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Basket – Handball – Volley

Ludovic Fabregas rêve d'un nouveau sacre mondial avec l'équipe de France de handball

jeudi 10 janvier 2019 à 15:52 Par Cyrille Manière, France Bleu Roussillon

Le handballeur originaire de Banyuls-sur-mer et qui joue désormais à Barcelone est un des joueurs majeurs de l'équipe de France. Déjà champion du monde en 2017, il espère conserver ce titre lors de la quinzaine en Allemagne et Danemark.

Ludovic Fabregas vise un deuxième sacre mondial avec l'équipe de France
Ludovic Fabregas vise un deuxième sacre mondial avec l'équipe de France © Maxppp - Christophe Petit

Perpignan, France

À 22 ans, Ludovic Fabregas fait déjà office de joueur clef dans cette équipe de France de handball. Lors de ce championnat du monde en Allemagne et au Danemark, il va dépasser les quarante sélections en bleu. Déjà champion du monde à Paris en 2017, il rêve désormais du doublé et d'une revanche après son absence aux derniers championnats d'Europe et la finale olympique perdue en 2016. Depuis quatre mois au Barça, Ludovic Fabregas a aussi mûri et évolué.

France Bleu Roussillon : Quand on joue en équipe de France de handball, est-ce que l'objectif naturel est une victoire quand on aborde une compétition mondiale ?

Ludovic Fabregas : Bien évidemment l'objectif est de remporter une nouvelle étoile. C'est toujours une volonté de gagner même si, à l'inverse de 2017, on ne sera pas chez nous. On va affronter de belles nations et en Allemagne, c'est toujours compliqué. Il faut qu'on soit le plus performant possible dès le premier match.

La formule a en plus changé. On va faire un croisement entre les poules, tout en conservant les points et seulement deux équipes continueront ensuite. Ça rend la tâche encore plus compliquée et en plus de ça ce ne sont que des adversaires de très haut niveau, comme l'Allemagne, le Brésil et la Russie, on va aussi avoir des matches pièges contre la Corée et la Serbie. On peut ensuite tomber sur l'Espagne, la Macédoine et l'Islande, ce ne sont donc pas des matchs simples.

FBR : On sait depuis octobre que Nikola Karabatic ne sera pas là, est-ce que le groupe a dû se réorganiser ?

LF : Oui, c'est vrai que ça change un peu la donne. C'est un joueur majeur qui ne sera pas là. Chacun devra donner un peu plus, mais aussi parler un peu plus, car Niko occupe une grande place sur le terrain, mais aussi en dehors. À nous de prendre les choses en mains. Ça va nous permettre aussi de prendre un peu plus de leadership en son absence. On verra bien si on est capable de gagner sans lui, car visiblement, c'est la plus grosse interrogation des médias. Maintenant, on a des joueurs de qualité avec de l'expérience, on joue tous dans des grands clubs, on a l'habitude de ces grandes compétitions. 

FBR : Et justement, vous personnellement, malgré vos 22 ans, devez-vous prendre un rôle un peu plus central et une position de cadre dans cette équipe ?

LF : Peut-être pas encore un rôle de cadre. J'avais joué un rôle lors du dernier mondial, mais j'ai manqué le dernier championnat d'Europe. Je pense avoir pris de l'expérience avec mon ancien club de Montpellier et avec mon nouveau club Barcelone. Je pense avoir grandi et je vais voir si je suis capable d'avancer et d'aller encore plus loin et prendre par moment ce rôle de leader surtout dans le domaine défensif dans lequel je suis plus en confiance. Ça fait partie de l'évolution d'un joueur et si je peux le faire sur cette compétition à 22 ans ce sera super, mais ce n'est pas une pression supplémentaire, juste une volonté d'avancer.

FBR : Et personnellement y'a-t-il aussi la volonté de faire encore mieux après avoir manqué le championnat d'Europe en 2018 (Ndlr : il était blessé) ?

LF : Oui, c'est vrai, il y a une grosse motivation en plus. J'avais vraiment envie de faire ce championnat d'Europe pour voir si j'avais vraiment progressé un an après les mondiaux. Cette fois, ce sera l'occasion, j'espère. J'ai vraiment ça en tête en tout cas, je veux être performant dès le début. Physiquement, je me sens vraiment très bien, j'ai fait une bonne préparation cet été et une bonne première partie de saison avec Barcelone. J'ai beaucoup d'envie et de motivation, c'est le cas de toute l'équipe de France.

FBR : Depuis cette saison, vous jouez à Barcelone, avez-vous évolué et mûri dans votre jeu ?

LF : Oui, je pense qu'il y a des choses qui ont changé. J'ai appris de nouvelles choses sur le plan défensif, car en Espagne le jeu est encore plus tactique et technique et moins sur le rapport de force. C'est une corde de plus à mon arc et je pense que c'est bénéfique pour moi.

C'est une nouvelle vision qui se rajoute à ce que j'ai pu connaître à Montpellier. Ça me permet d'avoir une vision plus élargie avec différentes options qui peuvent être prises selon les rencontres.

FBR : A Barcelone, est-ce que tout se passe donc comme l'espériez ?

LF : Oui, clairement. J'ai été très bien accueilli par les dirigeants et les joueurs. J'ai été très content de tout ça, car ça aurait pu être compliqué dans un club de très haut niveau comme celui-là, avec beaucoup d'attentes et d'exigences. Tout le monde fait tout pour le club et l'équipe. J'ai vite été rassuré et je me sens très bien à Barcelone.

FBR : Pour vous personnellement ça signifiait beaucoup de jouer à Barcelone, avez-vous eu le temps de prendre des cours de catalan comme vous désiriez le faire ?

LF : Je n'ai pas pu commencer encore, mais je vais le faire en février. Chaque chose en son temps, il fallait que je me concentre pleinement sur le début de saison. Mais comme tout se passe bien, je vais pouvoir commencer en février et ce serait encore mieux de s'y mettre avec une médaille ou encore mieux, un titre mondial.

FBR : Une dernière question plus personnelle, comment le supporter de l'USAP que vous êtes vit-il cette saison compliquée en Top 14 ?

LF : Je suis toujours ça de près. Je ne peux pas trop aller dans les stades, mais j'ai assisté à la rencontre de l'USAP au Racing grâce à mon ami Enzo Selponi. C'est compliqué pour eux. Ils ne ferment pas le jeu, ils rivalisent en mêlée, mais après défensivement ça pêche. Ils ont la volonté de ne pas lâcher et d'y croire jusqu'au bout. On ne sait jamais. Oyonnax la saison dernière avait réussi à accrocher une treizième place. Rien n'est impossible. Je crois en eux et s'ils sont capables de remonter, l'histoire sera encore plus belle.

  • L'équipe de France de handball joue son premier match ce vendredi à 20h30 contre le Brésil.