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Basket – Handball – Volley

Après le changement de nom du championnat, le Mans Sarthe Basket attend des retombées fiancières

vendredi 9 mars 2018 à 10:20 Par Solène de Larquier, France Bleu Maine

La pro A a disparu... pour devenir Jeep Elite. La Ligue nationale de basket-ball a signé un partenariat jusqu'en 2021 avec le constructeur automobile du groupe Fiat. Cette opération de "naming" est une occasion de diversifier les revenus du club aux yeux de Christophe Le Bouille, président du MSB.

L'équipe du Mans sur le parquet d'Antarès au Mans.
L'équipe du Mans sur le parquet d'Antarès au Mans. © Radio France - Marie Mutricy

Le Mans, France

Ne dites plus pro A mais Jeep Elite. C'est en tout cas l'objectif du contrat qui lie la Ligue nationale de basket-ball au constructeur automobile du groupe Fiat. Le championnat français porte donc le nom de la marque depuis le 2 mars. C'est ce qu'on appelle le "naming". On connaît déjà ce phénomène au Mans avec le stade MMArena, le basket s'y met aussi. 

Vu du Mans, ce contrat de naming est un accélérateur pour attirer plus de partenaires. Selon Christophe Le Bouille, président du MSB, cela donne du crédit à la ligue professionnelle de basket-ball : "C'est un signe très positif envoyé à nos annonceurs. Cela veut dire qu'on est capable d'aller chercher de grand groupes internationaux. Il y avait déjà Amazon, maintenant il y a Jeep."  

Ce contrat représente déjà 1,3 millions d'euros par saison qui iront dans les caisses des 18 clubs professionnels. La répartition n'est pas encore définie. Pour Christophe Le Bouille, plusieurs options sont envisageables : "Soit on fait une répartition égalitaire, soit on considère qu'il faut encore inciter les clubs à se structurer, soit on récompense ceux qui sont en coupe d'Europe, ceux qui ont de bons résultats au championnat cette année, etc." Le président du MSB fait partie du bureau national qui tranchera sur la question et il a déjà une préférence : "J'ai tendance à penser qu'il faut une répartition égalitaire. Ce n'est pas comme des droits TV où là on peut considérer que les plus télévisés doivent toucher plus car ils participent un peu plus à la notoriété du basket. Là c'est du naming, de la communication qui s'adresse à tous les clubs.

Ce scénario ferait dans les 72 000 euros pour le MSB. A titre de comparaison, la ville du Mans a donné presque 10 fois plus la saison dernière. Le naming représente des retombés mais aussi des obligations, notamment en termes de visibilité. Les clubs devront afficher Jeep Elite sur les parquets, les paniers, tous les supports de communication et peut-être les maillots même si ce n'est pas arrêté. Pas d'obligation d'exclusivité en revanche. Les joueurs de MSB ne devraient pas rouler en Jeep puisque le club manceau est déjà lié à un contrat avec Volkswagen.

La disparition totale du nom Pro A : une première dans le naming

Pour la première fois dans le sport, le nom historique du championnat (depuis 1993) n'est pas accolé mais remplacé par le nom de la marque de voitures. Une disparition qui ne gêne pas Christophe Le Bouille outre mesure : "_Il fallait un nom court qui claque, qu'on puisse retenir facilement. Je ne suis pas persuadé que Ligue 1 Conforama ou Domino’s Ligue 2 (en football, ndlr) marque vraiment les esprits. Alors oui, ça bouscule nos habitudes mais à un moment donné, il faut être capable d'évoluer aussi."_ 

La disparition du nom Pro A ne dérange pas non plus Antoine Eito. Le meneur du MSB considère, lui, qu'il faudra accompagner ce changement : "C'est très positif, ça ramène de l'argent et de la visibilité aux clubs. Maintenant il faut voir comment toutes les ramifications du basket français vont bosser ensemble, que ce soit la ligue, les clubs, les entraîneurs, les arbitres, la marque Jeep bien sûr mais aussi les joueurs. Il va falloir tous travailler ensemble pour faire évoluer notre sport." Le naming est l'illustration de l'un des objectifs premiers pour les clubs : diversifier leurs sources de financements à l'heure où les collectivités réduisent leurs dépenses et donc les subventions.