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Basket – Handball – Volley

Hervé Coudray : "Bien sûr que j'aurais souhaité continuer avec le CBC"

jeudi 10 mai 2018 à 14:53 Par Olivier Duc, France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

L'émotion est toujours palpable dans la voix d'Hervé Coudray, quelques heures après l'annonce de sa non-reconduction comme coach du Caen Basket Calvados. S'il aurait souhaité continuer l'aventure avec le club de basket normand, l’entraîneur du CBC estime que c'est la loi du sport pro.

Hervé Coudray aura passé cinq saisons à coacher le CBC
Hervé Coudray aura passé cinq saisons à coacher le CBC © Radio France - Olivier Duc

Caen, France

Après cinq ans à entraîner le Caen Basket Calvados, deux montées et un maintien en Pro B, Hervé Coudray tire sa révérence. Le coach de 52 ans passera la main la saison prochaine sur décision du club. Un départ difficile mais logique estime l'entraîneur.

Le CBC a décidé de ne pas prolonger l'aventure avec vous?

Oui, le club a fait le choix de poursuivre ou fera le choix de poursuivre avec un autre coach. J'étais là depuis cinq ans et ils ont pensé que c'était un premier cycle qui était passé. Ils souhaitaient engager un autre cycle avec une autre personne.

J'ai un petit peu d'expérience. Je m'étais préparé à cette éventualité

Vous aviez connaissance de cette décision avant le match contre Rouen (99-93)?

Non, on me l'a annoncé après le match, mercredi matin, sauf que je ne suis pas né de la dernière pluie. J'ai un petit peu d'expérience. Je m'étais préparé à cette éventualité. Vous savez, quand vous renouvelez un contrat d'une seule année, vous savez que c'est une éventualité et je m'étais préparé à cette possibilité depuis quelques temps.

Dès que les dirigeants m'ont annoncé leur décision, j'ai demandé qu'on le fasse savoir assez vite pour que je puisse rebondir vers d'autres projets s'il y en a de disponibles.

Vous avez passé cinq saisons ponctuées par deux montées de Nationale 2 à la Pro B et un maintien assuré. Cela risque d'être une surprise pour les supporters?

Vous savez, il y a eu un avant Hervé Coudray. Il y a eu un pendant Hervé Coudray et il y aura un après Hervé Coudray. Ce n'est pas le problème. On est dans une ville basket. On a la chance d'avoir 3.000 personnes à chaque match dans la salle. Cela veut vraiment dire qu'il y a une dynamique qui a été créée ou recréée, qui était en sommeil et qu'on a réussi à réveiller depuis cinq ans. 

Maintenant, que cela surprenne, tant mieux. Je suis content si ça les surprend mais il faut que je passe à autre chose et que je sois capable vite de rebondir. C'est pour cela que dès que les dirigeants m'ont annoncé leur décision, j'ai demandé qu'on le fasse savoir assez vite pour que je puisse rebondir vers d'autres projets s'il y en a de disponibles.

On pouvait penser que vous seriez le coach qui reste longtemps dans un club. Hervé Coudray, c'est un nom qui parle plus que n'importe quel américain qui passe et qui repart?

Oui, cela aurait pu. Il faut poser la question aux dirigeants. J'ai fait douze ans à Rennes, dix ans à Mondeville. Je suis plutôt quelqu'un qui reste sur des projets à long terme. Là, cela fait cinq ans. Hormis des coachs comme Gregg Popovich, Sir Alex Ferguson ou Wenger, il y en a assez peu dans le monde du sport de haut niveau. On est plutôt sur des cycles qui peuvent être plus ou moins longs.

J'aurais bien aimé continuer. Mais peu importe, je veux surtout remercier les dirigeants qui m'ont fait confiance il y a cinq ans pour partir de ce projet en National 2 et de m'avoir donné les moyens pour travailler pendant cinq ans.

J'ai fait cinq ans. Bien sûr que j'aurais souhaité continuer parce que quand on voit la ferveur lors des matchs, lorsqu'on voit les résultats qui sont quand même relativement satisfaisants il me semble, oui j'aurais bien aimé continuer. Mais peu importe, je veux surtout remercier les dirigeants qui m'ont fait confiance, il y a cinq ans, pour partir de ce projet en National 2 et de m'avoir donné les moyens pour travailler pendant cinq ans. 

La chance que j'ai eu d'accéder et de coacher en Pro B, j'espère que je l'aurais à un autre endroit, que ce soit sur des groupes garçons ou des groupes filles. J'ai aussi une carrière de coach chez les filles. Je me plais bien chez les garçons donc j'aurais plutôt tendance à avoir envie de rester chez les garçons mais on verra où le vent me mènera.

Le dernier match au Palais des Sports, dans huit jours, sera très fortement chargé au niveau émotionnel?

On verra. L'émotion, je la vis en ce moment. J'essaye de la contrôler. C'est dans huit jours. J'ai huit jours pour me préparer et éviter que vous soyez capables de me faire lâcher quelques larmes. 

Qu'est-ce qui explique cette décision. On parle de fin de cycle. C'est par rapport au fonctionnement du club?

La question est à poser aux dirigeants. Vous savez, de toute façon un coach qui gagne reste en poste ou alors il faut qu'il y ait vraiment un conflit ouvert avec les dirigeants. Si j'avais gagné sans doute plus de matchs cette année, on n'en parlerait peut-être pas. Au mois de novembre, quand on est à cinq victoires en six matchs, on ne parlait sans doute pas de renouvellement ou de non renouvellement d'Hervé Coudray. 

Si j'avais gagné sans doute plus de matchs cette année, on n'en parlerais peut-être pas.

Le fait qu'on ait eu cette année des résultats qui ne sont pas comme on l'aurait souhaité au départ - il y a eu quelques mois où on a gagné qu'un match par mois - avec des circonstances comme les blessures, cela a sans doute convaincu les dirigeants de choisir quelqu'un d'autre.

Pensez-vous qu'on oublie vite qu'il y a trois ans le club était en National 2?

Moi, je ne l'oublie pas. Je ne sais pas. Je pense que vu le nombre de messages que je reçois les gens ne l'oublient pas. On est dans un monde professionnel où l'affectif n'a pas d'importance ou plutôt ne doit pas être la chose la plus importante. Il ne faut sans doute pas faire copain-copain avec les joueurs au même titre qu'il faut garder ses distances avec tous les gens avec qui l'on travaille dans un club. Il n'y a rien de scandaleux. Ce qui m'arrive, je l'ai aussi fait subir à plein de joueurs avant. Je parle de Camille Eleka et d'Etienne Plateau, par exemple, qui sont des Caennais pur souche. Je me considère un petit peu caennais parce que cela fait seize ans que j'habite ici avec ma période Mondeville.

Je sais que c'est la loi du sport de haut niveau et c'est la règle. J'étais en fin de contrat

Quand j'ai fait le choix de dire à Camille et à Etienne qu'on n'allait pas poursuivre l'aventure, c'est simplement la même chose qui m'arrive. Il ne faut pas pleurer sur le sort de qui que ce soit. Je sais que c'est la loi du sport de haut niveau et c'est la règle. J'étais en fin de contrat. Le club a fait un autre choix et moi je ferai un autre choix. Le club serait peut-être mécontent si c'était moi qui avait décidé de partir. 

C'est la règle du jeu et je veux surtout garder les meilleurs moments de cette période qui a été une excellente période à mon avis. Les titres de champions de N2, de N1, le maintien en Pro B, sont des choses fortes.

Pour la suite de votre carrière, vous privilégiez de rester dans le grand ouest ou peu importe?

"Nos limites, No Limit". Je sais aussi que dans ce métier-là, il ne faut pas se fixer de limites par rapport à la distance. Je suis ouvert à tout y compris à l'étranger. Je verrai ce qui peut s'ouvrir comme opportunité.