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Vendredi 13 : les superstitions et les petits rituels des basketteurs normands

Par Olivier Duc, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) vendredi 13 janvier 2017 à 12:16

Garder les mêmes habits, porter le même numéro... les basketteurs ont leurs superstitions pour se rassurer sur le parquet
Garder les mêmes habits, porter le même numéro... les basketteurs ont leurs superstitions pour se rassurer sur le parquet © Radio France - Olivier Duc

Ce vendredi est le premier des deux vendredi 13 de l'année 2017. L'occasion est rêvée d'évoquer les superstitions et les petits rituels des joueurs de basket du CBC et de Mondeville avant de rentrer sur le parquet. Les plus superstitieux ont recourt à leur coach mental pour s'en débarasser.

Le basket a beau être un sport statistique et rationnel, cela n'empêche pas les joueurs et les joueuses d'avoir parfois leur petits rituels afin de se rassurer ou d'éviter le mauvais oeil.

A en croire Thomas Cornely, tous les joueurs du CBC ont leurs petites manies pour se conjurer des blessures ou d'un mauvais match. Et le meneur de jeu caennais n'est pas le dernier à y avoir recours.

"Souvent je remets les mêmes affaires mais je les lave (rire)" Thomas Cornely

"Souvent je remets les mêmes affaires mais je les lave, précise en riant Thomas Cornely. Quand j'ai fait un bon match, j'aime bien remettre les mêmes chaussettes, les mêmes dessous, les mêmes débardeurs ; Quand j'ai des boucles d'oreilles, elles sont toujours dans ma chaussure gauche par exemple mais il y'en a c'est pire."

Thomas Cornely vise son partenaire Ludovic Chelle. L'arrière du Caen Basket Calvados reconnaît se signer avant d'entrer sur le parquet ou d'en sortir parce qu'il est croyant. Il a également coutume d'appeler son père chaque jour de match à 18h précise.

Ludovic Chelle appelle son père à 18h chaque jour de match

"Une fois où je devais avoir un peu plus de pression que d'habitude, j'ai appelé mon père. Il a trouvé les mots qui m'ont permis d'entrer dans ce match avec moins de pression et maintenant c'est devenu une habitude." Et quand son père n'est pas joignable, il appelle dans ce cas là sa mère.

"Je très suis superstitieuse. J'ai travaillé là-dessus à Montpellier avec un préparateur mental." Lisa Berkani

La meneuse de Mondeville, Lisa Berkani, avoue avoir eu recours longtemps à plein de manies et de rituels. "Je suis très superstitieuse. J'ai travaillé là-dessus à Montpellier avec un préparateur mental. Là, ça va un peu mieux (rire). Par exemple il faut toujours que je marque une fois à gauche et une fois à droite avant de commencer le match, que je mette les mêmes vêtements, que je prenne toujours le même ballon au niveau des numéros..." et la liste est longue.

Hervé Coudray, reconnaît avoir eu quelques rituels notamment dans le choix des chemises sur le banc. Le coach caennais estime que les Basketteurs ne sont pas plus superstitieux que n'importe quels autres sportifs de haut niveau.

"Des joueurs ont joué toute leur carrière avec un même numéro de maillot pour se rassurer simplement." Hervé Coudray

"Le sportif de haut niveau doit toujours être au meilleur niveau mais ce sont des humains et dans certains moments il y a des coups de moins bien ou des périodes de doutes et la superstition va dans le sens justement d'essayer de limiter le plus possible ces doutes en se rassurant avec par exemple un numéro de maillot. Des joueurs ont joué toute leur carrière avec un même numéro de maillot pour se rassurer simplement."

"Quand je serai plus vieux, j'écrirai un livre sur mes mémoires de Bamako parce que j'ai découvert des choses que je n'imaginais pas" Hervé Coudray

Mais ces petits rituels ne sont rien comparés à ce qu'Hervé Coudray a pu vivre quand il était sélectionneur de l'équipe féminine du Mali. "Dans le vestiaire, il fallait qu'on s'enduise, joueuses et staff, d'un produit très désagréable à sentir. Une fois nous sommes arrivés devant notre vestiaire. Il y avait de l'eau par terre, les joueuses ont refusé de rentrer dans le vestiaire parce que c'était de l'eau ensorcelée que nous avait jeté l'adversaire... quand je serai plus vieux, j'écrirai un livre sur mes mémoires de Bamako parce que j'ai découvert des choses que je n'imaginais pas."