Basket – Handball – Volley

Jean-Pierre Gontier, président des Panthères : "Quitter la ville de Fleury n'est pas tabou pour le club"

Par Stéphane Barbereau, France Bleu Orléans vendredi 9 septembre 2016 à 10:51

Jean-Pierre Gontier, le président du Fleury Loiret Handball
Jean-Pierre Gontier, le président du Fleury Loiret Handball © Radio France - Stéphane Barbereau

Les Panthères débutent leur saison ce dimanche face à Toulon, à domicile. C'est une ère nouvelle qui s'ouvre avec un nouvel entraîneur, un effectif renouvelé à 90%, des ambitions en baisse et une nouvelle salle qui pourrait aboutir à un déménagement définitif du club.

Une rentrée sereine. Voilà comment le président du Fleury Loiret Handball qualifie son début de saison, à 48 heures du premier match de Ligue Féminine de Handball face à Toulon. C'est une fin de cycle pour les Panthères après avoir remporté le championnat de France, la coupe de France et joué la Ligue des Champions. Place à la rigueur budgétaire et à des ambitions revues à la baisse précise Jean-Pierre Gontier, invité ce vendredi matin de France Bleu Orléans :

On va repartir sur un cycle, avec des jeunes. Peut-être que les ambitions sportives ne seront pas là cette année, mais on espère se qualifier pour les play-offs

C'est un bond en arrière de 5 ans pour le club. A l'époque, Jean-Pierre Gontier prenait les rennes du club pour en faire l'un des plus performants de France avec l'ancien entraîneur Frédéric Bougeant qui ne se retrouvait plus dans cette nouvelle feuille de route moins ambitieuse du FLH. C'est donc son ancien adjoint, Christophe Cassan qui prend le relais.

Christophe Cassan, le nouvel entraîneur du Fleury Loiret Handball - Radio France
Christophe Cassan, le nouvel entraîneur du Fleury Loiret Handball © Radio France - Stéphane Barbereau

Un budget en forte baisse cette année

Le président du club se donne donc 3 ans pour redevenir l'un des meilleurs clubs de France, en repartant avec des jeunes pour les former au plus haut niveau. Fleury compte aujourd'hui 12 joueuses professionnelles et 12 joueuses issues du centre de formation ou de l'équipe jeunes (l'an passé, on comptait 18 joueuses professionnelles et 6 joueuses du centre de formation). Le budget a diminué de 25% par rapport à l'an passé. Cette nouvelle situation financière est la conséquence, notamment de l'absence de grande salle dans l'immédiat pour le club. Le projet prévu à Fleury-les-Aubrais ne verra jamais le jour, la mairie estimant ne pas avoir les moyens. C'est pourquoi Les Panthères joueront cette saison la quasi totalité de leurs rencontres au Palais des Sports :

Je remercie particulièrement le maire d'Orléans, Olivier Carré : il a sauvé le club en nous mettant à disposition, quand il peut, le Palais des Sports. Sans cela, l'aventure aurait été difficile à perdurer

Mais la venue des Panthères au Palais des Sports ne sera pas gratuite. Le club devra louer la salle, payer en réalité les agents municipaux mis à disposition par la ville pour préparer l'équipement. Cette solution temporaire pourrait devenir définitive une fois que l'Orléans Loiret Basket aura migré vers le Grand Equipement qui doit être construit en 2020, près du Zénith :

Si on pouvait être résident au Palais des Sports, ça nous suffit bien. On a des installations qui nous permettent de fidéliser nos partenaires.

Jean-Pierre Gontier, ce vendredi matin, dans le studio de France Bleu Orléans - Radio France
Jean-Pierre Gontier, ce vendredi matin, dans le studio de France Bleu Orléans © Radio France - Stéphane Barbereau

Et Jean-Pierre Gontier ne s'en cache, il évoque aujourd'hui le départ de Fleury-les-Aubrais de son club qui pourrait donc changer de lieu de résidence:

Ce n'est pas tabou même si, par ailleurs, toutes nos joueuses vont s'entraîner sur Fleury-les-Aubrais. Le lien est profond mais dans quelques années, quand la compétence sportive sera donnée à l'agglomération orléanaise avec l'arrivée de la métropole, on pourra peut-être envisager autre chose.

Le président des Panthère sous-entend donc clairement que le club pourrait quitter sa ville d'origine, dernier acte d'une brouille entamée depuis quelques mois avec la maire UDI Marie-Agnès Linguet. Pour Jean-Pierre Gontier, jouer ailleurs qu'à Fleury-les-Aubrais sera "une nécessité économique. Dans quelques temps, on ne parlera plus ni de Fleury, ni d'Olivet, ni d'Orléans, on portera les couleurs de la métropole orléanaise".

Réécoutez l'intégralité de l'interview de Jean-Pierre Gontier

Partager sur :