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Élan Béarnais - Didier Gadou : "Trouver la solution la moins pire pour sauver économiquement les clubs"

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Par , France Bleu Béarn

La Ligue Nationale de Basket temporise et annonce qu'une décision définitive sur la fin de saison 2019/2020 sera prise en Assemblée Générale, "au plus tôt au mois de mai". Terminer la fin de saison début septembre dans des salles à capacité limitée n'est pas exclu, Didier Gadou explique pourquoi.

Didier Gadou, le directeur exécutif de l'Élan Béarnais, attend de savoir si la saison 2019/2020 pourra être menée à son terme.
Didier Gadou, le directeur exécutif de l'Élan Béarnais, attend de savoir si la saison 2019/2020 pourra être menée à son terme. © Maxppp - Quentin Top

La saison 2019/2020 de Jeep Élite n'est pas terminée ! À la différence du foot (Ligue 1 et Ligue 2), et du rugby (Top 14 et Pro D2), le basket pro français, par la voix de la Ligue Nationale de Basket (LNB) a décidé d'attendre, en espérant pouvoir disputer les neuf journées manquantes de cette saison en septembre, avant d'entamer un nouvel exercice. Une solution viable après les annonces d'Édouard Philippe permettant la reprise des compétitions en septembre devant 5000 personnes au maximum, mais conditionnée par la progression de l'épidémie de covid-19. On fait le point avec le directeur exécutif de l'Élan Béarnais, Didier Gadou.

France Bleu Béarn : La LNB a décidé de ne pas trancher pour le moment, la possibilité de terminer la saison n'est donc pas totalement exclue ?

Didier Gadou : C'est l'Assemblée Générale qui votera. Le championnat est suspendu, comme cela avait été fait par les autres ligues majeures... Majeures au sens de l'importance du diffuseur, les trois ligues avec les plus gros droits télés (foot, rugby, basket, NDLR). Alors c'est vrai aussi qu'on a vu le foot et le rugby imaginer des choses invraisemblables pour une reprise en mai, juin ou cet été, et finalement le Gouvernement a dit septembre avec une jauge à 5000 personnes. Donc la Ligue de basket s'est donnée le droit de réfléchir, pour voir aussi où on en est économiquement, peut-être percevoir une somme manquante de la part du diffuseur qui est de quatre ou cinq millions, et derrière reverser aux clubs une part importante de ces droits TV. Pour permettre également aux clubs d'honorer les contrats avec les abonnés et les partenaires puisqu'il manque neuf matchs au championnat. Sans oublier bien sûr éventuellement pour l'Assemblée Générale le devoir de définir un classement, avec peut-être des accessions en coupes d'Europe, des montées et des descentes, éventuellement...

Les spécificités du basket permettraient de rattraper le retard sur la saison en cours plus rapidement que dans d'autres sports, c'est aussi le raisonnement ?

On a bien vu que tout le monde a tenté de trouver des solutions, mais c'est vrai qu'au basket on est en capacité de jouer toutes les 48 ou les 72 heures, voire tous les quatre jours. Il y a une possibilité dans cette période de pré-saison, en septembre, de jouer ces matchs manquants... Alors vous allez me dire : "Ce ne sera pas avec les mêmes effectifs !", c'est vrai, on en est conscients, et je reconnais que ce sera moins lisible sportivement. Mais on dépasse ce cadre aujourd'hui, tous les clubs, tous les dirigeants et les présidents sont conscients que l'avenir du basket il est à travers les structures. Donc on va essayer avec la Ligue de trouver ce que j'appelle "la solution la moins pire" pour sauver économiquement les clubs pour les deux ou trois ans à venir.

Le sport se fait petit

Vous parlez d'un enjeu économique vital pour tous les clubs ?

Oui, et c'est vrai pour le basket mais pour les autres sports aussi, professionnels comme amateurs. Par décence et parce que nous en sommes tout à faire conscients, l'actualité elle n'est pas sur le sport. Elle est sur la lutte contre le covid-19, sur ceux qui malheureusement nous ont quittés, ceux qui sont malades, sur le personnel soignant et ceux qui luttent et œuvrent pour la Nation, alors le sport se fait petit. Mais le sport c'est aussi une économie et une industrie, avec en ce moment beaucoup de chômage partiel. Le monde du sport est en train de travailler pour trouver la meilleure formule pour pouvoir exister demain sur un environnement financier avec de l'attrait. Parce qu'on reste quand même sur un sport pro-spectacle, il va falloir s'y remettre à un moment donné.

Pour vous cette option d'achever la saison en septembre est donc jouable ?

Il y a évidemment l'inconnue perpétuelle du virus, je ne suis pas membre du Conseil scientifique, et je ne peux pas dire quelle sera l'évolution. Reste que le fait que la LNB, à travers le syndicat des ligues sportives qui siège avec le Gouvernement pratiquement toutes les semaines, se cale en fonction des annonces ça laisse du temps, ça donne cette possibilité. Je pense que l'Assemblée Générale présentera un plan A et un plan B pour voir si on repart à 18, si on part à 20... Par exemple à 18 avec 34 matchs, ou à 18 avec 34 matchs plus les neuf de la fin de saison... Tout sera sur la table et on fera confiance aux dirigeants, parce que si sportivement on a de l'ambition, on tremble sur nos genoux parce qu'économiquement, on est tous très fragiles.

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