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PSG Handball / Thierry Omeyer : "j'ai encore envie d'en profiter un maximum"

Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris mardi 27 octobre 2015 à 15:22

Thierry Omeyer, invité exceptionnel de Tribune Ducrocq
Thierry Omeyer, invité exceptionnel de Tribune Ducrocq © Maxppp

A bientôt 39 ans, il est toujours considéré comme l'un des meilleurs gardiens du monde et ne compte pas s'arrêter là. Thierry Omeyer, gardien du PSG Handball, était ce mardi soir l'invité exceptionnel de Pierre Ducrocq, sur France Bleu 107.1.

Le gardien de but du PSG Handball, Thierry Omeyer, double champion olympique, quadruple champion du monde, était  dans les studios de France Bleu 107.1  mardi soir pour Tribune 100% Ducrocq, et ce, à deux jours du choc au sommet de la 8e journée du championnat de France de hand, Montpellier/PSG. Thierry Omeyer, qui fêtera ses 39 ans le lundi 2 novembre, est revenu, en compagnie de Pierre Ducrocq et son équipe, sur ses ambitions cette saison avec le PSG Handball, sur l'équipe de France de handball.

"Montpellier, toujours un déplacement très délicat. On va être très attendu"

Le match contre Montpellier jeudi soir. "C'est toujours un déplacement très délicat. On va être très attendu. Après, le championnat est encore long. Mais c'est sûr que Montpellier est un gros prétendant au titre, ce sera dans une chaude ambiance, l'Arena affiche déjà complet avec 9.000 personnes!". Thierry Omeyer qui va à Montpellier en terrain connu, il y a joué six saisons entre 2000 et 2006 puis une entre 2013 et 2014 avant de rallier Paris. Un terrain connu donc mais pas forcément conquis. Il n'a pas oublié l'accueil mitigé reçu l'an dernier : "ça fait partie du jeu. Montpellier, j'ai appris le haut niveau là-bas, la culture de la gagne, mes premiers titres en club".

Le début de saison? "Aujourd'hui, le championnat est vraiment très relevé. Il y a aussi la Ligue des Champions avec des poules très fortes. Du coup, on a vraiment des gros matches à peu près tous les trois jours. On n'a pas le temps de se projeter trop loin et même si c'est un peu la phrase bateau, on est obligé de prendre les matches les uns après les autres_" (...) "Quand on est dans un club comme le PSG, on se doit à chaque match de progresser, d'être le plus performant possible. Je pense que depuis le début de saison, on arrive à être de plus en plus régulier, on monte en puissance (...) Toutes l'équipe est concentrée vers les mêmes objectifs****"._

L'arrivée du nouveau coach Zvonimir Serdarusic. "Il nous a apporté de la rigueur, de la discipline, de la discipline tactique. C'est un coach qui a beaucoup d'expérience, qui a entraîné 15 ans à Kiel, l'un des plus grands clubs de handball. Même moi, à bientôt 39 ans, j'apprends encore avec lui."

"Je ne pense pas être fou..."

Sur l'attitude du gardien de handball, notamment sur les tirs à bout portant. "C'est vrai que c'est très impressionnant vu de l'extérieur. Même moi, quand je regarde les matches à la télévision. Après, quand je suis dans ma cage, je fais cela depuis que je suis tout petit...j'essaie de prendre le maximum de place, de mettre mon corps en opposition. Je ne pense pas être fou...c'est un duel psychologique avec le buteur".

"J'ai encore envie d'en profiter un maximum"> A 39 ans, la reconversion, on y pense? "_Je n'y pense pas trop, je suis encore pleinement dans mon  activité. Forcément, un jour, cela va s'arrêter mais j'ai encore envie d'en profiter un maximum. Mais le jour où cela s'arrêtera, j'aimerais bien rester dans le handball, notamment dans la préparation des gardiens, __en club ou en équipe de France". (...) Sur la longévité?  "Je pense déjà avoir une bonne hygiène de vie. Mais _c'est aussi le plaisir que je prends tous les jours à aller à l'entraînement. La motivation aussi, le fait d'être dans des équipes où le niveau d'exigence est très élevé, où tu as la possibilité de gagner des titres. C'est pour cela qu'ici, je m'éclate".

La place du hand en France? "Je pense que la situation s'est améliorée dans les médias. On parle de plus en plus de nous. Il y a eu un tournant avec les Jeux Olympiques de 2008 et comme ensuite, on a enchaîné les titres avec l'équipe de France, cela nous a permis de surfer sur la vague. Pour les salles, ce qui manque en France, ce sont les grandes salles, les infrastructures. C'est cela qui va permettre aussi de drainer plus de monde. Mais je trouve que dans le championnat français, en 7 ans - entre le temps où je suis parti en Allemagne et quand je suis revenu- il y a une grande différence au niveau du jeu mais aussi des gens qui suivent la LNH. Aujourd'hui, il y a de plus en plus de champions qui viennent jouer en France, on est un championnat de plus en plus reconnu. Je suis vraiment très content d'être revenu en France, d'avoir un nouveau challenge avec Paris". 

"C'est important de montrer au monde du handball que cette année, il faut compter avec le PSG Handball"

La Ligue des Champions? La victoire contre Vezprem, le week-end dernier, "cela montre qu'on grandit, qu'on progresse d'année en année. Il ne faut pas oublier que le PSG en Ligue des Champions est un club jeune, cela ne fait que trois ans. Donc c'est bien de montrer que l'on peut battre une équipe comme Vezprem, finaliste de la Ligue des Champions la saison dernière, demi-finaliste il y a deux ans. C'est important de montrer au monde du handball qu'il faut compter cette année avec le PSG Handball. Maintenant, ce n'est qu'une étape, qu'un match mais forcément, cela donne de la confiance".

L'équipe de France avec les championnats du monde en France, en 2017. "A chaque fois, c'est une grande motivation de porter le maillot de l'équipe de France. Aujourd'hui, je prends toujours autant de plaisir sur le terrain, je n'ai pas envie de me fixer des limites dans le temps. Il y a les Jeux aussi, c'est la compétition suprême, donc de grandes échéances qui arrivent encore et pour lesquelles tu as envie de de te faire mal à l'entraînement pour durer, de continuer à rester au top. Et on verra jusqu'à quand cela va durer..."

Retrouvez l'intégralité de 100% Ducrocq avec Thierry Omeyer