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Dossier : 100% Chorale de Roanne

Jean-Denys Choulet, coach de la Chorale de Roanne : "Si on se maintient, je pense que je resterai"

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Roanne reçoit Dijon, un gros morceau, samedi (20h30). Et pourtant, il faudra gagner. Opération maintien relancée depuis le retour de l'ancien coach le mois dernier.

Jean-Denys Choulet nous a accordé un long entretien à la Halle Vacheresse.
Jean-Denys Choulet nous a accordé un long entretien à la Halle Vacheresse. © Radio France - Adrien Nouvel

Après la nouvelle claque à l'extérieur reçue à Nanterre la semaine dernière, Roanne (14e) accueille Dijon (3e), un gros morceau de la division, samedi soir. Et pourtant, il faudra gagner. Opération maintien relancée depuis le retour de l'ancien coach de la Chorale. Jean-Denys Choulet nous a accordé un long entretien à la Halle Vacheresse. 

Quel bilan peut-on faire depuis votre retour?

"On a fait le plein à domicile mais on a pris des valise à chaque fois à l'extérieur. Face à Dijon, on est donc obligé de réussir un exploit. Sinon ça nous forcera à aller gratter une victoire à l'extérieur. Le maintien est jouable mais il faudra gagner un match de plus que ceux qui seront dans la charrette."

On est obligé de réussir un exploit face à Dijon.

"C'est une opération commando tout simplement. On doit remettre l'église au milieu du village. On a ramené deux joueurs mais c'est comme si on faisait du sur place. On n'a pas vraiment le temps de les intégrer. Il y a tout à faire. C'est ce qui me plait. Même si on n'est pas sûr de remplir l'objectif en fin de saison."

Votre constat était sans concession sur la situation... 

"Oui, ç'a un peu clashé au début. Mais je suis là pour flinguer personne. Je dis juste qu'on avait une majorité de joueurs de Pro B et qu'il y a trois descentes cette saison. Je connais bien la Jeep Elite. Il y a un fossé énorme. On amènera peut-être un joueur encore. Mais on va surtout devoir se mettre le ventre par terre pour se maintenir." 

J'ai eu l'impression que la Chorale est montée, et que tout s'est arrêté. Au contraire, tout aurait du commencer.

"On a l'impression que la Chorale est montée et que tout s'est arrêté. Au contraire. C'est là que tout aurait du commencer. Les dirigeants ont pris des risques énormes. Il n'y a pas que moi qui le dit mais toute la France du basket. Quand on a un axe 1-5 comme on avait, c'est pratiquement mission impossible de se maintenir."

Pourquoi avoir accepté de revenir à la Chorale?

"Après la défaite à domicile contre Limoges, Emmanuel Brochot (l'ancien président) a trouvé que l'équipe partait en brioche. Il a posé ses conditions pour revenir et amené des partenaires et une manne financière nécessaire pour recruter des joueurs, avec moi. Les dirigeants ont pris leurs responsabilité. Avec Manu, on est là pour six mois. Après on verra."

Vous parlez de la Halle Vacheresse comme du Chaudron !

"En 2007, personne ne venait gagner ici. Je ne dis pas que c'était pas chaud mais je trouve que depuis deux matches, on retrouve cette ambiance. On a même des gens à l'entrainement. Les braises étaient encore un peu chaudes. Il a fallu quelques brindilles pour les faire repartir. Mais les brindilles ne sont pas des bûches. Il va falloir trouver d'autres solutions."

En 2007, personne ne venait gagner ici. Depuis deux matches, on retrouve cette ambiance.

Roanne est devenue votre deuxième maison?

"Pas ma deuxième, ma première ! Cela fait vingt ans que j'habite là. Je ne suis jamais resté aussi longtemps quelque part. J'ai ma maison ici. Si je viens à partir, j'espère que je pourrai aider le club autrement. Pour l'instant, on fait du bon travail. Il n'y a plus de joueur qui vomit dans la poubelle ou qui a des ampoule aux pieds."

Vous connaissez Jacky Bonnevay, l'adjoint de Claude Puel à l'ASSE?

"Oui, j'ai rencontré Jacky (Bonnevay) par l'intermédiaire d'un de vos confrères. On s'est connu à Beauvais. Jacky est originaire d'ici. Je suis allé avec lui dans le vestiaire de l'ASSE avec Claude Puel. On n'a pas parlé chiffres sinon, nous basketteurs, on se ferait mal. Je connais aussi Alain Thinet. Ce qu'il fait avec Saint-Chamond est remarquable, et mérite le respect." 

La Chorale peut-elle rêver d'être un jour à nouveau championne?

"C'est de plus en plus compliqué. Les budgets sont de plus en plus gros. Les instances veulent resserrer la première division et faire revenir le basket dans les grandes villes, et ainsi shunter les plus petits clubs. Je suis partisan d'avoir une seule division professionnelle avec deux conférences et de vrais playoffs. Est-ce que quelqu'un comprend quelque chose aussi à la Pro B? Je ne suis pas sûr. Cela fait vingt ans que je milite pour ça."

C'est de plus en plus compliqué. Les budgets sont de plus en plus gros.

Il paraît que vous aimez bien la musique ?

"C'est vrai. J'en mets à l'entrainement depuis longtemps. Je suis un passionné de blues et de rock. Les joueurs, c'est pas leur tasse de thé. Tout est "old school" pour eux. Mais bon, quand on connait pas les Beatles, ou quand on est Américain et qu'on ne connait pas Bruce Springsteen ou Johnny Cash, ça donne une idée de la culture générale. Je suis aussi motard. Je suis fan. On prend la moto. On s'en va. On se sent libre. J'aime l'ouest américain, la Californie, et San Diego, la seule ville ou je partirais demain matin et à toute vitesse."

Dernière chose. La saison est terminée, la Chorale est maintenue, vous restez?

"Si on est maintenu, je pense que oui. Surtout quand vous avez construit une équipe, c'est plus facile à assumer. Même si, je vous le dis, ça ne pourra pas se faire ici. Ce ne sera pas possible car le plupart des joueurs ont signé deux ans de contrat. A partir de là, il n'y a pas beaucoup de marge de manœuvre pour la prochaine saison également."

Roanne / Dijon, c'est samedi 20h30 à la Halle Vacheresse.

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