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Coronavirus : "On se croirait dans un film", décrit le volleyeur rennais Jénia Grebennikov, bloqué en Italie

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Par , France Bleu Armorique

Joueur de l'équipe de France originaire de Rennes, le libéro Jénia Grebennikov évolue cette saison dans le club de Trente, au nord de l'Italie. Privé de compétition depuis dimanche 8 mars, en quarantaine depuis mardi, il raconte sa vie bousculée par le coronavirus.

Ici sous le maillot de l'équipe de France, le Rennais Jenia Grebennikov joue sous pour l'équipe italienne de Trentino.
Ici sous le maillot de l'équipe de France, le Rennais Jenia Grebennikov joue sous pour l'équipe italienne de Trentino. © AFP - Julien Crosnier

Son expérience italienne a drastiquement changé en quelques jours. Dimanche, Jénia Grebennikov, le libero de l'équipe de France, jouait avec son équipe de Trentino son dernier match, une défaite sur le parquet de Civitanova, à huis clos (3-2) en championnat italien. Une rencontre qui se déroulait à huis clos, "dans une ambiance assez particulière", raconte-t-il. 

Le lendemain, la Ligue italienne de volley suspendait son championnat jusqu'au 3 avril. Mardi, ce sont les quarts de finale de la Ligue des champions où Trentino devait affronter les Polonais du VK České Budějovice sur terrain neutre, en Slovénie, qui ont été repoussés. Et le même jour, Jénia Grebennikov et ses coéquipiers étaient placés en quarantaine chez eux. 

"On a juste le droit d'aller faire des courses, aller à la pharmacie, ou aller voir un médecin", décrit Grebennikov. La région de Trente, le Trentin Haut-Adige, comptait jeudi plus de 170 cas de coronavirus. 

On se croirait dans un film, il n'y a personne dans les rues

"On se croirait dans un film, décrit Jénia Grebennikov. Il n'y a personne dans les rues. J'ai fait pour la première fois de ma vie les courses sur internet. Je les ai faites avant-hier (mardi) et je ne peux aller les chercher que dimanche midi ! Si on les fait à pied c'est compliqué, parce que le nombre de personnes dans les magasins est limité".  

Au milieu des montagnes, l'hôpital de Trente, dans le Nord de l'Italie.  - Maxppp
Au milieu des montagnes, l'hôpital de Trente, dans le Nord de l'Italie. © Maxppp - Pierre Teyssot

Alors, Grebennikov et ses coéquipiers, d'un effectif cosmopolite (deux Serbes, un Slovène, un Américain, un Cubain et un Grec) sont interdits de sortir de chez eux, et espèrent reprendre leurs entraînements lundi. "Je ne comprends pas tout ce qu'il se dit à la télévision, mais on a un groupe Whatsapp avec toute l'équipe et le staff. On nous traduit, on nous explique bien ce qu'on doit faire. On fait, et on continue de vivre". 

Nous aussi, il y a deux trois semaines, on se disait que c'était dingue ce qu'il se passait en Chine

Une quarantaine que le Rennais vit avec sa femme, enceinte, "c'est assez compliqué, on est plus inquiet sur cela". Alors que la France se prépare à un scénario à l'italienne, "je pense que dans pas longtemps, ce sera la même chose en France, s'inquiète-t-il. Nous aussi, il y a deux trois semaines, on se disait que c'était dingue ce qu'il se passait en Chine". 

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