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La Fédération française de basket arrête la saison : de nombreux clubs normands restent à quai

La Fédération française de basket-ball a acté ce dimanche 29 mars la fin des championnats fédéraux, à l'exception de la Ligue féminine, encore en suspens. Plusieurs clubs normands s'arrêtent là, partagés entre compréhension, colère, espoir et inquiétudes.

Les ballons ne rebondiront plus dans les championnats fédéraux cette saison
Les ballons ne rebondiront plus dans les championnats fédéraux cette saison © Radio France - Cyrille Ardaud

L'ultime journée de réflexion, hier samedi 28 mars, a donc débouché ce dimanche sur une décision forte : la Fédération française de basket-ball arrête définitivement ses championnats fédéraux, du niveau départemental à national. 

Seule la Ligue féminine est épargnée, "au regard des enjeux sportifs et économiques". Une décision sera prise le 10 avril, dans l'espoir de finir la saison. La Jeep Elite et la Pro B, gérées par la Ligue nationale de basket, demeurent en suspens.

Toutes les autres compétitions sont donc arrêtées, sur le principe d'une saison blanche, sans titre de champion, ni accession, ni relégation. 

Le haut niveau régional s'émeut bien évidemment de cette décision. 

La Glacerie, leader frustré et dépité

Le choc est rude pour les Manchoises de La Glacerie. Leader incontestable de Nationale 1 (seize victoires, deux défaites), déjà qualifié pour les play-off, le club de la périphérie cherbourgeoise voit son rêve d'accession en Ligue 2 s'évanouir, au gram dam de son président Sylvain Jean :

C'est dur à digérer. Je suis très en colère car la Fédération française de basket-ball est la seule fédération de sports collectif qui décide de geler les championnats sans faire monter d'équipes. C'est du gâchis."

Le dirigeant souligne "l'investissement financier et humain" de tout le club et évoque une "injustice" : "On a mis beaucoup d'énergie, de temps et d'argent pour rien. On a fait une saison pour rien."

La Glacerie repartira la saison prochaine en Nationale 1 et commence déjà à préparer la suite. Les joueuses sont au chômage technique jusqu'à la fin de leur contrat, fin mai. Sylvain Jean espère que le club pourra rebâtir un "budget solide" grâce à "ses partenaires fidèles."

Dans cette même division, Alençon termine 4e, juste devant Le Havre. Ifs est 7e.

Mondeville renonce à ses ambitions dans le sprint final

Club historique de Ligue féminine tout juste relégué en Ligue 2, l'USO Mondeville avait trouvé une vitesse de croisière qui faisait dire à son entraîneur Romain Lhermitte : "J'étais serein. Nos jeunes progressaient à grand pas. Je n'avais pas fait une croix sur la montée." 

Mondeville termine donc 5e, avec philosophie : _"C'était la décision la plus raisonnable_. La situation est inédite. Je pense que c'est équitable", estime Romain Lhermitte. Et d'enfoncer le clou :

C'est dur pour les premiers, mais on ne peut pas se dire champion quand on ne remporte pas les play-off. Or, cette saison il n'y a pas de play-off. Être premier de la phase régulière ne fait pas monter, sauf dans les petites divisions."

Le technicien sera encore aux manettes l'année prochaine, "toujours avec le même objectif de formation de jeunes joueuses. On a un projet solide, sur le long terme, saison blanche ou pas."

Romain Lhermitte (USO Mondeville) : "Le basket est un sport de play-off. On ne peut pas monter sans faire des play-off"

Caen regarde ses finances, Le Havre regarde devant

En Nationale 1 masculine, Caen et Le Havre terminent donc leur saison en pleine deuxième phase, préalable aux play-off. Un final de tous les possibles que ne verront pas les deux clubs normands, en quête de remontée.

Cité par Ouest-France, le président du Caen Basket Calvados Franck Danet, a indiqué avoir fait une demande de chômage partiel pour les joueurs. Il se projette : "Les conséquences seront fâcheuses a minima, catastrophiques dans le pire des cas (...) C’est certain qu’il y aura un avant et un après pour les budgets des clubs et les salaires des joueurs. C’est un sacré coup de frein, un retour en arrière."

Le meneur de jeu du CBC, Gaëtan Clerc, s'est confié à France Bleu après la décision fédérale : 

On comprend, mais c'est frustrant. Il n'y a rien de pire que de ne pas finir une saison. Mais je pense que sans play-off, le plus équitable est effectivement une saison blanche."

Une option qu'avait défendue le STB Le Havre. Son président Edouard Morlot a donc pris la nouvelle avec sérénité : "Malgré une très bonne saison, on est ravi de repartir sur une saison blanche et de redémarrer en septembre 2020 ce qu'on avait mis en place en septembre 2019."

Le sort de la Nationale 1 dépend encore de la décision de la Jeep Elite et de la Pro B. La fédération prévoit des montées et des descentes si ces deux championnats professionnels parviennent à aller à leur terme. Deux clubs de N1 pourraient alors monter.

Le dirigeant havrais n'exclut donc pas l'option d'une phase finale si, finalement, le championnat pouvait reprendre. "On se prépare à redémarrer si besoin et à aller jusqu'au bout pour se donner une chance de remonter en Pro B."

La Pro B, où évoluent Rouen et Evreux, doit donc encore patienter pour connaître son sort. Comme dans beaucoup d'autres sports, la sphère professionnelle se débat pour essayer de mener la saison à son terme et éviter de très lourdes conséquences financières. 

Tous les interlocuteurs ont aussi souligné que la priorité, avant le sport et les conséquences économiques de l'arrêt des championnats, demeurait la lutte contre l'épidémie et la santé publique.

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