Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Basket – Handball – Volley

Chambéry Savoie Handball - "Quand on s'entraîne jusqu'à midi, on prend pas rendez-vous chez le coiffeur à 12 h 15"

-
Par , France Bleu Pays de Savoie

INTERVIEW - Reprise de l'entraînement ce lundi 22 juillet pour les handballeurs de Chambéry. Après une brillante saison, pas question de se reposer sur ses lauriers pour l'entraîneur Erik Mathé. Il évoque aussi la succession de Yann Genty, le gardien. Et son propre avenir.

Erik Mathé , le coach pour sa conférence de presse de reprise
Erik Mathé , le coach pour sa conférence de presse de reprise © Radio France - Christophe Van Veen

Chambéry, France

La reprise de l'entraînement a eu lieu ce lundi pour le Chambéry Savoie Mont-Blanc Handball après une saison exceptionnelle : troisième du championnat et un titre - la Coupe de France.  

Reprise par du physique (vélo, fonte, etc...) mais les jeux de ballons vont très vite réapparaître dans la semaine. Les joueurs prendront ensuite la direction des Saisies (Savoie) du 29 juillet au 3 août. Le jeudi 8 août, Chambéry affronte Montpellier (19h00) à Saint-Jean-de-Maurienne pour un premier match amical. 

Souriant, décontracté, bronzé, toujours aussi précis et impliqué, élu coach de la saison dernière en Starligue, Erik Mathé a donné sa conférence de presse de rentrée au Phare de Chambéry. 

Avant d'aborder sa deuxième saison en Savoie comme entraîneur principal, Erik Mathé a revisionné cet été quasiment tous les matchs de la saison dernière (sauf trois rencontres) . Exigence, souci du détail, rigueur, travail. Ne jamais s'enflammer. La méthode Mathé a porté ses fruits l'an dernier. La suite ?

Tout, sauf une équipe de branleurs 

Erik Mathé : - La saison dernière m'a beaucoup plu, pas uniquement grâce aux résultats. Le jeu proposé et l'adhésion du public font qu'on a évidemment envie de revivre ça. Certes, on bénéficie d'une grande stabilité, avec en plus le renfort de quatre nouveaux. Mais si on se contente de reproduire ce qu'on faisait la saison dernière, ça ne suffira pas.

France Bleu Pays de Savoie : - Dans quel état sont les troupes ? Pas trop d'abus de barbecue ?

J'espère bien qu'il y a eu des barbecues cet été ! Il faut savoir profiter. Mais les joueurs sont des professionnels. On n'a plus de gros écarts de poids comme il y a une dizaine d'années où il fallait un certain temps avant de retrouver sa forme. Certains sont même venus faire de la muscu ici pendant les vacances. 

Un début de préparation physique avec une priorité à la cohésion ?

La préparation physique est certes importante, mais très vite on va aussi retrouver le jeu avec le ballon, on est des handballeurs. Je ne suis pas très fan des opérations commando où on se tape dessus pour trouver une cohésion de groupe. La cohésion, la confiance retrouvée, c'était plutôt l'objectif de l'été dernier après la saison très compliquée que venait de traverser le club. 

Vous allez vivre deux stages cet été.

On va partir en stage aux Saisies, non seulement parce que nous avons un partenariat avec la station, mais aussi effectivement pour la cohésion, vivre en groupe, un peu sans les familles - je pense aux jeunes papas qui manquent parfois de sommeil, on a d'ailleurs deux nouveaux papas dans le groupe. Je ne suis pas inquiet pour la cohésion. On a un groupe très sain qui communique beaucoup. Le stage au Portugal a plus d'ambition de jeu, puisque qu'on va se mesurer à Porto très forte équipe européenne, on va se jauger sans calcul face à une équipe qui n'est pas une concurrente de la Starligue.  

Après le titre, après la médiatisation, comment éviter que les joueurs ne s'enflamment pas ?

Je ne pense pas qu'ils s'enflamment. Dans mes premiers mots, j'ai évoqué plusieurs chemins pour cette saison. L'un des chemins qui m'a plu l'an dernier, c'est de n'avoir perdu aucun match contre les équipes classées de la 5 ème à la 14ème place. La régularité a payé. Je préfère ça à deux ou trois coups d'éclats. Dans ma conception d'un collectif, je n'aimerais pas un groupe qui mettrait les habits de gala contre les gros et qui refuserait de mettre le bleu de chauffe contre les mal classés. Pour moi, ce serait une équipe de "branleurs".

On sait que vous êtes un homme de détails. Quelle règle, par exemple, avez-vous initiée dès la reprise ?

Un joueur pense que quand l'entrainement est programmé de 10 h 30 à 12 h, c'est son temps du travail. Je leur dis d'être présent dès 10 heures pour se préparer. Et après l'entraînement, il y a le temps de repos, des soins, mais aussi, pourquoi pas, de la vidéo individuelle, du physique individuel, etc... Bref, on ne prend pas rendez-vous chez le coiffeur à 12 h 15 ! (rires) Le temps de travail, c'est 10 h - 13 h !

La reprise. Pas vraiment un salon de coiffure !  - Radio France
La reprise. Pas vraiment un salon de coiffure ! © Radio France - Christophe Van Veen

Yann Genty avait une opportunité

La reprise est quand même particulière puisque votre gardien numéro 1, Yann Genty, vous annonce qu'il part au PSG à la fin de la saison. Ça change quoi ?

On voulait le conserver bien évidemment. Yann aurait voulu rester. Mais quand un club comme ça nous contacte, c'est dur de refuser. J'ai parlé longuement au téléphone avec Yann pendant les vacances. Il m'a dit qu'il était tellement heureux d'avoir enfin gagné son premier titre à 37 ans - la Coupe de France. Il veut en gagner d'autres. Cela ne veut pas dire que Chambéry ne gagnera plus de titres mais la probabilité que le PSG en gagne d'autres avant est importante. Il a voulu vivre une autre aventure. 

Se pose la question de son remplaçant.

On a déjà reçu quinze propositions ! Il n'y a pas d'urgence, mais j'espère qu'on trouvera un nouveau gardien avant la fin de l'année civile 2019. Le fait que Yann nous ait informés un an avant est un avantage. A condition de ne pas attendre la fin de la saison. Cela nous laisse le temps de voir comment Julien (Meyer) va évoluer dans son statut. Avec la Coupe d'Europe, avec un match tous les trois jours, Julien va forcément voir augmenter son temps de jeu. Je ne suis pas inquiet, vu ses performances en Coupe de France. Il faudra voir quel est le complément idéal, tant au niveau physique que de l'expérience. 

Et vous, votre avenir à Chambéry ?

Il me reste un an de contrat, officiel. Pour en savoir plus, il faudrait peut-être questionner les dirigeants (rires). Tout se passe bien ici. J'ai le sentiment d'être soutenu. Je sais ce que je dois à Chambéry, le club m'a fait confiance, je n'ai pas la mémoire courte.  Je suis quelqu'un qui aime travailler dans la durée. Je ne serai pas contre une prolongation, à priori. 

Thibaut Pinot a de la concurrence - Radio France
Thibaut Pinot a de la concurrence © Radio France - Christophe Van Veen