanché malgré des sifflets à répétition quand il était au plus bas :"J'essaye de me concentrer sur comment être meilleur. J'ai déjà été dos au mur dans ma carrière. Les sifflets, ça n'a pas été un gros problème pour moi. Ici, le public est difficile de toute façon. Je le savais en venant ici. J’essaye justement de bien réagir sur le terrain et de toute façon, quand je mettrai les tirs, ils vont applaudir donc il ne faut pas s'énerver là dessus. En plus, j'ai rencontré pas mal de gens dans la rue qui m'ont soutenu."

L'intérieur du Limoges CSP dont la force de travail est un réel atout. Sa lucidité aussi sur un axe important de progression :"Ce qui m'énerve, c'est de rater des paniers faciles. Surtout quand je fais tout le travail avant. J'ai battu mon joueur, j'ai battu l'aide et de rater le plus facile, c'est ce qui est chiant. Ça m'a frustré un moment. Et justement, mon évolution personnelle, c'est de ne pas rester bloquer sur une action, sur un tir raté. J'ai une tendance à entrer en conflit avec mon jeu. Vouloir faire quelque chose où je ne suis pas à l'aise. Avant, cela pouvait durer 1 an. Je me focalisais sur ce que je ne faisais pas bien. Maintenant, c'est plutôt une semaine pour remettre les points sur les i, retrouver la bonne méthode de travail. Je suis beaucoup plus à l'aise. Je prend un jour après l'autre pour essayer de monter et arriver là où je dois être. Pour l'instant, il y a un décalage entre mon statut et ce que je dois apporter." 

Le match du Limoges CSP face à Antibes est à vivre en intégralité ce samedi à partir de 20h00 sur France Bleu Limousin