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Léo Cavalière : "Dans un monde idéal l'histoire avec l'Élan Béarnais ne se serait jamais arrêtée"

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Par , France Bleu Béarn

Léo Cavalière, capitaine de l'Élan cette année et en Béarn depuis neuf saisons, a officialisé ce jeudi son choix de quitter le club pour rejoindre Strasbourg. Il s'en explique.

Le capitaine de l'Élan Béarnais explique son choix de quitter le club.
Le capitaine de l'Élan Béarnais explique son choix de quitter le club. © Maxppp - Quentin Top

France Bleu Béarn : Quitter l'Élan Béarnais, on l'imagine, n'a pas été une décision simple à prendre ?

Léo Cavalière : C'est très compliqué à prendre comme décision... L'info est sortie un peu plus vite que prévu, je n'ai pas pu l'annoncer comme je le voulais aux personnes qui comptent pour moi, ni remercier ceux qui me félicitaient tant que ce n'était pas officiel. Maintenant c'est fait, c'est une étape de plus. Dans un monde idéal, l'histoire avec l'Élan ne se serait jamais arrêtée, et j'aurais toujours trouvé mon intérêt personnel ici. Mais à cette intersaison, je n'ai pas senti l'envie du club de me conserver. C'est bête, mais j'avais besoin de sentir une certaine gratification, ce que ma donné Strasbourg, et pas l'Élan. Ça m'a un peu déçu, mais c'est comme ça. Et c'est aussi pour ça, en partie, que je fais ce choix.

Qu'est-ce qui a fait pencher la balance ?

Les critères, qui sont souvent ceux que recherche tout basketteur : le sportif, le bien-être, le financier. Je me suis surtout focalisé sur les deux premiers aspects parce que je suis encore, en tout cas je l'espère, au début de ma carrière. J'ai pesé le pour et le contre de chaque proposition, essayé de voir là où je me sentirais le mieux, où je serais le plus épanoui et donc, je l'espère, le plus performant.

D'autres clubs se sont-ils positionnés, et l'Élan a-t-il formulé une contre-proposition ?

Au total, j'ai eu des contacts avec quatre clubs, sans compter l'Élan, dont deux pistes vraiment concrètes qui sont allées jusqu'à des propositions. Et j'ai finalement choisi Strasbourg. L'Élan ne s'est pas vraiment manifesté. Je comprends aussi que le contexte soit particulier, au niveau du budget, j'imagine qu'un certain flou s'est installé avec la crise du Covid-19. Donc il faut croire que je n'étais pas la priorité... Mais il faut bien comprendre aussi que moi, en tant que joueur, dans cette période j'avais besoin d'une sécurité. C'est pour ça que je voulais signer assez tôt dans l'été.

L'Élan sans moi, c'est toujours l'Élan. Mais moi sans l'Élan, je ne suis presque personne.

Cette longue période sans match, sans basket, a été propice à la réflexion ?

Oui, on se rend bien compte qu'on ne sait pas vraiment de quoi demain sera fait. C'est donc pour ça, je le répète, que j'ai fait ce choix qui est aussi sécuritaire pour moi, avec un contrat de trois ans. Les contacts remontent à environ deux semaines. J'ai pris le temps, c'est une décision dûment réfléchie.

Qu'est-ce qui va vous rester de ces presque dix ans à Pau ?

Trop de souvenirs pour les énumérer rapidement ! Beaucoup de choses positives comme négatives, mais avant tout enrichissantes. Je pense que j'ai beaucoup grandi et appris ici... C'est tout con, mais je suis arrivé à 15 ans comme un gamin, et aujourd'hui je repars à 24 ans, je suis un homme ! Il a beau s'être passé ce qui s'est passé cet été, l'Élan c'est quand même ma maison, je suis extrêmement reconnaissant de tout ce que ce club a pu m'offrir, pour justement me faire grandir. L'Élan sans moi, c'est toujours l'Élan. Mais moi sans l'Élan, je ne suis presque personne.

Vous aviez aussi réussi à tisser un vrai lien avec le public...

Le fait que je reste toutes ces années, ça plaît et ça aide le public à s'identifier. Et puis je suis, il me semble, assez vrai ; je ne réfléchis pas trop, parfois quand je parle, mais au moins je suis honnête et surtout, je me donne au maximum sur le terrain. Sans doute que les supporters se sont un peu reconnus là-dedans, et moi j'aime être près de mon public aussi. C'est vrai qu'il y avait une relation particulière.

Les matchs contre Limoges n'auront plus tout à fait la même saveur ?

C'est sûr, mais ils auront toujours une place particulière dans mon cœur (rires). Et je ne doute pas du fait que les Limougeauds continueront à bien m'accueillir !

Léo Cavalière ne renie pas tout ce que l'Élan Béarnais lui a apporté durant neuf saisons.
Léo Cavalière ne renie pas tout ce que l'Élan Béarnais lui a apporté durant neuf saisons. © Maxppp - Quentin Top
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