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Basket – Handball – Volley

L'UBB MB dépose le bilan : les supporters pleurent leur club

jeudi 5 novembre 2015 à 17:53 Par Gil Rebecca, France Bleu Gironde

Le club de l'UBB Mios Biganos ne survivra pas à sa dette colossale, il va déposer le bilan. Triste sort pour un club ancré à Mios et Biganos, qui avait conquis le cœur de ses supporters depuis près de 25 ans sous sa forme première. Aujourd'hui, les supporters expriment leurs désillusions.

Les handballeuses de l'UBB MB réunies
Les handballeuses de l'UBB MB réunies © Radio France

Mios, France

Plus d'argent dans les caisses, des subventions qui ne font que diminuer... Pas le choix, l'UBB Mios Biganos va mettre la clé sous la porte. Les supporters s'y attendaient pour la plupart, mais ne cachent pas leur peine. D'autant plus qu'ils n'auront pas droit à un dernier match pour dire au revoir "aux filles" : elles ont décidé de ne pas se rendre à Besançon samedi, la confusion à propos du coût de leur déplacement étant trop grande. 

On a vu les filles manger des sandwiches après les match, ce ne sont pas elles qui ont plombé le budget du club

— Marie-Claude Giraud, supportrice de la première heure

Marie-Claude Giraud fait partie des supporters de la première heure, depuis 1992 : "c'est une grande tristesse de voir un club qui tombe à l'abandon, et de voir le courage des filles jusqu'au bout. On sait qu'elles se déplacent avec peu de moyens, ne serait-ce qu'au niveau des repas, on les a vues manger un sandwich après le match, on ne peut pas dire que ce soit elles qui aient plombé le budget du club. Le problème, c'est la course à l'argent car il en faut pour pratiquer un sport de haut niveau. Nous en tant que supporters nous avons contribué à notre petit niveau, en payant nos billets d'entrées, certains ont même investi en actions dans le club, d'autres ont donné de leurs deniers personnels. En tout cas, nous sommes des supporters fidèles, qu'elles soient en haut de l'affiche ou non. C'est cela qui fait la beauté du sport, ne rien lâcher, ne jamais abdiquer face aux difficultés."

La déception de Marie-Claude Giraud, supportrice depuis 1992

"C'est triste, il y aura un grand vide"

Bernard Gomez n'est pas miossais d'origine mais supporte les filles depuis dix ans maintenant : "on ne peut plus rien y faire, il n'y a plus qu'à constater... C'est triste, il y aura un grand vide ici, on va s'ennuyer, les déplacements pour voir les filles jouer vont nous manquer. On ne va pas verser une larme mais pas loin". Il pense en premier lieu aux joueuses : "on leur souhaite bonne chance, j'espère qu'elles retrouveront quelque chose, on les suivra de toute façon. On gardera tout ça en souvenir".

Bernard Gomez et Marie-Claude Giraud, supporters déçus - Radio France
Bernard Gomez et Marie-Claude Giraud, supporters déçus © Radio France - Rebecca Gil

Olivier Derouin le président des supporters n'est pas surpris, mais il regrette la façon dont les choses ont été gérées. "Aujourd'hui, en plus de la déception il y a aussi de la colère derrière, sur la manière dont les informations nous sont parvenues notamment. C'est dommage de gagner une coupe d'Europe et six mois après que tout s'arrête du jour au lendemain, c'est une grosse déception." 

En tout cas, les supporters les suivront jusqu'au bout et même s'ils savent que l'avenir en LFH (Ligue Féminine de Handball) est compromis, ils supporteront l'équipe qui évolue en nationale 1.