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Les premiers pas de Parvaud et Bilba à la tête du Limoges CSP samedi soir face au leader de la Pro A

Par Jérôme Ostermann, France Bleu Limousin vendredi 8 janvier 2016 à 19:23

Bertrand Parvaud et Jim Bilba "motivés" avant le début de leur intérim en Pro A
Bertrand Parvaud et Jim Bilba "motivés" avant le début de leur intérim en Pro A © Radio France - Jérôme Ostermann

Trois jours seulement après le départ de l’entraîneur du CSP Philippe Hervé, ses deux assistants, Bertrand Parvaud et Jim Bilba, vont diriger samedi soir leur tout premier match de Pro A, face au BCM Gravelines-Dunkerque. Avec l'idée de retrouver plaisir, confiance et goût de la victoire.

Très gros baptême du feu pour Bertrand Parvaud et Jim Bilba ! Si le premier a déjà été coach numéro 1 avec les filles du LABC, et le second adjoint à Cholet puis Limoges, ce sera leur premier match comme coachs de Pro A. Dans une période particulièrement délicate. Trois jours seulement après le départ de Philippe Hervé, ils prennent les rênes d'un CSP 11e de Pro A et sur le point d'affronter deux équipes du Top 3. Le leader Gravelines-Dunkerque samedi soir à Beaublanc puis Monaco samedi prochain en principauté pour en finir avec la phase aller. Sans oublier les prochains matchs d'Eurocoupe. Un déplacement au Paok mercredi prochain, et si le nouvel entraîneur n'est toujours pas là, la double confrontation face au club de Valence, toujours invaincu, que ce soit dans le très relevé championnat espagnol dont il est le leader devant le Barça et le Real Madrid, ou sur la scène européenne... Il y a plus facile comme entrée en matière !

D'abord retrouver du cœur et du plaisir

Les deux "nouveaux" entraîneurs pour qui la priorité n'est pas technique mais mentale comme l'explique Bertrand Parvaud, coach numéro 1 pour les matchs de championnat :"On a pas eu beaucoup de temps pour activer différents leviers. On a essayé celui qui nous tient le plus à cœur. Justement avoir du cœur,  de l'enthousiasme. Reprendre du plaisir pour être tout de suite efficace. On sait que la situation ne perdurera pas et qu'un coach arrivera et c'est tant mieux. On est motivé pour ce premier match. On a le talent, maintenant il faut se remettre la tête à l'endroit. On ne va pas faire comme les tortues et se cacher dans notre carapace. Le cadre, c'est de se dire que maintenant, on travaille tous ensemble, pas chacun dans son coin mais tous ensemble. On va se battre et donner le maximum. Nous en tant que coachs et en espérant le transmettre aux joueurs sur le terrain."

McCalebb se sent bien physiquement

Des joueurs qui pourront aussi compter sur un renfort de luxe en la personne du nouveau meneur américain "Bo" McCalebb. Arrivé à Limoges lundi soir des Etats-Unis, il a vu son très éphémère entraîneur jeter l'éponge deux jours après. Il n'avait jamais connu cela mais il s'engage à faire de son mieux pour aider ses nouveaux coéquipiers :"C'est la première fois que je vis ce genre de chose dans ma carrière, mais ça peut arriver. C'est le sport. Ce que l'on peut contrôler en tant que joueur, c'est aider l'équipe et venir travailler tous les jours. Je me sens bien physiquement. Je sais que l'équipe est dans une mauvaise phase. Je vais aider autant que possible".

Il parait que les joueurs s'entendent très bien

Quand au capitaine Léo Westermann, annoncé du côté de Milan, il semble prêt à laisser ses états d'âme au vestiaire :"Pour l'instant je suis joueur du CSP. C'est sûr qu'il y a des contacts avec Milan. Mais il y a des choses plus importantes à penser au CSP, pour l'équipe et par rapport aux gens qui entourent le club, que de savoir ce que Léo Westermann va faire. Ce n'est pas le contexte de cette saison à Limoges qui me donne des envies d'ailleurs. Mais pour le moment, je n'ai pas à me justifier. Je le ferai au moment voulu. je donnerai une interview quand je saurai si je reste ou pas. J'ai entendu dire que la cohésion d'équipe était très faible. Je pense au contraire que l'on s'entend plutôt très bien. Mais cette cohésion, on doit maintenant la retranscrire sur le terrain." Les supporters, les coachs et les dirigeants n'en demandent pas moins.