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Basket - Handball - Volley

Manon Houette : "Cette blessure va me permettre de voir un peu autre chose"

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Par , France Bleu Maine

Touchée au genou le 12 janvier lors d'un match avec son équipe du Metz handball, la Sarthoise sera opérée jeudi et ne rejouera pas avant six mois. Une blessure qui va priver l'ailière internationale des Jeux olympiques, cet été à Tokyo. Mais qu'elle voit aussi comme un break bénéfique.

Manon Houette tire un pénalty pour l'équipe de France de handball lors de la Golden League
Manon Houette tire un pénalty pour l'équipe de France de handball lors de la Golden League © Radio France - Antoine Balandra

C'est un gros coup dur pour Manon Houette. Le 12 janvier dernier, lors d'un match de ligue féminine de handball, l'ailière sarthoise du Metz handball et de l'équipe de France s'est grièvement blessé au genou droit. Verdict : rupture du ligament croisé antérieur. Et saison terminée pour la joueuse internationale de 27 ans, qui va aussi devoir faire une croix sur les Jeux Olympiques. Comment vit-elle cette situation ? Quand reviendra-t-elle ? Nous l'avons appelée pour faire le point.

Ecoutez notre interview complète avec Manon Houette

Manon Houette, que s'est-il passé lors de ce match ?

C'est toujours difficile de connaître l'origine d'une blessure grave mais c'est rarement anodin. Surtout sur une action comme ça : je courrais, j'ai simplement voulu mettre un appui de côté et la jambe s'est dérobée. Depuis quelques mois, je ressentais pas mal de fatigue, j'avais des douleurs aux deux genoux, aux deux tendons d'Achille... Donc ça pourrait venir d'une certaine accumulation.

C'est votre première blessure grave depuis longtemps ?

Oui, dix ans ! J'avais déjà eu une opération des croisés quand j'étais au pôle de Segré et au Mans (CS Cheminots). Mais à cette époque-là, je m'étais fait opérer deux mois après la blessure, notamment parce qu'il fallait que je passe le Bac ! Aujourd'hui, je n'ai plus du tout le même statut. Je suis dans un accompagnement total de la part de mon club et de l'équipe de France. Donc tout va s'enchaîner très vite. Je me fais opérer jeudi par un chirurgien qui est au troisième étage d'un bâtiment, avec notre médecin au deuxième et nos kinés au rez-de-chaussée. C'est idéal.

Mentalement, comment on se prépare à couper pendant six mois avec le sport, l'entraînement, la compétition ?

Ça va me permettre de voir un peu autre chose. Parce que ça fait dix ans que je m'entraîne tous les jours, que j'ai des enjeux à préparer tout le temps, tout le temps... Donc le côté positif là-dedans, c'est de pouvoir vivre un peu autrement. Je vais pouvoir passer du temps avec ma famille, faire une partie de ma rééducation avec mon copain, avec qui je vis à distance depuis trois ans. Et puis j'ai créé une entreprise ici à Metz, une auberge de jeunesse en centre-ville, donc je vais pouvoir y passer du temps. C'est l'occasion d'essayer de m'épanouir dans autre chose et de ne pas penser qu'au handball... Sinon ça me rendra effectivement un peu triste.

La perspective de louper les Jeux olympiques, cet été, avec l'équipe de France, c'est une grosse déception ?

Oui parce que les enjeux de club, ça revient tous les ans. Les JO, c'est particulier... Pour l'instant, je crois ne pas trop réaliser parce que ça reste loin et puis, dans tous les cas, la sélection aurait été rude. Mais quand ça va se rapprocher, j'aurai peut-être un peu plus les boules en me rendant compte que ça va pas le faire. Mais bon, c'est comme ça. Au niveau délai, ça paraît de toute façon quasiment impossible sachant qu'en plus des croisés, j'ai les deux ménisques à soigner, j'ai un muscle qui s'est désinséré, donc j'ai pas mal de choses à régler. Je n'ai pas envie de me presser et de revenir encore un peu bancale. Non, j'ai envie de tout guérir. Des jeux, j'en ai déjà faits et j'aurai peut-être l'opportunité d'en refaire.

Quand vous reverra-t-on sur un terrain de handball ?

Après deux-trois jours d'hôpital, j'aurai trois semaines de kiné journalière à Metz. Après, je vais poursuivre la rééducation auprès de mes proches.  Fin février, j'aurai a priori retrouver toute mon autonomie, c'est à dire que je pourrai marcher normalement, conduire, etc. Et puis après je ne sais pas encore exactement. Il y aura une grosse phase de ré-athlétisation et l'objectif c'est de faire une reprise progressive pendant la préparation en juillet-août, afin d'être prête en septembre, pour la saison prochaine. Parce que l'enjeu, c'est quand même de revenir. Et de revenir fort.  

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