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Basket – Handball – Volley

Face à Kazan, le directeur sportif du Limoges CSP espère un Beaublanc en "fusion thermonucléaire, comme l'aimait Fred"

mardi 9 janvier 2018 à 10:25 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

Pour Olivier Bourgain, "il n'est plus question d'avoir un silence de cathédrale" au Palais des sports de Limoges, pour la réception de Kazan en Eurocup ce mardi soir. Le directeur sportif du CSP espère gagner, en communion avec Beaublanc, comme Frédéric Forte l'aimait.

Pour Olivier Bourgain, "ce n'est pas simple, mais il faut arriver à retrouver une dynamique"
Pour Olivier Bourgain, "ce n'est pas simple, mais il faut arriver à retrouver une dynamique" © Maxppp - Laurent Thevenot

Limoges, France

Le Limoges CSP entre deuil et reprise d'une activité "normale". Ce mardi midi, les intimes et la famille du président Frédéric Forte seront à Caen pour l'incinération du président, foudroyé à 47 ans par une crise cardiaque le soir du réveillon. Et le soir, l'équipe rejouera à domicile pour la première fois depuis le drame face à Kazan. Un match qu'Olivier Bourgain, directeur sportif du CSP, espère bien gagner, dans une grosse ambiance. Il le disait à 8h15 sur France Bleu Limousin, interrogé par Jérome Ostermann.

Vous avez perdu bien plus qu'un président avec Frédéric Forte... 

Oui, j'ai perdu un frère. Quand on approche les 50 ans,  on a quelques personnes qui sont très présentes dans la vie. Fred en faisait partie. C'est très lourd, c'est une injustice totale, mais il faut vite rebondir. Il n'aimait pas qu'on flanche, et on va se battre pour lui et pour s'en sortir, parce qu'il laisse un vide abyssal. Je ne parle même pas du CSP, mais à titre personnel : il faut combattre le chagrin, la solitude, et le manque.

La journée de samedi, avec ce recueillement, c'était important, pour faire son deuil ? 

C'était important pour toutes les personnes qui sont venues et elles étaient nombreuses. Il y a eu un défilé jusque tard dans l'après-midi malgré l'image un peu paradoxale que Fred Forte avait. Il y avait énormément de personnes qui respectaient le personnage, le président et l'homme. On pouvait être en désaccord, mais au moins, il avait la capacité à dire ce qu'il pensait, à pas se mentir, à affronter ses contradicteurs. Pas pour un projet individualiste, mais pour l'intérêt général.  Et ça a montré à beaucoup de gens combien il était aimé !

Le portrait de Frédéric Forte accroché dans Beaublanc - Radio France
Le portrait de Frédéric Forte accroché dans Beaublanc © Radio France - Jérome Ostermann

Vous, votre rôle, c'est d'entourer l'équipe. Comment fait-on pour remettre les têtes à l'endroit ?

C'est pas simple, mais faut y arriver. Il faut communiquer dans ce sens, arriver à retrouver une dynamique. Il y a encore les stigmates de Fred partout dans la salle, et tout le monde est touché. Même les joueurs qui le connaissaient peu sont marqués. Après, il y en a qui ont besoin de parler, d'autres pas, certains s'en sortiront mieux que d'autres. Et ça va s'apaiser avec le temps, avec l'entraide, la communion entre nous(...) pour que ça paraisse un tout petit peu moins pénible à vivre. Mais il faut être capable de reprendre le travail, parce que là, ça fait quelques jours qu'on est à l'arrêt, et c'est pas bon, et que de toute façon, on ne pourra pas changer le cours du destin. 

Mais vous devez affronter une journée extrêmement pénible ce mardi, entre Caen, où votre ami et président sera incinéré, et le retour à Limoges pour ce match d'Eurocup... 

Oui, c'est une journée chargée, mais c'est la dernière. On va lui dire un dernier adieu, et après on va essayer de se reconstruire. Et pour ma part, je suis content que ça se termine, parce que ce n'est pas facile d'essayer de se soigner soi-même quand on doit penser aux autres. Et pour l'instant, on pense à sa famille, à ses filles. Mais c'est vrai qu'on a un match important, qu'on va essayer de gagner, dans la communion  avec Beaublanc, qui sera en ébullition, en transe. En tout cas, c'est le message que je veux donner aux groupes de supporters : il n'est plus question d'avoir un silence de cathédrale, aujourd'hui, Beaublanc doit redevenir celui que Fred adorait, il faut que Beaublanc soit en fusion thermonucléaire !

Ecoutez l'interview d'Olivier Bourgain ici.