Basket – Handball – Volley

Le CSP, toujours malade, débute l'Eurocoupe par une défaite face à Oldenburg

Par Jérôme Ostermann, France Bleu Limousin mercredi 6 janvier 2016 à 0:42

McCalebb a donné ses premières minutes sans pouvoir éviter la défaite du CSP
McCalebb a donné ses premières minutes sans pouvoir éviter la défaite du CSP © Maxppp - Thomas Jouhannaud

Décidément, le mal qui ronge le CSP est profond. Alors que Limoges avait tout pour l'emporter mardi soir face à Oldenburg, les hommes de Philippe Hervé ont complètement craqué en seconde mi-temps, avant de s'incliner 87 à 78. L'année et la campagne d'Eurocoupe ne pouvaient pas plus mal commencer.

La victoire à Orléans juste avant la trêve était synonyme d'espoir pour les supporters du CSP Limoges. Mardi soir, ils ont déchanté. Face à Oldenburg, les limougeauds ont mal débuté, au point de compter 9 pts de retard, avant de mettre en route en fin de 1e quart-temps. Avec un jeu cohérent et de l'adresse, en particulier celles de Gatens (4 sur 4 à 3 pts à la MT) et Daniels, le CSP a réussit à atteindre les 12 points d'avance à la pause. Mais ce n'était qu'un feu de paille.

Le CSP retombe dans ses travers

A l'image des deux américains, l'équipe a sombré. Beaucoup moins de collectif, moins d'envie que l'adversaire, une lenteur incompréhensible en fin de match et cerise sur le gâteau, une dernière possession que Nobel Boungou Colo, contrairement aux consignes de l’entraîneur, a décidé de ne pas jouer en laissant tourner le chrono devant un Beaublanc médusé voir en colère. Il y avait pourtant un panier-average à jouer. On ne sait jamais. Joueur le plus combatif de la soirée et meilleure évaluation du CSP, l'ailier et vice-capitaine a exprimé sa frustration face à la défaite imminente de la pire des manières pour un basketteur professionnel. 

Une équipe au bord de l'implosion ?

Ce n'est pas là que le match se décide mais le geste est révélateur.C'est peut-être le signe que cette équipe, après des problèmes à répétition, en dernier lieu le possible départ du capitaine Léo Westermann à Milan, est tout simplement au bord de l'implosion. Un autre exemple. La colère très démonstrative d'Ali Traoré lors de sa sortie du parquet après sa 3e faute. Un mal récurrent pour lui ces dernières semaines. Là aussi, la frustration était plus que palpable.

Une seconde période très inquiétante

D'ailleurs, Philippe Hervé ne cachait pas son inquiétude après le match :" En seconde période, on repart avec un 5 qui n'est pas dans l'esprit. Globalement, on a une seconde mi-temps avec une cohésion d'équipe quasiment nulle. Quand il n'y a pas de cohérence, pas de confiance entre les individus, vous ne faites pas de résultats, vous n'êtes pas performant. Quand on est pas prêt à travailler pour l'autre, il n'y a pas d'équipe sur le terrain. Ça c'est grave. Il y a des gros problèmes d'état d'esprit."

Et si certains joueurs étaient en train de lâcher ?

Pour le coach du CSP, certains semblent même avoir lâché :"_Je n'aime pas trop ce que j'ai vu depuis 72 heures. J'ai _l’impression que certains pensent que ce sera difficile d'y arriver parce que l'on a toujours des problèmes. Pour certains, j'ai trouvé des attitudes de garçons qui lâchaient dans leur tête et j'ai revu ça en seconde mi-temps. Cela me met en colère et m'inquiète. Si on est dans cet état d'esprit là, on est pas prêt de faire un résultat demain, avec ou sans McCalebb."

Ce groupe semble clairement à la dérive. En même temps, il a très peu de chance d'être celui qui terminera la saison. Gatens et Daniels sont toujours sur la sellette. McCalebb vient d'arriver Westermann pourrait partir. Dans ces conditions, comment peut-on encore parler d'équipe ? Et dire que samedi, le CSP, 11e en championnat, reçoit Gravelines-Dunkerque, le leader de la Pro A.